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Flaherty économise, et suspend des droits

Jim Flaherty, lors de son énoncé économique

Jim Flaherty

Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

Radio-Canada
Mis à jour le 

Dans son énoncé économique, le ministre des Finances présente des mesures qui, dit-il, lui permettront d'avoir un budget équilibré, comme la suspension temporaire du droit de grève des employés fédéraux et du recours aux tribunaux pour les questions d'équité salariale.

À Ottawa, le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a présenté jeudi sa mise à jour économique à la Chambre des communes.

M. Flaherty affirme que la réduction de ses dépenses lui permettra d'éviter un déficit cette année et pour les quatre prochaines années. Il précise bien toutefois que cet équilibre n'est pas « garanti », compte tenu du contexte économique mondial actuel.

Les projections économiques sont maintenant beaucoup plus sombres que lors du dépôt de notre dernier budget. Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à une croissance du produit intérieur brut réel d'à peine 0,6 % cette année et 0,3 % l'an prochain

Jim Flaherty

Jim Flaherty prévoit un surplus de 800 millions de dollars pour l'année en cours et jusqu'à 100 millions de dollars en 2010-2011. Il prévoit qu'il remontera ensuite, pour dépasser le milliard de dollars chaque année, jusqu'en 2013-2014.

Le gouvernement prend certaines mesures pour atteindre cet objectif. Il oblige les élus et la fonction publique à se serrer la ceinture, il réduit les subventions aux partis politiques, et limitera les salaires et suspendra le droit de grève des employés fédéraux jusqu'en 2011.

Moins de financement public

Le gouvernement confirme la mesure annoncée mercredi, en éliminant la subvention de 1,75 $ par vote reçu que les contribuables versent aux politiciens et à leurs partis, à compter du 1er avril 2009. Cette mesure ferait économiser 28 millions de dollars à Ottawa. Les partis devront donc compter en premier lieu sur le soutien financier de leurs membres et de leurs donateurs.

Les ministres et sous-ministres devront limiter leurs dépenses de déplacement, d'accueil, de participation à des conférences, d'échanges et de services professionnels, y compris les dépenses consacrées aux sondages, aux services d'experts-conseils et aux services juridiques externes.

En élargissant la portée du nouveau Système de gestion des dépenses établi en 2007 pour tous les ministères, le ministre des Finances croit qu'il pourra aller chercher jusqu'à 15 milliards de dollars dans les cinq prochains exercices. Ce système de gestion inclut aussi la possibilité de vendre des biens publics.

Ce système constitue un outil très précieux dans nos efforts pour maintenir un budget équilibré, de pair avec les autres mesures annoncées aujourd'hui.

Jim Flaherty

Ottawa veut en outre limiter la croissance des salaires dans le secteur public à des augmentations annuelles de 2,3 % en 2007-2008 et de 1,5 % les trois années suivantes. Cette restriction s'appliquera aussi aux députés, aux sénateurs, aux ministres et aux hauts fonctionnaires. Ces mesures pourraient faire économiser 600 millions au gouvernement.

Des droits suspendus

La loi suspendra aussi, dans le secteur public et dans certaines sociétés d'État, jusqu'à la fin de 2010-2011, le droit de grève pour des motifs liés aux salaires.

Les conservateurs veulent aussi interdire le recours aux tribunaux pour régler les cas d'équité salariale. L'équité salariale deviendra ainsi un élément à part entière dans les négociations collectives.

Répit pour les retraités

Bonne nouvelle pour les retraités qui détiennent un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Ils ne seront pas obligés de retirer autant d'argent que prévu de leur FERR en 2008. « Ainsi, pour une personne qui devrait retirer 10 000 $ de son FERR en 2008, le retrait requis sera réduit à 7500 $ », a expliqué le ministre Flaherty.

Les conservateurs semblent donc se croiser les doigts et miser davantage sur les compressions de dépenses pour équilibrer le budget que sur de nouvelles mesures pour faire face au ralentissement économique, ou à la « récession technique ».

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