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Baisse de la demande en perspective

Essence
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la suite de l'OPEP, l'Agence internationale de l'énergie prédit une baisse de la demande mondiale de 0,2 % en 2009 en raison « d'une économie mondiale déprimée ».

La demande mondiale en pétrole baissera d'environ un million de barils par jour cette année, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'AIE confirme ainsi les prévisions du dernier rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

L'OPEP, basée à Vienne, a annoncé jeudi qu'elle s'attend à une baisse de la demande de brut plus importante que prévu. L'Organisation prévoit une diminution de 0,2 % en 2009 à cause « d'une économie mondiale déprimée ».

Le ralentissement économique s'installe et va modifier les habitudes de consommation, entraînant une baisse de la demande, explique l'AIE. Lors de son précédent rapport, le 11 décembre dernier, l'AIE prévoyait une baisse de la demande en 2008 - une première depuis 1983 - mais une remontée en 2009.

Pour l'ensemble de l'année en cours, l'AIE a revu sa prévision à la baisse de 940 000 barils par jour. La demande mondiale passerait à 85,3 millions de barils pour 2009. C'est 500 000 barils par jour de moins qu'en 2008.

En 2008 déjà, la demande avait chuté de 0,3 % par rapport à 2007.

Que la demande de pétrole baisse deux années de suite serait une première depuis le début des années 1980.

David Fyfe, analyste en chef de l'AIE

Ces révisions sont la conséquence « de la division par deux des prévisions de croissance (mondiale), à présent attendue à 1,2 % » pour cette année, explique l'AIE.

David Fyfe note que 50 % de la baisse de la demande prévue cette année provient pour moitié des pays industrialisés, pour moitié des pays émergents.

La Chine représente à elle seule 30 % de la révision à la baisse, « alors qu'elle bondissait de 4 %, 5 % voire 6 % par an ces dernières années », souligne l'analyste.

Il précise que « la demande chinoise, actuellement à 8 millions de barils par jour, ne devrait augmenter que de 100 000 barils par jour cette année ».

David Fyfe ajoute que, si on ne peut encore juger de l'impact de cette baisse entrée en vigueur le 1er janvier, les premiers signes montrent que certains membres de l'OPEP resserrent leur production de façon importante.

L'Arabie saoudite, premier producteur mondial, a coupé la sienne de près d'un demi-million de barils par jour en décembre. Selon lui, elle devrait en faire autant en janvier.

Les 12 pays membres de l'organisation, qui fournissent plus de 40 % de la production mondiale, tentent d'infléchir la chute des prix du brut. Le baril a perdu plus de 100 $ depuis son record historique de la mi-juillet, à 147,50 $.

L'OPEP cherche à « faire diminuer les stocks de brut » des pays industrialisés membres de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), remarque M. Fyfe.

Avec les informations de Agence France-Presse

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