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Une OPEP du gaz?

Réunion du Forum des pays exportateurs de gaz
Réunion du Forum des pays exportateurs de gaz, à Moscou Photo: AFP / Natalia Kolesnikova

Les principaux pays exportateurs de gaz se dotent d'une organisation officielle et adoptent une charte. Certains pays consommateurs craignent une collusion pour fixer les prix.

Les principaux pays exportateurs de gaz ont maintenant une organisation officielle. Le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) a été créé mardi à Moscou, en Russie.

Les pays ont aussi adopté la charte du Forum, pour codifier leur organisation, qui aura son siège social au Qatar.

Jusqu'à maintenant, le FPEG était une organisation informelle fondée en 2001 à Téhéran. Ses membres se réunissaient une fois par an.

En tout, une quinzaine de pays font partie du FPEG, dont la Russie, premier producteur mondial de gaz, l'Iran, le Qatar, l'Algérie et le Venezuela. Outre Doha, Saint-Pétersbourg et Téhéran voulaient abriter le siège social du Forum.

Les membres de la nouvelle organisation insistent pour dire que leur but était de finaliser et d'approuver une charte, et non de créer un cartel du gaz sur le modèle de l'OPEP, qui influence les prix.

« Nous aimerions à nouveau insister sur le fait qu'il n'y a aucune raison de faire une association directe [avec l'OPEP]. C'est pourquoi nous n'allons certainement pas discuter aujourd'hui de la nécessité de se mettre d'accord sur les niveaux d'extraction de gaz. Nous avons une vision plus large », a souligné le ministre russe de l'Énergie, Sergueï Chmatko.

Mais le Venezuela, un des pays membres, n'exclut pas une éventuelle coordination. « Nous voyons dans ce forum une occasion de bâtir une organisation solide se fondant sur les mêmes principes qui ont donné naissance à l'OPEP [...] L'important est d'avoir une coopération, de se mettre d'accord sur des politiques en matière de prix, en matière de développement », a affirmé le ministre vénézuélien Rafael Ramirez.

Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a d'ailleurs averti que les prix du gaz augmenteront certainement prochainement. « L'époque des ressources énergétiques bon marché, du gaz bon marché, touche à sa fin, en dépit des problèmes financiers connus », a-t-il déclaré.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters