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La dynastie 1955-1960 du Canadien

Radio-Canada

Maurice Richard, Jean Béliveau, Jacques Plante, Doug Harvey... Les légendes étaient légion chez le Canadien des années 1950, et les cinq conquêtes d'affilée en témoignent.

La dynastie 1955-1960 du Canadien, un document des Archives

L'éveil d'un peuple

Le 13 mars 1955, le Canadien affronte les Bruins à Boston dans un match très intense. En troisième période, le joueur des Bruins Hal Laycoe atteint Maurice Richard à la tête avec son bâton. En voulant empêcher Richard de répliquer, le juge de ligne reçoit un violent coup au visage.

Pour ce geste, Maurice Richard est suspendu pour les trois derniers matchs de la saison et pour toutes les séries éliminatoires.

En guise de protestation, des milliers de partisans du CH se rassemblent devant le Forum de Montréal le 17 mars 1955 à l'occasion de la visite des Red Wings de Detroit. Le président de la LNH de l'époque, Clarence Campbell, décide d'assister au match et les amateurs y voient une insulte.

La suspension a vite pris l'allure d'un geste racial et la manifestation a tourné à l'émeute. Dans l'esprit des Québécois, Richard est devenu la victime et Campbell l'agresseur. Une bombe lacrymogène explose sur la glace et les manifestants saccagent plusieurs vitrines des commerçants des environs du Forum.

Pour plusieurs commentateurs, cette émeute est le point de départ de la Révolution tranquille. Maurice Richard était plus qu'une idole du sport, il sera dorénavant considéré comme un symbole pour tout un peuple.

En 1954-1955, le Canadien perdra en finale de la Coupe Stanley contre les Red Wings. Mené par le Rocket, le CH gagnera la Coupe les cinq années suivantes.

Les autres équipes

Jacques PlanteJacques Plante Photo : PC / Archives

Depuis la saison 1942-1943, la LNH ne compte que six équipes: les Bruins de Boston, les Blackhawks de Chicago, les Red Wings de Detroit, le Canadien de Montréal, les Rangers de New York et les Maple Leafs de Toronto.

Les joueurs

Maurice Richard, capitaine de 1956 à 1960:

Le CH de la fin des années 50 était mené par nul autre que Maurice « Rocket » Richard.

Premier joueur à marquer 50 buts en 50 matchs, travailleur infatigable et avant tout idole d'un peuple entier, le capitaine Richard a porté le Tricolore vers la marque de 5 titres en 5 ans.

À l'issue de la saison 1959-1960, le numéro 9 annoncera sa retraite. Ses trois dernières saisons avaient été marquées par des blessures.

Jean Béliveau

Arrivé avec le CH en 1953-1954, le « Gros Bill » prendra la relève de Maurice Richard comme meneur naturel de l'équipe. En 1958-1959, Béliveau connaîtra sa meilleure saison avec 45 buts et 46 aides en seulement 64 matchs.

Jean Béliveau jouera aux côtés de Bernard Geoffrion pendant les cinq années de la domination montréalaise de 1956 à 1960. D'ailleurs, Béliveau terminera parmi les trois premiers marqueurs de la ligue tous les ans de 1956 à 1960, à l'exception de 1958, année pendant laquelle il rate 15 matchs en raison de blessures.

Henri Richard

Il se joint au CH à l'automne 1955. Précédé par son illustre frère, le « Pocket Rocket » allait vite faire sa place avec la grande équipe. Le petit joueur de centre connaîtra sa meilleure saison en 1959-1960, amassant 30 buts et 43 passes.

Le numéro 16 jouera 20 saisons avec la Flanelle. Il détient le record du plus grand nombre de coupes Stanley avec 11.

Jacques Plante

Le célèbre gardien du CH a inspiré des générations de hockeyeurs. Il a popularisé le port du masque protecteur chez les gardiens. Ses prouesses sur la glace tiennent encore de la légende.

Il gardait le filet du CH pour les cinq conquêtes de la Coupe Stanley entre 1956 et 1960. Plante a gagné sept fois le trophée Vézina (meilleur gardien de la ligue) et a été reconnu joueur le plus utile à son équipe en 1962 (trophée Hart).

Doug Harvey

Harvey était un des rares défenseurs de l'époque à être reconnu comme passeur et marqueur. Il a remporté le trophée Norris remis au meilleur défenseur à sept reprises pendant sa carrière. En 1956-1957, il a inscrit 50 points (6 buts et 44 aides). Harvey a succédé à Maurice Richard comme capitaine du CH.

Bernard Geoffrion

L'inventeur du tir frappé a été le deuxième joueur de la LNH à marquer 50 buts en une saison (1960-1961). Il a remporté ses six coupes Stanley avec le Tricolore, dont les cinq consécutives. « Boom Boom » a toujours été reconnu comme le boute-en-train de la formation.

Dickie Moore

En 1958-1959, il a établi le record du nombre de points en saison avec 96. Il a gagné le trophée Art-Ross en 1958 et en 1959. Moore a gagné six coupes Stanley, toutes avec le Canadien, dont les cinq de suite à la fin de la décennie 50.

Hector « Toe » Blake

Membre de la célèbre « punch line » aux côtés de Maurice Richard et d'Elmer Lach, « Toe » Blake laissera aussi sa marque comme entraîneur du CH de 1955 à 1968. Durant son règne, l'équipe gagnera huit fois la Coupe Stanley. Entre 1956 et 1960, le Canadien terminera en tête du classement de la saison.

Les séries finales (adversaire, nombre de victoires)

  • 1955-1956: Red Wings de Detroit 4-1
  • 1956-1957: Bruins de Boston 4-1
  • 1957-1958: Bruins de Boston 4-2
  • 1958-1959: Maple Leafs de Toronto 4-1
  • 1959-1960: Maple Leafs de Toronto 4-0 (Le Canadien devient la première équipe depuis les Red Wings en 1951-1952 à ne pas perdre un seul match pendant les séries éliminatoires.)