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La fin du cauchemar

Un militaire monte la garde devant l'hôtel Taj Mahal.

L'hôtel Taj Mahal

Photo : AFP / Sajjad HUSSAIN

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de deux jours après les attentats dans la capitale économique indienne qui ont fait 195 morts, les forces de l'ordre viennent à bout des derniers terroristes retranchés dans l'hôtel Taj Mahal.

À Mumbai, les unités d'élite indiennes sont venues à bout, samedi, des derniers terroristes qui étaient retranchés à l'hôtel de luxe Taj Mahal, au terme d'une opération d'envergure entreprise il y a plus de 48 heures.

Trois terroristes ont été abattus lors de l'assaut final, ce qui fait que tout les assaillants ont été tués, a indiqué le chef de la police.

Le bilan de ces attaques minutieusement planifiées s'établit maintenant à 195 morts, dont une vingtaine d'étrangers, et près de 300 blessés.

Un soldat indien prend position près de Nariman House.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un soldat indien prend position près de Nariman House.

Photo : AFP / Pedro Ugarte

À Nariman House, deux terroristes ont été tués vendredi par les unités d'élite qui ont investi les lieux. Cinq cadavres ont été découverts sur place.

En soirée, vendredi, les commandos ont mis fin à leur opération au complexe résidentiel, qui abrite les locaux d'une organisation juive orthodoxe. Parmi les otages, se trouvaient un rabbin et, selon les versions, de 4 à 10 autres personnes. Le mouvement Chadad-Lubavitch a confirmé que le rabbin et sa femme sont au nombre des victimes.

À l'hôtel Oberoi-Trident, les forces de sécurité indiennes ont annoncé avoir pris le contrôle de l'établissement, après une opération qui aura duré de nombreuses heures. Un responsable a déclaré à la presse que 24 cadavres avaient été découverts à l'intérieur, ce qui porte le bilan des attentats à 143 morts. Plus tôt, des dizaines d'otages ont été aperçus quittant les lieux, dont un chef transportant un bébé. Selon le Times of India, plusieurs clients de l'hôtel avaient des bagages sur lesquels on trouvait un drapeau canadien. Deux assaillants ont été abattus, selon les forces de l'ordre. Le site est calme depuis maintenant plusieurs heures.

Carte de MumbaiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le lieu des attaques de ces journées sanglantes, des sites touristiques.

De l'origine des assaillants

Les autorités indiennes continuent par ailleurs de distiller de l'information au sujet des assaillants. Selon le Times of India, les terroristes avaient entre 18 et 25 ans. Ils étaient équipés d'un fusil d'assaut AK-47 avec deux chargeurs de balles, d'un pistolet et de 8 à 10 grenades.

Le quotidien indique que 12 terroristes seraient venus du Gujarat, un État de l'est de l'Inde et que trois des assaillants de l'hôtel Taj Mahal auraient été membres du Lashkar-i-Tayyiba, un des groupes armés qui luttent contre la présence indienne au Cachemire.

L'organisation, qui a été impliquée dans une attaque contre le Parlement indien en 2001, a démenti être impliquée dans les attentats de Mumbai. Un groupe islamiste se faisant appeler les Moudjahidines du Deccan a revendiqué les attentats, mais il est impossible de vérifier l'authenticité de cette information.

Ce groupe, méconnu, dit réclamer la libération de prisonniers musulmans. Des conversations téléphoniques avec certains assaillants diffusés sur les ondes de stations de télévision indiennes ont également fait état de revendications qui ont trait au traitement des musulmans indiens et à la situation au Cachemire.

Le quotidien britannique London Evening Standard cite pour sa part des sources indiennes selon lesquelles deux terroristes seraient des Britanniques d'origine pakistanaise. Le gouvernement britannique reste prudent à ce sujet. « Je ne voudrais pas tirer de conclusions hâtives à ce sujet », a dit le premier ministre Gordon Brown.

L'AFP rapporte pour sa part avoir parlé à une source au sein du service indien de renseignement intérieur, qui soutient qu'un terroriste qui a été arrêté avait pris une chambre à l'hôtel Oberoi/Trident quatre jours avant que les autres membres du groupe ne débarquent à Mumbai.

« Il est arrivé bien avant que l'essentiel des terroristes ne débarquent par bateau », a déclaré le responsable sous le couvert de l'anonymat. « Il a utilisé la chambre pour stocker des explosifs », dont 40 grenades, « et des armes, pour une opération de longue durée ». L'homme serait actuellement interrogé.

Lieux touristiques visés

Les groupes armés qui ont pris Mumbai d'assaut mercredi ont attaqué divers endroits très fréquentés de la capitale économique indienne, dont la gare centrale Chhatrapati Shivaji, le café Leopold, l'hôpital Cama et le cinéma Métro. Les attaques ont été perpétrées à l'arme automatique et à la grenade sur une douzaine de sites. La pire tuerie a été commise à l'arme automatique à la gare centrale.

La vaste majorité des victimes confirmées jusqu'ici sont des Indiens, mais trois Allemands, deux Américains, deux Français, un Britannique, deux Canadiens, un Australien, un Italien et un Japonais ont aussi perdu la vie. Les forces de l'ordre déplorent 14 morts, dont celle du chef de l'escouade antiterroriste de Mumbai, Hemant Karkare.

Le nombre de ressortissants étrangers tués pourrait toutefois augmenter sensiblement au cours des prochaines heures. Plusieurs témoignages ont clairement établi que les assaillants étaient particulièrement à la recherche d'Américains et de Britanniques.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, et Times of India

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