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Une enquête est ouverte

Philippe Couillard
Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Le commissaire au lobbyisme du Québec se penchera sur des activités de lobbyisme menées auprès de l'ex-ministre de la Santé alors qu'il était en fonction et avant qu'il ne passe au privé.

Le passage au secteur privé de l'ancien ministre de la Santé du Québec Philippe Couillard entraîne de nouveaux rebondissements.

Le commissaire au lobbyisme du Québec, André C. Côté, a décidé d'enquêter sur des activités de lobbyisme menées auprès de M. Couillard alors qu'il était au gouvernement, avant son recrutement par la firme Persistence Capital Partners (PCP), un fonds d'investissement privé en santé. Il estime qu'il y a des raisons de croire qu'il y a eu manquement à la Loi sur le lobbyisme.

Après quatre mois de recherche, le commissaire vient de conclure que des lobbyistes non inscrits au registre officiel ont peut-être eu des communications d'influences auprès de M. Couillard quand il était ministre.

« À l'heure actuelle, nous avons des raisons suffisantes de croire qu'il y a eu des manquements a la Loi par des lobbyistes », dit Louise-Andrée Moisan, porte-parole du commissaire.

Philippe Couillard a démissionné le 25 juin dernier. Deux mois plus tard, il a été recruté par PCP. Tout juste avant sa démission, le Conseil des ministres avait adopté, à sa recommandation, deux modifications à des règlements favorisant les cliniques privées.

À l'Assemblée nationale, le Parti québécois a immédiatement soulevé les risques de conflits d'intérêts et réclamait une enquête du commissaire au lobbyisme. Le premier ministre Jean Charest a défendu son ancien ministre, estimant qu'il avait respecté le code d'éthique des élus.

Philippe Couillard a admis avoir rencontré ses futurs associés avant de quitter son poste de ministre de la Santé. Il a cependant affirmé avoir toujours agi en toute transparence et qu'il n'avait eu que des contacts « informels » et « d'ordre général » avec son nouvel employeur lorsqu'il était ministre.

Philippe Couillard et PCP n'ont pas rappelé Radio-Canada.

Lorsqu'il fait enquête, le commissaire peut assigner des témoins et effectuer des perquisitions. S'il y a bel et bien faute, des amendes pouvant aller jusqu'à 25 000 $ peuvent être imposées pour une première offense.