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Rencontre à saveur d'armistice

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux semaines après son élection, Barack Obama rencontre son ancien adversaire John McCain à Chicago.

Deux semaines après que les urnes eurent parlé, le président élu Barack Obama a rencontré son adversaire de naguère, John McCain, à Chicago, lundi. À l'issue de cette rencontre d'une heure, celui qui sera le 44e président américain a déclaré qu'il comptait travailler avec son ancien adversaire pour « remettre d'aplomb le pays ».

Les deux hommes se sont rencontrés dans les bureaux du quartier général de transition d'Obama pour la première fois depuis l'élection. Rahm Emanuel, le futur secrétaire général de la Maison-Blanche, y assistait, tout comme le sénateur républicain de la Caroline du Sud, Lindsey Graham, un proche de M. McCain.

Si cette rencontre ouvre la porte aux spéculations sur un futur rôle possible du républicain défait dans le prochain gouvernement, rien de concret n'en est ressorti. Interrogé pour savoir s'il comptait aider le gouvernement Obama, McCain y est allé d'un évasif « évidemment ».

« Nous espérons travailler ensemble »

« En ce moment fondateur de l'histoire, nous croyons que les Américains de tous partis souhaitent et ont besoin que leurs responsables travaillent ensemble pour changer les mauvaises habitudes de Washington », ont déclaré les deux hommes dans un communiqué commun.

« Nous espérons travailler ensemble dans les jours et les mois à venir » sur les dossiers de la crise financière, d'une nouvelle économie énergétique et sur la protection de la sécurité nationale, concluent-ils.

Les deux hommes partagent des points de vue sensiblement identiques sur des questions telles que le réchauffement climatique ou des réformes éthiques. Le futur président pourrait aussi chercher l'appui de John McCain pour faire passer des mesures économiques au Congrès.

Dans une interview donnée dimanche à l'émission 60 minutes du réseau CBS, Barack Obama a affirmé qu'au moins un républicain ferait partie de son gouvernement. Il se plaît d'ailleurs à se placer dans les pas de l'ancien président républicain Abraham Lincoln. Celui-ci s'était efforcé, à partir de 1861, de maintenir l'unité du pays au cours d'une sanglante guerre civile, alors que les États du Sud voulaient faire sécession.

À l'image de ses prédécesseurs

Plusieurs prédécesseurs au bureau ovale ont tenu de telles rencontres avec leur adversaire de campagne. En 1992, George Bush père avait reçu Bill Clinton à peu près à la même date - le 18 novembre - après avoir échoué dans sa tentative d'obtenir un second mandat.

Huit ans plus tard, son fils et Al Gore s'étaient aussi rencontrés une semaine après que la Cour suprême eut statué contre le dépouillement judiciaire des votes en Floride. L'entretien avait duré 20 minutes.

George W. Bush a aussi reçu Barack Obama à la Maison-Blanche mercredi dernier. Cette rencontre n'a toutefois pas la même signification, vu que les deux hommes ne se sont pas affrontés en campagne électorale.

Des démocrates dans les négociations

Jeudi, M. Obama avait déjà orchestré une rencontre avec son ancienne rivale à l'investiture démocrate, Hillary Clinton, en tenant secret son contenu, mais sans démentir les rumeurs qui la donnent future secrétaire d'État.

Le lendemain, il rencontrait un ancien opposant lors des primaires démocrates, le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson. En raison de son précédent rôle d'ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, il pourrait aussi prétendre au poste de secrétaire d'État.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et New York Times

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