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Les victimes réclament davantage

Des victimes de la thalidomide manifestent à Londres, devant l'ambassade d'Allemagne.

Des victimes de la thalidomide manifestent devant l'ambassade d'Allemagne à Londres.

Photo : AFP / Leon Neal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les victimes canadiennes de la thalidomide se joignent à un mouvement international qui réclame de nouvelles compensations à l'entreprise pharmaceutique allemande Grunenthal.

L'Association canadienne des victimes de la thalidomide unit ses efforts à ceux d'un mouvement international qui réclame une nouvelle ronde de compensation financière à la firme pharmaceutique allemande Grunenthal.

La thalidomide est un somnifère qu'on prescrivait aux femmes enceintes dans les années 1960 et qui s'est avéré être à l'origine de malformations importantes chez plusieurs enfants. Au Canada, ce médicament est jugé responsable de la naissance, entre 1961 et 1962, d'au moins 125 enfants venus au monde difformes, sans bras, sans jambes ou encore atteints de handicaps visuels.

Au début des années 1990, le gouvernement du Canada a versé un dédommagement de 80 000 $ à chacun des survivants pour motif humanitaire. Aujourd'hui, les survivants de la thalidomide entreprennent des démarches pour réclamer des compensations à Grunenthal, manufacturier initial du médicament.

Ces nouvelles requêtes sont justifiées selon la directrice générale de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide, Mercédes Benegbi, qui précise que les 80 000 $ versés à chaque victime par Ottawa n'ont suffi, dans bien des cas, qu'à financer l'adaptation des logements ou des maisons aux besoins spéciaux des personnes handicapées par la thalidomide.

La thalidomide a été mise en marché pour la première fois en 1957, en Allemagne. On la prescrivait aux femmes enceintes pour combattre les nausées et autres malaises reliés à la grossesse.

Or, lorsqu'elle était consommée durant les trois premiers mois de la grossesse, la thalidomide perturbait le développement du foetus.

Entre 10 000 et 15 000 enfants seraient nés dans le monde avec des anomalies ou des difformités liées à la thalidomide avant qu'on retire ce médicament. Un grand nombre, lourdement hypothéqué, n'a pas survécu à leur première année de vie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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