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Investiture sous haute surveillance

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Centre-ville bouclé, des milliers de policiers et de soldats déployés, une surveillance aérienne, des caméras: le dispositif de sécurité entourant la cérémonie d'investiture de Barack Obama sera l'un des plus imposants de l'histoire. Par ailleurs, un homme est arrêté pour avoir menacé d'assassiner le futur président.

Comme on pouvait l'imaginer, les mesures de sécurité entourant la cérémonie d'investiture de Barack Obama seront nombreuses et strictes.

Selon les dernières estimations, environ 2 millions de personnes sont attendues dans la ville de Washington qui, dans sa région métropolitaine, compte quelque 600 000 habitants. Seulement 240 000 personnes assisteront à la cérémonie d'investiture sur le site aménagé devant le Capitole, tandis qu'un peu moins de 30 000 privilégiés seront assis sur le terrain du Capitole même.

Une vingtaine d'écrans géants permettront aux autres de regarder le tout aux abords du National Mall, où l'accès sera gratuit.

Le comité d'accueil sécuritaire pour tous ces gens est pour le moins impressionnant: 10 000 soldats de la Garde nationale, 8000 policiers du District de Columbia et d'autres provenant du reste du pays, 1000 agents de la police des parcs américains et 550 policiers du métro de Washington. Le tout sous la supervision du Secret Service, dont le rôle est la protection des personnalités publiques.

Les ponts de la capitale américaine, en plus d'une zone de neuf kilomètres carrés au centre-ville, seront complètement fermés. Des tireurs d'élite, des chiens renifleurs d'explosifs et des patrouilles aériennes seront aussi mis à contribution, et une paire d'yeux scrutera chacune des 5200 caméras de surveillance de la ville.

Préparation de la scène pour l'investiture de Barack Obama au Capitole à WashingtonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : AFP / Mark Wilson/Getty Images North America

Les interdictions sont nombreuses et varient selon l'endroit où l'on se trouve. Près du National Mall, l'alcool, les bouteilles de verre et les tentes seront interdits.

Le long du parcours de la parade présidentielle, on ne pourra amener de vélos, de chaises, de sacs à dos, de bombes aérosol, de canettes et de bouteilles isothermes. Un détail important, pour ceux qui auraient aimé emporter du café en cette journée où la température devrait rester autour du point de congélation.

Près du Capitole, les parapluies et les pancartes « Yes we did », en référence au slogan de la campagne présidentielle, seront interdits, en plus évidemment des armes et des gaz lacrymogènes. Même les poussettes pour bébé seront proscrites dans ce secteur.

Jamais sans mon Blackberry

Le président Obama a confié au réseau CNN, vendredi, qu'il avait un plan pour ne pas avoir à se priver de son ordinateur de poche lorsqu'il entrera dans le Bureau ovale. Il affirme vouloir rester en contact avec les « vrais Américains », recevoir leurs réactions à ses politiques et éviter de s'enfermer dans la bulle présidentielle.

Depuis le scandale du Watergate, la loi du Presidential Records Act a fait en sorte que toute correspondance papier ou électronique du président était archivée et publique. Ces correspondances sont accessibles 12 ans plus tard, en théorie.

De plus, les services de sécurité s'opposent à l'utilisation d'ordinateurs portatifs par le président en raison des risques de piratage informatique.

Menace d'assassinat: un homme est arrêté

Par ailleurs, le procureur de l'État du Mississippi a annoncé vendredi qu'un homme avait été arrêté à Brookhaven pour avoir menacé d'assassiner Barack Obama lors de son investiture.

« J'ai décidé que j'assassinerai Barack Obama. Cela n'a rien de personnel, mais je sais que je dois le faire pour le bien du pays », a écrit l'individu lors d'une discussion en ligne. L'homme affirme qu'il veut aussi protéger le peuple américain contre les « juifs parasites » qui auraient, selon lui, machiné en vue des attentats du 11 septembre 2001.

Le procureur a affirmé que les menaces en ligne étaient tout aussi criminelles que les menaces verbales. S'il est reconnu coupable, l'individu est passible d'une peine de 5 ans de prison et de 250 000 $ d'amende.

Fin octobre, deux jeunes néonazis avaient été arrêtés pour avoir comploté en vue d'assassiner Barack Obama et de tuer une centaine de personnes de race noire. (Lire un article à ce sujet)

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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