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Chronologie des événements

Radio-Canada

Moins de deux mois après les élections fédérales, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a mis fin à la session parlementaire le 4 décembre. À la demande du premier ministre Stephen Harper, tous les travaux du Parlement ont été abandonnés jusqu'au retour en chambre le 26 janvier prochain.

Par cette mesure, M. Harper a évité de perdre formellement la confiance de la Chambre des communes.

Choqués par les mesures jugées « idéologiques » que le gouvernement a incluses dans son énoncé économique, le Parti libéral du Canada et le Nouveau Parti démocratique s'étaient entendus pour faire tomber le gouvernement et proposer à la gouverneure générale de former un gouvernement de coalition jusqu'au 30 juin 2011. Le Bloc québécois acceptait quant à lui d'appuyer cette éventuelle coalition jusqu'en juin 2010.

En fermant le Parlement jusqu'au 26 janvier prochain, la gouverneure générale donne donc sept semaines au gouvernement pour qu'il trouve un terrain d'entente avec les partis d'opposition. S'il n'y parvient pas, le scénario qui devait avoir lieu le 8 décembre pourrait simplement avoir été retardé de près de deux mois. Dans ce cas, le premier ministre devrait alors démissionner, ce qui entraînerait soit le déclenchement d'élections, soit la formation d'un nouveau gouvernement vraisemblablement issu d'une coalition entre le PLC et le NPD.

Jusqu'à la présentation du budget, prévue le 27 janvier, les partis s'engagent dans une opération de relations publiques afin de convaincre les Canadiens du bien-fondé de leur position.

Après des manifestations pour et contre la formation d'un gouvernement du coalition, l'attention est maintenant portée sur la course à la direction du Parti libéral..

Chronologie des événements

22 novembre - Pour des mesures de relance économique

À l'occasion du 16e sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), au Pérou, le premier ministre canadien, Stephen Harper, estime que les États ne doivent pas hésiter à prendre diverses mesures pour relancer la croissance économique, même si ces mesures entraînent des déficits budgétaires.

23 novembre - Récession en vue

Le ministre fédéral des Finances du Canada, Jim Flaherty, reconnaît que le ralentissement économique actuel pourrait entraîner une récession « technique » au Canada en 2009.

Notre nouvelle:
Récession, le mot est lâché

24 novembre - Pas de plan de relance

M. Flaherty déclare ne pas avoir l'intention d'annoncer un plan de relance lorsqu'il fera le point sur l'état de l'économie canadienne trois jours plus tard.

Notre nouvelle:
Ottawa n'a pas de plan

25 novembre - L'opposition questionne

Les partis d'opposition questionnent le gouvernement conservateur sur les mesures que le gouvernement souhaite mettre de l'avant dans sa mise à jour économique qui doit être prononcée dans deux jours.

Notre nouvelle:
Le déficit pourrait exploser, selon une étude

26 novembre - L'opposition critique

À la veille de la présentation de la mise à jour économique du ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, les partis d'opposition critiquent la volonté du gouvernement conservateur de supprimer le montant de 1,95 $ par vote valide accordé à chaque parti qui a amassé au moins 2 % des voix à l'échelle nationale.

Notre nouvelle:
Flaherty se met l'opposition à dos

27 novembre - La mise à jour économique est présentée, puis dénoncée

Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, présente sa mise à jour économique à la Chambre des communes.

Parmi les mesures les plus contestées:

  • Élimination du financement aux partis politiques
  • Suspension du droit de grève pour des motifs liés aux salaires dans le secteur public et dans certaines sociétés d'État jusqu'à la fin de 2010-2011
  • Interdiction de recourir aux tribunaux pour régler les questions d'équité salariale

Les libéraux, néo-démocrates et bloquistes dénoncent les mesures jugées « idéologiques » que le gouvernement a incluses dans son énoncé et l'absence de mesures concrètes pour stimuler l'économie nationale.

Notre nouvelle:
Flaherty économise, et suspend des droits

28 novembre - Le vote est reporté, une coalition se dessine

Devant l'indignation des partis d'opposition, le premier ministre Stephen Harper repousse le vote sur son énoncé économique ainsi que la journée d'opposition des libéraux, qui prévoient déposer une motion de censure qui pourrait faire tomber le gouvernement. Le vote se tiendra le 8 décembre, annonce M. Harper.

Le Parti libéral et le NPD mandatent l'ex-chef du NPD Ed Broadbent et l'ex-premier ministre Jean Chrétien pour discuter de la possibilité de former un gouvernement de coalition, advenant la défaite des conservateurs lors du vote. Le Bloc québécois participe aux discussions, son appui étant indispensable pour porter et maintenir au pouvoir une telle coalition.

Notre nouvelle:
Harper gagne du temps

29-30 novembre - Recul des conservateurs, ligne dure de l'opposition

Les conservateurs annoncent qu'ils reculeront sur certaines mesures, dont l'abolition du financement public aux partis politiques et la suspension du droit de grève des fonctionnaires fédéraux. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, annonce que son budget sera présenté dès la reprise des travaux parlementaires après le congé des Fêtes, le 27 janvier.

Les partis d'opposition affirment ne pas avoir l'intention d'appuyer l'énoncé économique du gouvernement en dépit des reculs des conservateurs.

Notre nouvelle:
Harper en mauvaise posture

1er décembre - La coalition est formée

Le PLC et le NPD s'entendent pour former un gouvernement de coalition jusqu'au 30 juin 2011. Le Bloc québécois, qui ne ferait pas partie du gouvernement, accepte de soutenir ce gouvernement jusqu'en juin 2010. Le caucus libéral décide que c'est le chef démissionnaire du parti, Stéphane Dion, qui dirigerait cet éventuel gouvernement jusqu'à ce que les libéraux choisissent leur nouveau chef, en mai prochain.

Les conservateurs discréditent la nouvelle coalition qu'ils jugent irresponsable et non démocratique.

Nos nouvelles:
Les règles du jeu
Socialiste, séparatiste et libérale

2 décembre - Les conservateurs répliquent

Les conservateurs promettent d'utiliser tous les moyens légaux pour empêcher qu'un gouvernement de coalition prenne leur place.

La gouverneure générale écourte sa visite officielle en Europe de l'Est pour revenir au pays le lendemain.

Nos nouvelles:
Les conservateurs contre-attaquent
Consternation et frustrations en Alberta
McGuinty inquiet pour l'économie
Le réveil des séparatistes de l'Ouest?
Un suspens captivant
Opinions divergentes dans la région
Les libéraux choisissent Stéphane Dion

3 décembre - Adresse à la nation

Stephen Harper fait un discours télévisé dans lequel il réaffirme qu'il prendra tous les moyens légaux pour contrer la coalition. M. Harper réaffirme que son gouvernement déposera un budget le 27 janvier prochain.

Écouter le discours de Stephen Harper
Écouter le discours de Stéphane Dion

Nos nouvelles:
Impossible rapprochement
Harper veut continuer à gouverner

4 décembre - Prorogation du Parlement

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, accepte de mettre fin à la session parlementaire à la demande du premier ministre Stephen Harper. Les travaux du Parlement reprendront le 26 janvier, soit sept semaines plus tard.

Nos nouvelles:
Parlement fermé jusqu'au 26 janvier
Derrière Dion et devant Harper
Le député de Guelph se rallie
Les syndicats déçus
Manifestation pour la coalition
Les partisans au rendez-vous dans l'Ouest canadien
Rodney MacDonald approuve la prorogation
Des réactions opposées
Harper devra faire face à la musique, dit Marc Lemay

5 décembre

Les grandes centrales syndicales du Québec et de l'Ontario se mobilisent pour apporter leur appui à la coalition des partis d'opposition fédéraux. Des rassemblements sont prévus pour le lendemain.

Stephen LeDrew, président du Parti libéral du Canada de 1998 à 2003, écrit dans le National Post que Dion devrait « démissionner immédiatement ».

Notre nouvelle:
Les syndicats sur le pied de guerre

6 décembre

Des manifestations pour et contre la formation d'un gouvernement de coalition sont organisées dans les principales villes canadiennes.

Alors que les rumeurs sur la démission précipitée de Stéphane Dion s'accumulent, l'ancien vice-premier ministre libéral John Manley écrit dans une lettre au Globe and Mail que son parti doit remplacer M. Dion avant Noël par un chef qui travaillera à raviver le Parti libéral, plutôt qu'à promouvoir la formation d'un gouvernement de coalition avec le NPD.

Michael Ignatieff, candidat à la direction du PLC, dit que le parti explore les moyens d'accélérer la course à la chefferie.

Notre nouvelle:
Manifestants contre manifestants

7 décembre

Notre nouvelle:
Positions divergentes d'un océan à l'autre

8 décembre

Stéphane Dion annonce qu'il quittera son poste de chef du Parti libéral avant la rentrée parlementaire du 26 janvier.

Le député Dominic LeBlanc confirme pour sa part le retrait de sa candidature à la direction, tandis que Bob Rae reste dans la course avec Michael Ignatieff.

Notre nouvelle:
Une course à deux

9 décembre

Bob Rae, dernier adversaire à Michael Ignatieff dans la course à la direction du PLC, annonce qu'il se retire, que l'élection du nouveau chef se fasse sur une base temporaire ou permanente.

M. Rae s'engage à travailler en faveur de la formation d'un gouvernement de coalition et au renversement du gouvernement Harper.

Notre nouvelle:
Rae ouvre grand la porte à Ignatieff