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L'OPEP veut mettre fin à la dégringolade

Bourse du pétrole au Koweït

Photo : AFP / YASSER AL-ZAYYAT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole devrait se réunir d'urgence au Caire, à la fin novembre, pour tenter d'enrayer l'effondrement des cours du pétrole. Jeudi, le baril a frôlé les 50 $US.

Des perspectives économiques mondiales chaque jour plus sombres entraînent les cours du pétrole, à des niveaux records l'été dernier, dans une chute qui semble sans fin.

Et jeudi, alors que les grands marchés pétroliers mondiaux demeuraient fébriles, plusieurs sources laissaient entendre que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, l'OPEP, allait se réunir d'urgence au Caire, à la fin du mois.

Cette réunion, qui devancerait de trois semaines une rencontre régulière des membres du cartel, permettrait à l'OPEP d'envisager divers scénarios destinés à enrayer l'effondrement des cours.

Déjà, l'OPEP a, le mois dernier, tenté de venir en aide aux marchés en réduisant de 1,5 million de barils sa production quotidienne, mais l'initiative n'a eu pratiquement aucun effet sur les prix.

D'ailleurs, l'apparente imperméabilité des prix face aux initiatives de l'OPEP a amené certains analystes, comme Julian Jessops, du cabinet capital Economics, à prétendre que « le fait que les prix aient continué à baisser illustre l'impuissance du cartel face à la détérioration rapide de la demande ».

M. Jessops, sceptique quant au pouvoir de l'OPEP sur les prix, observe à ce propos que des réductions de production décrétées par l'OPEP en 2001 et 2002 n'ont porté fruits qu'en 2004.

Pour plusieurs analystes, l'effondrement des cours pétroliers, passés de 147 $US le baril en juillet à un peu plus de 50 $US le baril jeudi, s'explique essentiellement par la combinaison d'un pétrole trop cher, du ralentissement de l'économie mondiale et d'une crise financière qui a retiré du marché un grand nombre de spéculateurs.

Et ce tableau ne cesse de se renforcer au fur et à mesure que sont publiées de nouvelles données, plus inquiétantes les unes que les autres.

Jeudi seulement, les marchés ont dû supporter une nouvelle révision à la baisse des prévisions de demande mondiale de pétrole et, quelques heures plus tard, la publication de données sur les réserves de produits pétroliers américains qui montrent une hausse de celles-ci.

Ainsi, l'Agence internationale de l'Énergie a revu à la baisse ses prévisions de demande pour 2008 et 2009, à 86,2 et 86,5 millions de barils par jour, contre 86,5 et 87,2 millions de barils par jour le mois dernier. Et encore, ces dernières prévisions avaient elles-mêmes été revues à la baisse.

Pour ce qui est des prix à proprement parler, l'AIE croit que le baril de brut devrait trouver preneur en 2009 pour environ 80 dollars américains, alors que la dernière évaluation, voilà trois mois, tablait sur un prix moyen de 110 dollars le baril.

Le département américain de l'Énergie, lui, a mis son grain de sel dans un marché baissier en confirmant la rumeur qui voyait les réserves pétrolières des États-Unis, premier consommateur mondial, s'accroître encore cette semaine.

En fait, si les stocks américains de brut sont demeurés relativement stables cette semaine, les stocks d'essence, eux, ont bondi de 2 millions de barils, alors que les prévisionnistes s'attendaient à une hausse plus modeste de 300 000 barils.

À New York, le « Light Sweet Crude » s'échangeait en milieu d'après-midi à un peu plus de 56 $US le baril après avoir atteint, quelques heures plus tôt, à 54,67 $US, son plus bas niveau depuis janvier 2007.

Et à Londres, le Brent de la Mer du Nord tâchait de se maintenir à un peu plus de 55 $US, après avoir connu, lui aussi, une matinée très difficile qui l'a entraîné dans un creux de 22 mois, à 50,60 $US.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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