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Une pénurie persistante

Hôpital

Des infirmières (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré l'injection de 80 millions de dollars dans le réseau de la santé et une table de concertation sur la pénurie d'infirmières, les heures supplémentaires obligatoires demeurent un irritant majeur.

Malgré l'augmentation du nombre d'infirmières sur le marché du travail, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est déçu des mesures entreprises par Québec en 2008 pour atténuer la pénurie d'infirmières.

La présidente de l'ordre, Ghislaine Desrosiers, reproche au ministère de la Santé de ne pas jouer son rôle de planificateur. Elle dénonce les heures supplémentaires obligatoires que les infirmières sont forcées d'effectuer. Elle estime que la table de concertation sur la pénurie de personnel infirmier, mise sur pied par le ministère de la Santé du Québec, n'a pas donné les fruits escomptés.

Les consultations, qui ont duré plusieurs mois, se sont soldées par l'injection de 80 millions de dollars dans le réseau en juin dernier. « À vrai dire, ça reste assez timide parce que les heures supplémentaires obligatoires demeurent un irritant majeur », explique Mme Desrosiers.

Les 80 millions annoncés par Québec ont notamment servi à financer des projets pilotes de réorganisation du travail, mais sans stratégie de planification globale, selon Mme Desrosiers. Elle estime que le gouvernement ne peut s'en remettre uniquement aux hôpitaux pour juguler la crise. Il doit déterminer le nombre d'infirmières praticiennes dont il a besoin à moyen terme et établir une stratégie pour retenir les infirmières âgées de 50 ans et plus.

« On ne peut pas seulement dire aux établissements: « réorganisez-vous! », pendant que le ministère ne donne aucune impulsion sur les cibles nouvelles à atteindre. Moi, j'ai un jugement très sévère là-dessus. »

— Une citation de  Ghislaine Desrosiers

La présidente du syndicat des infirmières de l'hôpital Sacré-Coeur, Lise Therrien, déplore particulièrement la situation de ses collègues de l'urgence où 9 d'entre elles se sont retirées récemment. « Elles trouvent que ça n'a plus de bon sens d'être retenues en otage tout le temps après leur shift... de ne pas savoir quand elles vont sortir [de l'hôpital]. Elles n'en peuvent plus. »

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