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L'obstructionnisme sera possible

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les électeurs de la Georgie élisent un républicain au Sénat, mettant fin aux espoirs démocrates d'y obtenir 60 sièges. Ce scénario aurait empêché le recours à la pratique du filibuster par des républicains.

Aux États-Unis, le Parti démocrate peut maintenant dire adieu à une majorité de 60 sièges au Sénat: les électeurs de la Georgie ont mis fin au suspense, mardi, en réélisant le républicain Saxby Chambliss lors d'un deuxième tour de scrutin.

S'ils avaient obtenu 60 sièges au Sénat, les démocrates auraient pu faire adopter des projets de loi sans que le Parti républicain puisse se livrer à des mesures obstructionnistes. Les démocrates n'ont pas atteint ce seuil depuis 1978.

Saxby Chambliss, lors de la soirée électorale, mardi soir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Saxby Chambliss, lors de la soirée électorale, mardi soir.

Photo : La Presse canadienne / AP/John Bazemore

À défaut d'avoir réussi ce tour de force, les démocrates demeurent à la merci de la pratique dite de filibuster, qui permet à un membre du Sénat de parler sans arrêt de manière à empêcher un vote final sur un projet de loi donné.

Les démocrates ont mis beaucoup d'efforts pour remporter le siège de la Georgie, mais ont finalement vu Saxby Chambliss remporter la mise avec 57 % des voix. Ce deuxième tour avait été rendu nécessaire par le fait qu'aucun candidat n'avait obtenu 50 % des voix le 4 novembre, comme le requiert la loi de l'État.

L'espoir des démocrates d'obtenir 60 sièges au Sénat avait été ravivé le 18 novembre, lorsque la défaite du républicain Ted Stevens a été confirmée. Le sénateur Stevens, qui a été reconnu coupable de corruption à quelques jours du scrutin, était donné en avance le soir du vote, mais cette faible majorité a été renversée par le décompte des votes par anticipation.

Ce résultat avait braqué tous les yeux de la classe politique américaine sur les deux derniers résultats encore pendants, soit ceux de la Georgie et du Minnesota, où un dépouillement judiciaire est en cours depuis déjà deux semaines.

Après un premier dépouillement des quelque 2,9 millions de votes enregistrés dans ce dernier État, le républicain Norm Coleman détenait une avance d'un peu plus de 200 voix sur son adversaire démocrate Al Franken, connu pour avoir été membre de l'équipe de Saturday Night Live pendant quelques années.

Le dépouillage manuel qui est en cours est obligatoire: la loi électorale du Minnesota l'impose dans les cas où l'avance du vainqueur est inférieure à 0,5 % des suffrages exprimés. Le processus donne actuellement lieu à une guerre d'avocats.

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