•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une ferveur qui gagne la planète

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy

Photo : AFP / Philippe Wojazer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux chefs d'État et de gouvernement saluent le nouveau président américain, disant croire qu'il représente le début d'une ère nouvelle.

L'investiture de Barack Obama a été suivie dans le monde entier et plusieurs leaders internationaux ont tenu à saluer le nouveau président des États-Unis.

Tout d'abord en Europe, le premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré que l'investiture d'Obama marquait « un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde ».

Le président français Nicolas Sarkozy a souligné que l'arrivée au pouvoir de Barack Obama suscitait de très grands espoirs de changement dans le monde entier. « On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui! » a-t-il déclaré, avant de promettre la totale coopération de la France pour « relever ensemble les immenses défis » du monde.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a souligné ce jour « spécial non seulement pour les États-Unis, mais pour des milliards de personnes dans le monde » et s'est réjouie qu'un Noir devienne président des États-Unis. Elle a ensuite dit souhaiter une coopération avec les États-Unis marquée « par une écoute réciproque », estimant « qu'un pays ne peut résoudre seul les problèmes du monde ».

Pour sa part, le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a déclaré que l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche « suscitait beaucoup d'espoir ».

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a abondé dans le même sens et a invité le président américain à « affronter ensemble les défis actuels: la crise financière et la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan ».

Notons que, même si elles ont largement applaudi la prise de pouvoir par Barack Obama, les grandes capitales européennes ont néanmoins déclaré vouloir toujours jouer un rôle important sur la scène diplomatique.

Au Vatican, le pape Benoît XVI a souhaité que Barack Obama devienne « le promoteur de la paix et de la coopération entre les nations ».

Barack Obama et sa femme MichelleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama et sa femme Michelle

Photo : AFP / David McNew

Attendre avant de juger

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a été un peu plus réservé, affirmant être « profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs ». Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a précisé que la Russie était prête à collaborer avec le nouveau président.

En Iran, le chef de la diplomatie, Manouchehr Mottaki, a affirmé que Téhéran attendrait « les actions politiques » du nouveau président pour porter un jugement sur ses intentions à l'égard de l'Iran.

Au Venezuela, le président Hugo Chavez, ennemi de l'administration Bush, a affirmé que la révolution au pays « se poursuivra quel que soit le président des États-Unis et sa politique étrangère ». Il a toutefois dit souhaiter que l'arrivée de Barack Obama marque un « changement dans les relations entre les États-Unis et les pays du Tiers-Monde [...] mais personne ne devrait se faire d'illusion ».

M. Chavez s'est par ailleurs réjoui du départ de George W. Bush, qu'il avait déjà qualifié de « diable ».

À Cuba, le chef du gouvernement, Ricarco Alarcon, a dit avoir trouvé « très intéressant » le discours d'investiture de Barack Obama. « Il est un grand orateur, c'était très bien fait et très bien dit. Il faut le lire avec intérêt », a-t-il déclaré. M. Alarcon a cependant affirmé être sceptique sur un possible changement de la politique américaine sous Obama. Selon lui, les attentes des États-Unis et du monde entier envers le nouveau président pourraient être trop élevées.

Proche-Orient et Afrique

Ehoud OlmertAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ehoud Olmert

Photo : AFP / MENAHEM KAHANA

En Israël, le premier ministre Ehoud Olmert a dit être certain que, sous la présidence de Barack Obama, les États-Unis et Israël seraient « des partenaires à part entière pour promouvoir la paix et la stabilité au Proche-Orient ».

Le premier ministre palestinien Salam Fayyad a souhaité bonne chance à Barack Obama et a dit espérer que son administration s'engage activement pour trouver une issue à la crise.

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé que le nouveau président des États-Unis devait changer la politique étrangère américaine et qu'il devait donner son appui au peuple palestinien.

Le secrétaire général de l'ONU a pour sa part dit espérer que les États-Unis allaient faire tous les efforts nécessaires pour apporter la paix et la sécurité dans la région.

Au Maroc, le roi Mohammed VI a affimé souhaiter que le nouveau président américain oeuvre à un règlement du conflit au Proche-Orient qui mette fin au « drame du peuple palestinien ». Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali s'est de son côté dit « convaincu » que M. Obama ne ménagerait « aucun effort » pour apporter la paix dans la région.

La cérémonie d'assermentation de Barack Obama a aussi été suivie de près en Afrique noire, où un élan d'enthousiasme s'est fait sentir. Plus de 3000 personnes se sont réunies dans le modeste village natal du père défunt de Barack Obama au Kenya. Elles ont célébré en chantant et en dansant.

Irak et Afghanistan

En Irak, le gouvernement a accueilli favorablement la promesse de Barack Obama de retirer les troupes américaines du pays. Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a cependant invité le nouveau président à le faire de façon responsable. Selon un accord entre Washington et Bagdad, toutes les forces américaines doivent avoir quitté l'Irak à la fin 2011.

Sur le terrain, plusieurs soldats américains ont été très émus de l'assermentation de Barack Obama, qui était diffusée sur des écrans géants au camp Liberty, près de Bagdad. « En tant que premier président afro-américain, il a un costume très large à endosser. La population attend de grands changements », a notamment dit le commandant Keith Chinn, un Américain d'origine asiatique.

« Avec cette élection, les limites ont volé en éclats et je suis très fier de voir mes enfants grandir dans ce grand pays », a pour sa part déclaré le sergent Shawn Bruce.

En Afghanistan, les soldats américains ont salué l'entrée en fonction de Barack Obama. Ils ont eux aussi pu suivre la cérémonie d'investiture en direct sur des écrans géants dans leurs bases. « C'est un moment de fierté pour nous [...] C'est notre nouveau commandant en chef et nous le servirons avec honneur », a déclaré le général Steven Huber.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et BBC

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.