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Crise à Ottawa

Jim Flaherty

Jim Flaherty (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les partis d'opposition annoncent unanimement leur intention de ne pas appuyer l'énoncé économique du ministre des Finances, Jim Flaherty.

À Ottawa, les trois partis d'opposition ont annoncé leur intention de voter contre l'énoncé économique déposé jeudi par le ministre des Finances, Jim Flaherty (voir notre nouvelle sur le sujet).

Cet énoncé ne contient pas les mesures nécessaires, selon eux, pour affronter la crise économique.

Pour le chef de l'opposition officielle, le libéral Stéphane Dion, son parti ne peut appuyer l'énoncé du ministre Flaherty, « car ce n'est pas un plan pour stimuler l'économie. C'est un plan pour cacher un déficit qui montera à 6 milliards de dollars l'année prochaine. » Selon lui, le plan contient en outre des compressions imprécises qui touchent des services et des programmes, ainsi que des ventes d'actifs non précisées.

Les néo-démocrates sont eux aussi opposés à cet énoncé. Ils estiment que l'essentiel de son contenu n'a rien à voir avec la crise. Selon eux, des mesures comme la suspension du droit de grève dans la fonction publique, l'abolition de certains recours pour obtenir l'équité salariale ainsi que la mesure qui vise à suspendre le financement public aux partis politiques relèvent de l'idéologie, plutôt que de l'économie.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, tient un discours identique et ajoute que Stephen Harper est irresponsable. « Le premier ministre a choisi d'étouffer l'économie. Le premier ministre a décidé de laisser tomber les entreprises, les régions et les gens. Le gouvernement conservateur a abdiqué toutes ses responsabilités », a dit M. Duceppe.

Une seule mesure aura rallié les partis d'opposition, celle touchant les Fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR). Ceux qui en détiennent se verront retirer 25 % moins d'argent que prévu de leur bas de laine, en 2008 et ainsi liquider moins rapidement leurs avoirs.

Des élections? Pas forcément

Étant donné que cet énoncé économique va faire l'objet d'un vote de confiance, la possibilité que le gouvernement soit de nouveau renversé refait surface.

Toutefois, les partis d'opposition n'ont pas soulevé clairement l'éventualité d'envoyer une fois de plus les Canadiens aux urnes. On a par exemple vu, dans le passé, que les députés d'opposition se présentent en nombre insuffisant en Chambre au moment du vote, de sorte que même s'ils se prononçaient contre, le gouvernement remportait quand même le vote.

Le libéral Stéphane Dion a néanmoins précisé que tous ses députés seraient en Chambre au moment du vote. Le bloquiste Gilles Duceppe a pour sa part été ovationné par les deux autres partis d'opposition lorsqu'il a annoncé son intention de se prononcer contre l'énoncé.

Le porte-parole du NPD en matière de finances, Thomas Mulcair, a même soulevé une hypothèse qui a rarement été vue. Il a rappelé que, selon la Constitution, si un gouvernement perd un vote de confiance dans les premiers mois de son mandat, la gouverneure générale a le pouvoir de demander aux partis de l'opposition de former le gouvernement.

Une situation semblable s'est déjà produite, en Ontario, en 1985.

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