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Une course à deux

Stéphane Dion
Stéphane Dion Photo: AFP / John Major

Stéphane Dion quitte précipitamment son poste de chef du Parti libéral. Le député Dominic LeBlanc confirme pour sa part le retrait de sa candidature à la direction, tandis que Bob Rae reste dans la course.

Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, quittera ses fonctions avant la rentrée parlementaire du 26 janvier. Il cède ainsi aux pressions de plus en plus fortes autour de lui pour qu'il laisse sa place.

Il existe un sentiment au sein du parti, et très certainement au sein du caucus, que compte tenu des nouvelles circonstances, le nouveau chef doit être en place avant la reprise des travaux de la Chambre. Je suis d'accord.

Stéphane Dion

M. Dion précise dans son communiqué qu'il veut faire ce qu'il y a de mieux dans l'intérêt du pays et du parti, « surtout au moment où les emplois et les pensions des Canadiens sont menacés ».

Il entend donc quitter ses fonctions de chef du Parti libéral dès qu'un successeur aura été « dûment choisi ».

Cette décison survient près de deux ans, jour pour jour, après son élection à la tête du PLC.

Dominic LeBlanc se retire

Dominic Leblanc

Le député libéral de Beauséjour, Dominic LeBlanc, a confirmé pour sa part qu'il retirait sa candidature à la direction du PLC. Du même coup, il se rallie au candidat Michael Ignatieff, député d'Etobicoke-Lakeshore.

Question d'efficacité, M. LeBlanc croit qu'il faut choisir un nouveau chef le plus rapidement possible, et non pas 10 jours seulement avant la reprise des travaux en Chambre.

Selon lui, le caucus libéral, qui réunit députés et conservateurs, doit se rallier autour d'un chef, le proposer au comité exécutif du parti qui se réunit mecredi, pour ensuite consulter les membres. M. Leblanc croit qu'un chef doit être choisi d'ici début janvier plutôt qu'à la mi-janvier.

Une autre figure importante du parti, le député de Bourassa, Denis Coderre, a annoncé dimanche soir sur sa page Facebook qu'il appuyait M. Ignatieff. De même, le député ontarien Bryon Wilfert, un allié de Stéphane Dion, donnera son appui à Michael Ignatieff.

Avec le départ de M. LeBlanc, il ne reste donc que deux candidats dans cette course, soit M. Ignatieff, qui disposerait d'une longueur d'avance, et le député de Toronto-Centre, Bob Rae. Celui-ci a indiqué lundi qu'il entendait rester candidat.

Question de règlements

Il est possible que l'exécutif national du PLC, qui doit se réunir mercredi, désigne Michael Ignatieff comme chef intérimaire, lui qui disposerait de l'appui des deux tiers des députés libéraux. Cela le placerait donc en bonne position pour être confirmé au poste de chef à l'occasion du congrès libéral du 2 mai prochain à Vancouver, ou peut-être même avant.

Les règlements du Parti libéral prévoient que le choix d'un chef doit se faire en congrès.

Les libéraux ont également étudié la possibilité de tenir un vote à la fois écrit, téléphonique et par Internet auquel participeraient tous les membres du parti. M. Rae favorise ce mode de fonctionnement.

Si M. Ignatieff est, semble-t-il, le préféré du caucus, Bob Rae aurait quant à lui l'appui d'un plus grand nombre de sénateurs libéraux.

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