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50 ans et une révolution

50e révolution cubaine

Photo : La Presse canadienne / Javier Galeano

Radio-Canada

Les Cubains célèbrent la révolution sans Fidel, sans faste et sans enthousiasme. Le président Raul Castro appelle ses compatriotes à résister contre l'« ennemi » américain.

Le 1er janvier 1959, une caravane de révolutionnaires dirigée par Fidel Castro entrait triomphalement dans La Havane. Celui que l'on surnomme le leader maximo écrivait une nouvelle page de l'histoire de l'île, jusqu'alors dirigée par Fulgencio Batista, un dictateur soutenu par les États-Unis.

Batista fuit cette même nuit du Nouvel An 1959, et commence alors une saga tumultueuse entre Fidel Castro et le continent.

Les États-Unis rompent les liens diplomatiques en 1961 après la nationalisation des biens américains. Ils instaureront un embargo en 1962, qui forcera une alliance économique avec l'Union soviétique d'alors.

Cette union, le président soviétique Nikita Kroutchev l'exploitera en plaçant des missiles en sol cubain. C'est la crise. Le président américain John F. Kennedy lance un ultimatum à Moscou qui finit par retirer ses armes. Washington promet de ne jamais envahir Cuba.

L'île connaît de bonnes années jusqu'à l'éclatement en 1991 de l'Union soviétique.

Fidel Castro essaie d'endiguer le marasme économique qui s'ensuit.

En 2006, une opération aux intestins l'oblige à transmettre le pouvoir à son frère Raul. Fidel Castro renonce définitivement à son poste en février 2008.

Résister à l'ennemi

C'est presque sans tambour ni trompette que le pays a célébré ce 50e anniversaire. Lors des fêtes sans faste, le président Raul Castro a appelé ses compatriotes à continuer de résister à l' « ennemi » américain, qui « ne cessera jamais d'être, de par sa nature, agressif, dominateur et traître ».

« Non, nous ne nous faisons pas d'illusions, quand nous commémorons un demi-siècle de victoires, une réflexion s'impose sur l'avenir, sur les prochains 50 ans, qui seront aussi une lutte permanente », a déclaré Raul Castro, ajoutant que les temps seraient « peut-être encore plus difficiles ».

Grand absent de cette cérémonie, Fidele Castro s'est contenté de féliciter le « peuple héroïque » cubain dans un message publié dans la presse.

Cuba en quelques chiffres

Selon les chiffres de l'ONU, l'espérance de vie des Cubains est de 77,9 ans (elle est de 78 ans aux États-Unis). Le taux d'alphabétisation est de 99,8 %. Le salaire moyen est de 20 $ par mois, ce qui oblige nombre de Cubains à trouver d'autres revenus au noir. Les services d'éducation et de santé sont gratuits.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters