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Les choix de Harper

Sénat canadien (archives)

Sénat canadien (archives)

Photo : Tom Hanson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Stephen Harper a présenté lundi à la gouverneure générale du Canada la liste des 18 nouveaux sénateurs qu'il compte nommer à la chambre haute.

Le premier ministre Stephen Harper a envoyé lundi sa liste de 18 personnes qui combleront tous les sièges vacants au Sénat. Il s'agit du plus grand nombre de nominations à la Chambre haute depuis la Confédération, en 1867.

Les nominations conservatrices au Sénat

Terre-Neuve et Labrador (1)
Fabian Manning, ex-député fédéral d'Avalon

Nouvelle-Écosse (3)
Fred Dickson, avocat et administrateur du Conseil canadien pour les partenariats public-privé
Stephen Greene, secrétaire principal et chef de cabinet adjoint du premier ministre de la Nouvelle-Écosse
Michael L. MacDonald, vice-président du Parti conservateur du Canada

Île-du-Prince-Édouard (1)
Michael Duffy, animateur d'une émission quotidienne sur la chaîne CTV

Nouveau-Brunswick (2)
Percy Mockler, ex-député de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, ancien ministre au sein du gouvernement conservateur de Bernard Lord
John D. Wallace, membre du conseil des gouverneurs de l'Université du Nouveau-Brunswick

Lire la nouvelle sur les nominations de sénateurs en Atlantique

Québec (4)
Patrick Brazeau, membre de la nation algonquine et chef national du Congrès des peuples autochtones
Suzanne Fortin-Duplessis, ex-députée de Louis-Hébert au sein du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney
Leo Housakos, membre du conseil d'administration de Via Rail Canada, organisateur adéquiste et conservateur
Michel Rivard, ex-député péquiste de Limoilou à l'Assemblée nationale et ancien candidat allianciste

Ontario (2)
Nicole Eaton, directrice et vice-présidente de la Fondation de l'hôpital St. Michael
Irving Gerstein, président du Fonds conservateur du Canada

Saskatchewan (1)
Pamela Wallin, journaliste, ayant notamment oeuvré en 2007 au sein du groupe d'experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan

Colombie-Britannique (3)
Nancy Greene Raine, médaillée olympique en ski alpin, nommée athlète féminine canadienne du dernier siècle par la Presse canadienne et Broadcast News
Yonah Martin, cofondatrice de la Corean Canadian Coactive Society, siège au Multicultural Advisory Council of BC
Richard Neufeld, ministre de l'Énergie, des Mines et des Richesses pétrolières de la Colombie-Britannique

Yukon (1)
Hector Daniel Lang, a siégé pendant cinq mandats consécutifs à l'Assemblée législative du Yukon

Lire la nouvelle sur les nominations de sénateurs dans l'Ouest et au Yukon

Lorsque la gouverneure générale aura confirmé leur accession au Parlement, le Québec aura 24 sénateurs sur un total de 105, avec les quatre ajoutés lundi.

La Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique auront trois nouveaux représentants chacune, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick en auront deux chacun, et Terre-Neuve et Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard, la Saskatchewan et le Yukon auront un nouveau sénateur chacun.

Dans le système politique canadien, les sénateurs sont nommés par le gouverneur général à la recommandation du premier ministre.

L'idée étant de placer le plus grand nombre possible de sénateurs favorables à son parti au Sénat. Toutefois, même avec les nominations annoncées lundi, les conservateurs restent minoritaires à la Chambre haute.

Composition actuelle du Sénat canadien

Libéraux: 59 sénateurs
Conservateurs: 38
Progressistes-conservateurs: 3
Indépendants: 4
Sans affiliation: 1

Des sièges vacants au Sénat s'étaient accumulés depuis presque 3 ans, parce que les sénateurs doivent prendre leur retraite à 75 ans.

Cette série de nominations précipitées au Sénat durant la période des fêtes par le premier ministre Harper a été plutôt mal reçue par l'opposition, surtout que le gouvernement minoritaire conservateur fera face à un vote de confiance sur son prochain budget, dès la reprise des travaux à la fin de janvier. Le gouvernement conservateur minoritaire pourrait donc être renversé, et les libéraux et les néo-démocrates se sont dits prêts à former un gouvernement de coalition, avec l'appui du Bloc québécois.

Plusieurs membres de l'opposition qualifient la stratégie des conservateurs de coup de force de Stephen Harper, qui a obtenu la prorogation de la dernière session parlementaire pour éviter un vote de confiance qui aurait entraîné la chute de son gouvernement. (Lire notre nouvelle sur les réactions de l'opposition)

Toujours selon l'opposition, la situation est embarrassante pour les conservateurs, parce qu'ils prônent depuis longtemps un Sénat élu.

Stephen Harper, qui avait promis de nommer des sénateurs qui auraient été élus dans leur province d'origine, revient aujourd'hui sur sa décision en procédant lui-même à ces nominations de façon discrétionnaire. Le premier ministre attribue sa volte-face à l'opposition que soulève son projet de réforme du Sénat à la Chambre des communes.

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