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GM, Chrysler et Ford crient à l'aide

De gauche à droite, le directeur de General Motors, Richard Wagoner, le président des Travailleurs unis de l'automobile, Ron Gettelfinger, et le directeur de Chrysler, Robert Nardelli devant la Commission bancaire du Sénat

De gauche à droite, le directeur de General Motors, Richard Wagoner, le président des Travailleurs unis de l'automobile, Ron Gettelfinger, et le directeur de Chrysler, Robert Nardelli devant la Commission bancaire du Sénat

Photo : AFP / Getty/Chip Somodevilla

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les dirigeants des trois géants américains de l'automobile sont de retour à Washington pour défendre leur demande d'aide au gouvernement fédéral. Ils réclament 34 milliards de dollars.

Les dirigeants des trois géants américains de l'automobile, GM, Chrysler et Ford, sont de retour à Washington pour défendre leur plan de sauvetage, afin de traverser la récession qui sévit aux États-Unis.

Les trois sont arrivés en voiture. Ils ont utilisé le dernier modèle de leur entreprise. À l'occasion de leur première comparution devant la Commission bancaire du Sénat, il y a deux semaines, on les avait accusés d'être au-dessus de leurs affaires en utilisant leur jet privé pour venir demander de l'aide. Il semble bien qu'ils aient compris la leçon.

En novembre, le Congrès avait d'ailleurs accueilli assez sèchement les demandes d'aide de Rick Wagoner, de General Motors, Alan Mullaly, de Ford, et Bob Nardelli, de Chrysler. On leur avait même demandé de refaire leurs devoirs.

Aujourd'hui, les patrons de GM et Chrysler ont présenté un nouveau plan de redressement. Ils s'engagent à économiser davantage en échange de milliards en aide.

GM a promis au Congrès d'accélérer ses compressions de personnel et de tout faire pour réduire sa dette massive. En échange, l'entreprise demande 18 milliards de crédits, dont 3 d'ici la fin du mois. Rick Wagoner a aussi dit qu'il vendrait des actifs, dont le constructeur suédois Saab. Pour réduire sa dette, GM veut aussi négocier avec ses créanciers bancaires et obligataires et ses salariés.

En guise de bonne foi, M. Wagoner s'engage à s'octroyer un salaire annuel symbolique de 1 $. GM est considéré comme le plus menacé des trois constructeurs américains.

Du côté de Chrysler, Robert Nardelli a déclaré que la compagnie se donnait comme objectif d'économiser 4 milliards. Il s'engage à négocier des concessions avec toutes les parties concernées, à investir dans des voitures plus économes en carburant et à commencer à rembourser l'emprunt public en 2012.

La compagnie demande en échange un crédit de 7 milliards pour affronter la crise financière.

Si le plan de sauvetage est rejeté, General Motors et Chrysler ont dit qu'elles pourraient manquer de liquidités d'ici la fin du mois.

Enfin, même si Ford est la moins touchée des trois compagnies, son patron, Alan Mullaly, a affirmé qu'une garantie fédérale de 9 milliards pourrait lui être très utile.

C'est donc 34 milliards de dollars d'aide que les constructeurs d'automobiles demandent au gouvernement. Richard Shelby, membre républicain de la commission, n'a pas manqué de se plaindre de l'augmentation de la demande d'aide, qui était « seulement » de 25 milliards deux semaines plus tôt. Des sénateurs estiment aussi que les projections de ventes des trois géants sont beaucoup trop optimistes.

MM. Wagoner, Mullaly et Nardelli devront de nouveau, vendredi, défendre leur plan devant la Chambre des représentants. C'est à la suite de cette présentation que le Congrès devrait décider s'il tiendra une session parlementaire spéciale la semaine prochaine pour étudier un plan de sauvetage.

Rien n'est acquis pour l'industrie automobile américaine. Selon un sondage de CNN, la majorité des Américains s'oppose à un sauvetage financé par les contribuables.

Plusieurs démocrates se demandent d'ailleurs s'ils pourront rallier suffisamment d'appuis au plan d'aide, la semaine prochaine. Un représentant bien placé du Parti démocrate a déclaré au New York Times que Bush et Obama devront intervenir pour que le plan de sauvetage soit accepté.

Les doutes de Bush

Le président des États-Unis semble sceptique. Selon lui, il faut absolument démontrer la viabilité de l'industrie de l'automobile aux États-Unis.

Nous voulons être sûrs que le plan qu'ils développent assure leur viabilité à long terme, dans l'intérêt du contribuable

George Bush

« Peu importe le poids des [constructeurs] automobiles dans notre économie, nous ne voulons pas investir à fonds perdu » a déclaré M. Bush dans une entrevue à NBC.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, New York Times, et Reuters

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