•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vouloir choisir son chef

Des manifestants

Les Algonquins de Lac-Barrière ont manifesté mercredi devant les bureaux du ministère des Affaires indiennes à Gatineau.

Les Algonquins de Lac-Barrière étaient une cinquantaine à manifester mercredi devant les bureaux du ministère des Affaires indiennes à Gatineau. Pour une nouvelle fois, ils demandent que le gouvernement fédéral se retire du processus de sélection de leur chef.

Les Algonquins dénoncent le fait que le 10 mars dernier, pour la troisième fois en 12 ans, le gouvernement fédéral s'est immiscé dans la gouvernance interne de Lac-Barrière. Le gouvernement a révoqué le chef et le conseil de bande et a plutôt mis en place un chef et un conseil qui sont rejetés par la majorité de la communauté.

Le Secrétariat de la nation algonquine, un conseil de bande regroupant trois communautés algonquines, dont celle de Lac-Barrière, reconnaît d'ailleurs toujours le chef Benjamin Nottaway et continue de travailler avec lui et son conseil.

Les Autochtones pourraient avoir gain de cause, puisque la Cour fédérale a décidé de revoir l'intervention du ministère des Affaires indiennes dans ce dossier.

En plus de revendiquer le choix de leur propre chef, les Algonquins désiraient aussi contester la récente incarcération de Benjamin Nottaway pour désobéissance civile. M. Nottaway a été arrêté alors qu'il participait aux barrages routiers sur la route 117 mis en place cet automne par les Autochtones.

Ces manifestations visaient à demander que le gouvernement du Canada mette en vigueur un accord trilatéral de développement durable et de cogestion des ressources conclu en 1991 entre les Autochtones de Lac-Barrière, Ottawa et Québec. Le Canada s'est retiré de cet accord en 2001.

Une autre manifestation des Algonquins de Lac-Barrière a eu lieu jeudi à Montréal, devant les bureaux du premier ministre Jean Charest.

Aucun thème sélectionné