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Reportages

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour survivre, le syndicalisme doit faire face à la mondialisation, s'adapter à la nouvelle économie et combattre la méfiance des jeunes. L'expérience du Danemark ou des États-Unis pourrait servir de modèle.










Le Danemark, paradis du syndicalisme réformé

legoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une cafeteria, chez LEGO

Photo : Michel Labrecque

Au Danemark, 75 % des travailleurs sont syndiqués. Dans ce paradis scandinave de la social-démocratie, syndicats et patrons sont en constant dialogue.

Au pays, le discours des chefs syndicaux danois en laisserait perplexe plus d'un, puisque les grands syndicats danois sont convaincus que la mondialisation est une bonne chose.

Ils sont même d'accord avec la délocalisation de certaines activités à l'étranger, à condition que la société aide les travailleurs licenciés à se former et à obtenir de nouvelles compétences.

Les syndicats ont fait des concessions sur de grands principes comme la sécurité de l'emploi absolue ou l'ancienneté.

En échange, ils ont obtenu que l'État prenne en charge les travailleurs pour permettre leur transition vers un nouvel emploi.

Le reportage diffusé le 11 janvier 2009 à Dimanche magazine (Nouvelle fenêtre)


« Les unions, qu'ossa donne? »

Avec 40 % de syndiqués au Québec et plus de 30 % dans le reste du pays, le Canada se place devant son voisin américain et devant certains pays européens.

Guy RyderAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Guy Ryder, le secrétaire général de la CSI

Photo : AFP / Philippe Huguen

Ce résultat est surtout le fait du secteur public. Dans le privé, la syndicalisation bat en retraite: 1 travailleur sur 4 est syndiqué au Québec, et seulement 1 sur 5 ailleurs au pays.

La mondialisation explique en partie ce recul. Les syndicats n'ont pas su s'adapter assez vite aux changements. Ils ont été incapables de protéger les travailleurs et ont perdu leur confiance.

Aujourd'hui, les syndicats réagissent et cherchent des solutions, comme la mise en place de réseaux de solidarité entre les organisations des pays émergents et celles des pays développés.

Plus important, les syndicats et les patrons comprennent que, pour résister aux effets néfastes de la mondialisation, il est désormais plus efficace de collaborer que de s'affronter.

Le reportage diffusé le 12 janvier 2009 à Désautels (Nouvelle fenêtre)


Des jeunes pas très enthousiastes

Pour remonter la pente et préparer l'avenir, les syndicats doivent aussi prendre en considération l'opinion des jeunes.

Or, ces derniers font preuve d'un certain scepticisme à l'égard des organisations syndicales qu'ils trouvent déconnectées de la réalité.

Les jeunes attendent que des réponses ciblées soient apportées aux problèmes spécifiques de leur génération, comme la pénurie de main-d'oeuvre ou la mobilité de l'emploi.

Ils ne se retrouvent pas dans le fonctionnement des mouvements syndicaux ni dans leurs revendications. D'autant que, dans certains cas, les syndicats ont travaillé contre leurs intérêts.

Certaines entreprises ont, par exemple, obtenu des syndicats que les nouveaux employés aient moins d'avantages que les anciens...

Le reportage diffusé le 13 janvier 2009 à Désautels (Nouvelle fenêtre)


Les nouvelles technologies, un milieu d'avenir sans syndicats

Un centre d'appelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un centre d'appel

Photo : AFP / Eric Feferberg

Les services, l'économie du savoir et celle de l'Internet prennent de plus en plus de place dans l'économie.

Dans le même temps, l'importance des activités industrielles, refuge historique des organisations syndicales, diminue.

S'ils veulent assurer leur prospérité, les syndicats doivent donc réussir à s'implanter dans ces secteurs.

La tâche ne sera pas aisée: la nouvelle économie défie les pratiques conventionnelles du monde du travail, et les mouvements syndicaux n'y sont pas très populaires.

Les syndicats ont pourtant un atout à jouer, puisque les conditions de travail dans ces secteurs ne font pas toujours l'unanimité des employés.

Le reportage diffusé le 14 janvier 2009 à Désautels (Nouvelle fenêtre)


États-Unis: l'éveil des immigrants

Nadia MolinaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nadia Molina, directrice du centre des droits des travailleurs de Long Island

Photo : Michel Labrecque

Aux États-Unis, la syndicalisation est en recul constant. Dans le secteur privé, le taux de syndicalisation n'est que de 7 %.

Une nouvelle forme de militantisme voit cependant le jour avec les centres d'aides aux travailleurs (les « Worker centers »), qui défendent les droits des nouveaux arrivants exploités et mal payés.

Les travailleurs domestiques, les ouvriers journaliers, les chauffeurs de taxi ou les travailleurs agricoles sont les premiers concernés.

Le phénomène est en pleine expansion. Il y a 15 ans, on comptait une dizaine de « Worker centers ». Aujourd'hui, il y en a près de 200.

Les grands syndicats américains commencent à comprendre qu'ils devraient s'intéresser à cette nouvelle façon de défendre les droits des travailleurs.

Le reportage diffusé le 15 janvier 2009 à Désautels (Nouvelle fenêtre)

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