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Deux policiers au banc des accusés

Des protestataires bulgares rendent hommage à Alexandros Grogoropoulos devant l'ambassade de la Grèce, à Sofia.

Photo : AFP / Boryana Katsarova

Radio-Canada

Deux policiers sont placés en détention préventive après la mort le week-end dernier d'un adolescent tué par les forces de l'ordre à Athènes.

Deux policiers soupçonnés d'être impliqués dans la mort d'Alexandros Grogoropoulos, 15 ans, ont été placés en détention préventive, mercredi soir.

La mort de l'adolescent est à l'origine des violences qui affligent la Grèce depuis samedi.

Après avoir témoigné à huit clos, l'un des agents de police a été mis en examen pour homicide et le second pour complicité. Plusieurs mois pourraient s'écouler avant le début de leur procès.

Ils seront détenus jusqu'à leur procès.

Un responsable de la justice

Un calme précaire

Les émeutes et les manifestations qui secouent la Grèce depuis maintenant cinq jours se sont poursuivies mercredi à Salonique ainsi qu'à Athènes, sur fond de grève générale dans le pays.

Dans la capitale, les soulèvements se sont toutefois amoindris en soirée pour laisser place à un calme précaire. La situation contrastait avec Thessalonique, où des émeutes sporadiques avaient toujours lieu.

Mercredi matin, la Grèce tournait au ralenti: les centrales syndicales ont déclenché une grève générale de 24 heures pour protester contre le gouvernement conservateur du premier ministre Costas Caranmalis.

D'importants rassemblements se sont produits dans le pays toute la journée pour marquer cette grève générale, qui perturbe notamment le trafic aérien, force la fermeture des banques et des écoles, en plus de restreindre le service dans les hôpitaux du pays.

Pendant ce temps, les heurts entre la police et des groupes d'émeutiers se sont poursuivis en marge de manifestations, notamment à Athènes, où des affrontements ont été signalés près du Parlement, ainsi qu'à Salonique, où une manifestation d'appui au mouvement de grève a dégénéré.

Une grève prévue et maintenue

Ce débrayage, qui était prévu depuis quelques semaines, selon les organisateurs, accentue la pression sur l'impopulaire gouvernement Caramanlis, aux prises avec la plus importante flambée de violence au pays depuis la fin du régime militaire, en 1974.

Des manifestants grecsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : AFP / Sakis Mitrolidis

Ignorant les appels au calme du premier ministre Caramanlis, la Confédération générale des travailleurs grecs et la Fédération des fonctionnaires, qui regroupent plus de 800 000 travailleurs, ont décidé de tenir cette journée de grève malgré les émeutes et les manifestations.

Mardi, des heurts entre la police et des groupes de jeunes ont même eu lieu en marge des funérailles du jeune garçon, à Athènes, dont la mort a mis le feu aux poudres dans toute la Grèce.

Depuis mardi, l'opposition socialiste réclame le départ du gouvernement de centre droit de Costas Caramanlis, qui ne dispose que d'une majorité d'un siège au Parlement.

Le gouvernement conservateur est d'autant plus fragile qu'il est l'objet depuis plusieurs mois de vives critiques, tandis que le chômage et le ralentissement économique alimentent la grogne populaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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