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De l'importance de l'environnement

Action cancer du sein

Action cancer du sein de Montréal demande aux gouvernements d'étudier plus sérieusement les liens entre le cancer et l'environnement et d'interdire progressivement les substances jugées nocives.

Le cancer du sein continue de faire des ravages au pays. Chaque semaine, 430 Canadiennes apprennent qu'elles en sont atteintes.

Personne ne connaît vraiment les causes de cette maladie, mais Action cancer du sein de Montréal dévoile une étude sur un lien possible entre certains produits et ce type de cancer.

L'organisme demande aux gouvernements d'étudier plus sérieusement les liens entre le cancer et l'environnement, afin d'interdire progressivement les substances chimiques soupçonnées de causer le cancer.

Action cancer du sein a traduit et rendu public un rapport américain rendant compte des plus récentes recherches sur la relation entre l'environnement et le cancer. Le rapport cite les produits ayant une incidence sur le développement du cancer du sein.

Nancy Guberman, porte-parole d'Action cancer du sein, qui a survécu à ce cancer, explique que ces produits sont très répandus.

« Où est-ce qu'on trouve ces produits chimiques? Dans les crèmes que je mets sur mon corps, dans les aliments que je mange, dans les produits nettoyants que j'utilise pour laver la maison. [...] Moi je suis convaincu que c'est un mélange de tout ça », dit-elle.

On les trouve par exemple dans le bisphénol A, utilisé dans les plastiques et les scellants dentaires, les solvants organiques volatils utilisés dans les pièces d'ordinateurs, les rayons X, dont on ignore à partir de quelle quantité d'exposition ils deviennent cancérigènes, les hormones utilisées dans les contraceptifs oraux et dans l'hormonothérapie.

Selon le Dr Michael Pollack, professeur d'oncologie à l'Université McGill, il y a lieu de se pencher sur le problème. « C'est clair que pour avoir du succès dans la prévention, il faut absolument qu'on sache les causes », dit-il.

Plusieurs herbicides cancérigènes ont été interdits au Québec, mais il faut faire plus, dit Action cancer du sein de Montréal, même si cela contrevient à de puissants intérêts commerciaux.

« On est bombardé quotidiennement avec des milliers de produits chimiques et on a aucune idée de leur impact », ajoute Mme Guberman.

Comme les effets de ces produits se font souvent sentir à long terme, il est très difficile d'établir leur dangerosité.

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