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Bush en état de grâce

George W. Bush à la Maison-Blanche le 18 janvier 2009

George W. Bush (archive)

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Haraz N. Ghanbari

Radio-Canada

Le président sortant George W. Bush commue les peines de deux gardes-frontières condamnés à plus de 10 ans de prison.

George W. Bush a profité de ses dernières heures à la présidence pour écourter les peines de prison de deux gardes-frontières.

Le président sortant a commué les peines de Jose Alonso Compean et d'Ignacio Ramos condamnés, en novembre 2008, à respectivement 12 ans et 11 ans de prison. Les gardes-frontières avaient ouvert le feu, en février 2005, sur un homme qui avait pris la fuite après son interpellation à la frontière entre le Texas et le Mexique.

L'accusation leur reprochait d'avoir tiré sur Osvaldo Aldrete Davila alors qu'il n'était pas armé et que les gardes-frontières ne savaient pas qu'il transportait plus de 300 kilos de marijuana dans son véhicule. Les deux fonctionnaires ont été limogés après avoir été reconnus coupables de plusieurs chefs d'accusation: agression avec une arme dangereuse ayant entraîné une blessure grave, violation des droits civiques et obstruction à la justice.

La peine de prison des deux gardes-frontières expirera désormais le 20 mars prochain.

Leur mise en cause avait soulevé une controverse d'autant plus vive qu'elle a coïncidé avec le grand projet de M. Bush, finalement avorté, de réformer les lois sur l'immigration.

M. Bush a encore jusqu'à mardi midi, heure de l'investiture de Barack Obama, pour exercer son droit de grâce. Selon ses conseillers, aucun nouveau geste de clémence du président sortant n'est prévu.

Si ces commutations de peines sont bien les dernières de M. Bush, le 43e président se sera gardé, à la différence de son prédécesseur Bill Clinton, de susciter une controverse de dernière minute. M. Clinton avait causé beaucoup de bruit en graciant 140 personnes le dernier jour de sa présidence.

M. Bush aurait pu se servir de son droit de grâce au profit de l'ancien bras droit du vice-président Dick Cheney, Lewis « Scooter » Libby. La justice américaine l'avait condamné, en juin 2007, dans une affaire touchant à la justification de la guerre en Irak.

Le président Bush l'a partiellement gracié en juillet 2007, ce qui avait soulevé de nombreuses critiques. M. Bush aura finalement fait un usage très modéré de sa prérogative présidentielle, prononçant 190 grâces et 11 commutations.

Au moment où l'Obamanie atteint son comble, George Bush a, de son côté, fait ses adieux par téléphone à une foule de dirigeants étrangers. Il a notamment parlé à ses homologues italien, russe, britannique, japonais, français, allemand et israélien. Selon le porte-parole de George Bush, les interlocuteurs du président l'ont remercié pour son travail, son esprit de coopération et son amitié.

Qui est le plus clément?

Jimmy Carter avait exercé à 566 reprises son droit de clémence, Ronald Reagan 406, et Bill Clinton 459. Le record appartient toujours à Harry Truman avec 2031.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne