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Le fond du baril

Le New York Mercantile Exchange (Nymex)

Photo : AFP / Michael Nagle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chute du prix du pétrole s'est poursuivie jeudi, le baril de brut atteignant 42 $US à Londres et 43 $US à New York. Les analystes s'attendent à ce que le baril franchisse sous peu la barre des 40 $US.

La chute rapide des cours du pétrole, qui se sont effrités de plus de 70 % depuis juillet dernier, s'est poursuivie, jeudi.

Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord, qui effrayait les investisseurs voilà seulement quelques jours lorsqu'il flirtait avec les 50 $US, a descendu jusqu'à 42,28 $US à la fin de la séance. Ne faisant guère mieux, le baril de light sweet crude new-yorkais a perdu depuis mercredi plus de 6 % de sa valeur, pour clôturer à 43,67 $US.

Et avec l'incessante accumulation des mauvaises nouvelles économiques, les experts craignent désormais d'assister sous peu au franchissement de la barre symbolique des 40 $US le baril.

La BCE baisse ses taux

Le même jour, la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé de 0,75 point de pourcentage, à 2,50 %, son principal taux directeur, la plus forte réduction de son histoire. L'institution s'inquiète d'une récession prolongée en zone euro, avec un recul du produit intérieur brut de 0,5 % prévu en 2009.

Les marchés semblaient espérer une action plus musclée de la BCE, d'autant que la Banque d'Angleterre a opté pour une baisse de 1 point de pourcentage, à 2 %, revenant à un niveau qui n'avait plus été atteint depuis 1951.

Les Bourses européennes, après avoir hésité toute la journée, ont fini sur une note stable: Paris a perdu 0,17 %, Londres 0,15 %, et Francfort 0,07 %.

Un plan de relance en France

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, à Douai, un vaste plan de relance de l'économie équivalant à plus de 42 milliards de dollars sur deux ans. De cette somme, 17 milliards sont destinés à des investissements publics et 18 milliards iront au remboursement accéléré de la dette de l'État à l'égard des entreprises françaises.

Parmi les mesures annoncées, notons:

  • Un Fonds de restructuration de la filière automobile, doté de 300 millions d'euros, qui bénéficiera aux grands groupes et aux sous-traitants.
  • Une garantie à hauteur de 1 milliard d'euros pour les crédits octroyés par les organismes de financement des groupes automobiles.
  • Une « prime à la casse » de 1000 euros pour tout achat d'un véhicule neuf moins polluant en remplacement d'un autre âgé de plus de 10 ans.
  • Des mesures pour la relance du logement et de la construction
  • Le versement fin mars d'une prime de 200 euros aux ménages les plus pauvres.

Ces mesures françaises font partie d'un plan d'orientation présenté la semaine dernière par la Commission européenne. Celle-ci a évalué à 200 milliards d'euros, soit jusqu'à 1,5 % du Produit intérieur brut (PIB), le montant des efforts de relance que doivent conduire les États européens pour combattre la récession.

Le déficit public français devrait toutefois pâtir de ces mesures pour atteindre 4 % du PIB en 2009, selon le président. L'Hexagone dépasserait ainsi la limite de 3 % fixée par les règles européennes. Les Européens ont cependant décidé, face à la crise, d'appliquer ces règles budgétaires avec souplesse.

Le rouge domine l'Amérique du Nord

En revanche, New York a connu un jeudi en rouge. L'indice Dow Jones a perdu 2,51 %, à 8.376,24 points, à la veille de la publication des chiffres mensuels du chômage aux États-Unis. La journée a d'ailleurs été marquée par l'annonce de plusieurs milliers de licenciements de la part de plusieurs entreprises (en lire plus).

Le marché a aussi observé avec nervosité les dirigeants des constructeurs automobiles General Motors, Ford et Chrysler défendre leurs plans de restructuration devant les parlementaires américains (en lire plus).

Quant à la Bourse de Toronto, son sort n'a pas été plus heureux, avec une baisse de 2,88 % de l'indice TSX, pour finir à 8057,82 points.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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