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Le pétrole poursuit son déclin

Des courtiers à la bourse du pétrole de New York

Photo : AFP / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les marchés pétroliers sont orientés à la baisse, les investisseurs s'attendant à ce que les statistiques sur les réserves américaines, publiées cet avant-midi, témoignent du ralentissement de la consommation énergétique.

Le cap symbolique des 50 $US pour un baril de pétrole brut a presque été franchi, mercredi matin, à la Bourse de Londres en raison des signes de plus en plus tangibles d'une probable diminution de la consommation pétrolière l'an prochain par rapport à cette année.

Pour un nombre de plus en plus grand d'analystes, il faut s'attendre à ce que la demande mondiale se contracte en 2009, et ce, pour la première fois en 25 ans.

Depuis son sommet historique de 147 $US le baril, atteint en juillet dernier, la valeur du baril de pétrole brut sur les marchés s'est littéralement effondrée, perdant depuis les deux tiers de sa valeur.

« Nous pensons que les cours vont encore baisser jusqu'à l'annonce d'éléments montrant que les États-Unis pourraient en finir avec la récession », expliquent à ce propos les analystes de la firme CFC Seymour Securities de Hong Kong. Ces derniers s'attendent à ce que le baril de brut chute à 43 ou 44 $US, avant de reprendre sa progression.

À plus court terme, il semblerait bien que la publication attendue cet avant-midi des plus récentes statistiques hebdomadaires sur les réserves pétrolières américaines déprime les marchés et tire le baril encore un peu plus vers le fond.

À moins d'une surprise majeure, ces statistiques officielles devraient indiquer que les stocks de produits pétroliers de la première économie mondiale ont encore augmenté au cours de la dernière semaine en raison du grippage de l'économie américaine.

Et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, l'OPEP, semble pour sa part incapable d'influencer les cours vers le haut, comme en témoigne les réductions de production de quelque deux millions de barils par jour annoncées depuis septembre, des réductions qui n'ont, en fait, eu aucun effet sur des marchés déprimés.

L'OPEP a même contribué, mercredi, au déclin de la valeur du brut en laissant entendre, par la voix de son président, l'Algérien Chakib Khelil, que la réunion d'urgence du 29 novembre prochain pourrait ne déboucher sur aucune décision concrète quant au rythme de production.

Vers 7 h 30 mercredi matin, heure de Montréal, le Brent de la Mer du Nord valait 51,51 $US, en baisse de 0,64 % par rapport à la veille. À New York, le « Light Sweet Crude » valait quant à lui 54,31 $US.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, et Reuters

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