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Rien n'est décidé

Jean Charest

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

À l'issue d'une rencontre de moins d'une heure, vendredi matin, entre le premier ministre du Québec et la nouvelle chef de l'opposition, on ne sait toujours pas si les députés siégeront avant Noël.

On ne sait toujours pas si l'Assemblée nationale siégera avant Noël, comme le souhaite le premier ministre du Québec, Jean Charest.

Rien n'a été décidé à l'issue d'une rencontre de moins d'une heure, vendredi matin, entre M. Charest et la nouvelle chef de l'opposition Pauline Marois. Ils ont décidé de se rencontrer à nouveau au début de la semaine prochaine.

Jean Charest veut rappeler les députés avant Noël parce qu'il juge qu'il est urgent de mettre en place des mesures pour préparer le Québec au ralentissement économique.

Mme Marois, elle, se questionne sur les motivations du chef libéral. Elle se demande si le premier ministre ne veut pas plutôt récompenser des députés qu'il n'a pas nommés au Conseil des ministres ou choisir un nouveau président de l'Assemblée nationale.

La nouvelle chef de l'opposition officielle se dit cependant d'accord avec la convocation hâtive du Parlement si M. Charest veut présenter des solutions pour faire face à la crise économique.

Mais en même temps, la chef péquiste se questionnait, jeudi, sur la pertinence de le faire à quelques jours de Noël.

S'il est sérieux, à ce moment-là on va siéger. On siégera jusqu'au 2 janvier, jusqu'au 3. On le fera, le débat. Mais en même temps, c'est à mon point de vue absolument contre-productif. Est-ce que la population va nous écouter à ce moment-là, un 22, 23 décembre?

Pauline Marois

Si Jean Charest ne présente pas de motifs qu'elle juge valables, Mme Marois souhaite que l'Assemblée nationale reprenne ses travaux le 13 janvier, comme M. Charest l'avait prévu lors du déclenchement des élections.

Le chef libéral est demeuré plutôt vague sur ses intentions, jeudi. « L'enjeu, c'est l'économie et on veut poser des gestes sur l'économie. On veut agir le plus rapidement possible. Ce qu'on peut faire tout de suite et les choses sur lesquelles on peut et on veut bouger, on veut aller le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.

Les spécialistes croient que M. Charest veut présenter son plan économique et les mesures qu'il entend mettre en place pour aider les travailleurs.

Le statut de l'ADQ

Jean Charest veut aussi parler du statut de l'Action démocratique avec Pauline Marois. Ils sont tous deux favorables à l'idée de discuter avec l'ADQ pour que celle-ci ait le statut de parti officiel.

Mario Dumont, Pauline Marois et Jean Charest à l'Assemblée nationaleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mario Dumont, Pauline Marois et Jean Charest à l'Assemblée nationale

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

En raison de sa débandade au scrutin du 8 décembre, où elle n'a fait élire que 7 députés et récolté 16 % des voix, l'ADQ a perdu son statut de groupe parlementaire et les privilèges qui l'accompagnent, soit des budgets de recherche et un temps de parole plus important.

Selon la loi actuelle, il faut avoir fait élire au moins 12 députés ou avoir récolté 20 % des voix pour qu'un parti soit reconnu à l'Assemblée nationale.

Un projet de loi mis sur la table au cours des derniers mois prévoit cependant un assouplissement de ces critères pour les porter à 6 députés ou à 15 % des suffrages. Selon l'ADQ, ce projet de loi a fait consensus entre les partis présents à la dernière session de l'Assemblée nationale.

Pauline Marois souhaite que ce projet de loi soit adopté rapidement avant de donner le statut de parti officiel à l'ADQ.

Avec les informations de La Presse canadienne

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