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Les gros joueurs font des réserves

Vue aérienne du Sirius Star

Le Sirius Star peut transporter jusqu'à 2 millions de barils de pétrole brut dans ses soutes. (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les grands acteurs du marché pétrolier, qu'il s'agisse de spéculateurs, de pétrolières ou encore de gouvernements, profitent à l'heure actuelle des prix très bas de l'or noir pour engranger d'importantes réserves.

Il n'y a finalement pas que les automobilistes qui profitent des bas prix du pétrole pour faire le plein...

En effet, un nombre important de gros acteurs du secteur pétrolier profite depuis déjà quelques semaines de l'effondrement des cours pétroliers pour mettre de côté des dizaines de millions de barils de brut.

Les gouvernements américain et chinois, notamment, ont décidé de faire des achats massifs de pétrole pour accroître leurs réserves stratégiques et, ainsi, se mettre un peu à l'abri d'une soudaine rupture des approvisionnements.

Washington va donc acheter au cours du printemps quelque 12 millions de barils supplémentaires afin de porter ses réserves à près de 730 millions de barils, soit l'équivalent de 70 jours d'importations de pétrole.

Pékin, pour sa part, a récemment commencé à faire de même, avec comme objectif une réserve stratégique de 75 millions de barils pour 2010. Selon le journal en ligne français E24, le remplissage des réservoirs serait d'ailleurs déjà effectué aux deux tiers.

Des millions de barils stockés en mer

Des spéculateurs et des compagnies pétrolières, eux, se servent actuellement de pétroliers pour stocker en pleine mer des dizaines de millions de barils de brut.

C'est le Financial Times qui, en décembre dernier, faisait la lumière sur ce singulier procédé en affirmant que plus de 25 superpétroliers, pouvant chacun contenir 2 millions de barils de pétrole dans leurs réservoirs, avaient été affrétés pour servir de réserves flottantes.

Mercredi, le quotidien économique Bloomberg affirme que cette étrange flotte va bientôt être rejointe par 10 autres pétroliers, ce qui pourrait porter la quantité de pétrole conservé en mer à plus de 70 millions de barils.

Pour les spéculateurs, il s'agit tout simplement d'acheter dès maintenant du pétrole à bas prix pour le revendre d'ici quelques mois, une fois que les cours auront repris de la vigueur. Le coût du stockage en mer - il en coûte environ 1,6 million de dollars américains par mois pour louer un pétrolier - est nettement inférieur aux bénéfices prévus.

Et pour les grandes compagnies pétrolières comme BP et Royal Dutch Shell, le but du stockage en mer doit plutôt être vu comme une tentative pour absorber une partie de l'excès d'offre sur le marché. Ainsi, les pétrolières espèrent influencer à la hausse les cours en créant de toutes pièces une certaine rareté.

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