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Difficile journée pour le maire Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Le maire de Québec, Régis Labeaume

Tandis que le maire de Québec témoigne devant la Commission des relations de travail à la suite d'une plainte déposée par les cols bleus, une autre plainte est déposée contre lui.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, est encore au coeur de l'actualité mercredi. Tout d'abord, il témoigne depuis mercredi matin devant la Commission des relations de travail du Québec, à la suite de la plainte déposée par les cols bleus. Le syndicat l'accuse de négocier de mauvaise foi.

En réponse aux questions posées en avant-midi, le maire s'est plutôt montré sur la défensive, impatient et imprécis dans ses réponses. Le maire est notamment confronté à ses propres déclarations publiques entourant les négociations pour le renouvellement des conventions collectives. Il a notamment dû admettre qu'il avait déclaré que les employés de la ville étaient des « fourreurs de système ».

Le maire Labeaume a par ailleurs dit se sentir surveillé par la presse. Il a ajouté avoir l'impression de devoir sauver sa peau parce qu'il se sentait pris au piège mercredi matin, à la suite des questions des procureurs du syndicat.

Le conseiller Richard Côté responsable des négociations à la Ville a aussi été interrogé mercredi. Il a admis avoir en main les chiffres sur les congés de maladie de moins de trois jours, des chiffres réclamés par les cols bleus et qui sont au centre de cette plainte pour négociation de mauvaise foi.

Une autre plainte

Pendant ce temps, un autre plainte est déposée contre le maire Labeaume. Le président de la Fraternité des policiers de Québec, Jean Beaudoin, porte plainte contre le maire pour les propos qu'il a tenus lundi soir lors de la séance du conseil municipal.

Jean Beaudoin, président de la Fraternité des policiersJean Beaudoin, président de la Fraternité des policiers

Même si le conseiller visé par le maire a refusé de porter plainte, Jean Beaudoin estime que les propos du maire constituent une menace criminelle, qu'il en existe des preuves sonores et que le maire a reconnu les faits le lendemain lors d'un point de presse.

Jean Beaudoin rappelle que ce n'est pas le premier écart de langage du maire. « On est rendus à des paroles qui sont menaçantes, dans deux, trois mois, ça va être quoi? Est-ce qu'on va être rendus à faire des voies de fait au conseil de ville? Est-ce qu'on va se battre au conseil de ville? À moment donné, je pense qu'en tant que premier magistrat à la Ville de Québec, il se doit d'avoir un comportement exemplaire », soutient M. Beaudoin.

Le président de la Fraternité demande au chef de police, Serge Belisle, de faire enquête, invoquant que tous les citoyens sont égaux devant la Loi, indépendamment du leur statut. Par souci de transparence, le chef de police a décidé de transmettre le dossier à la Sûreté du Québec.

Les propos dénoncés par Jean Beaudoin ont été prononcés lundi soir contre le conseiller de l'opposition Michel Fecteau. Il avait piqué le maire au vif en lui disant de prendre ses médicaments. Le maire a présenté ses excuses le lendemain pour sa riposte dans laquelle il menaçait de s'en prendre physiquement au conseilller.

Les cols blancs quant à eux ont déposé de nouvelles offres mercredi. Ils préparent aussi une plainte similaire à celle des cols bleus pour négociation de mauvaise foi.

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