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Lumière sur l'enlèvement

Mellissa Fung

Mellissa Fung

Photo : La Presse canadienne / PC/Ho-CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La journaliste de la CBC, enlevée en octobre à Kaboul, a été libérée samedi par ses ravisseurs. Des chefs tribaux afghans seraient à l'origine de cette libération.

La journaliste du réseau anglais de Radio-Canada (CBC), Mellissa Fung, dont l'enlèvement le mois dernier en Afghanistan avait été tu pour des raisons de sécurité, aurait dû sa libération de samedi à l'intervention de chefs tribaux afghans.

C'est du moins ce qu'ont affirmé dimanche matin les autorités afghanes. Les services secrets afghans ont d'ailleurs indiqué que trois suspects avaient été arrêtés relativement à l'enlèvement de Mme Fung. Il s'agirait de criminels et non d'insurgés talibans.

La journaliste de 36 ans avait été enlevée le 12 octobre dernier, à son retour d'un reportage dans un camp de réfugiés en banlieue de Kaboul. Elle en était à son deuxième reportage en Afghanistan. Selon des informations rapportées dans La Presse, c'est l'interprète afghan de Mme Fung qui aurait contacté les autorités immédiatement après son kidnapping.

Toujours selon La Presse, CBC aurait fait appel à une firme afghane de sécurité privée spécialisée dans la libération d'otages pour négocier la libération de Mellissa Fung. Cette dernière aurait été relâchée après 10 jours d'intenses négociations.

La journaliste a raconté après sa libération qu'elle était détenue dans une cave étroite dans la province de Wardak, un bastion taliban. Durant sa dernière semaine de captivité, elle est demeurée les mains et les pieds attachés, les yeux bandés, livrée à elle-même. Elle n'a pas été maltraitée.

Soulagement au Canada

Samedi, Mme Fung a été transportée à l'ambassade canadienne à Kaboul, où elle doit subir une batterie d'examens médicaux. Selon les premières indications, elle est en bonne santé. Elle sera de retour au pays au cours des prochains jours.

« Lorsqu'elle sera prête, Mme Fung retrouvera les membres de sa famille, les arrangements pour cette réunification ayant été pris. Sa famille a été informée de la situation tous les jours durant sa captivité et elle a été partie aux efforts déployés dès le premier jour », indiquait un communiqué publié samedi par CBC/Radio-Canada.

Le président-directeur général du diffuseur public, Hubert T. Lacroix, a tenu à remercier « tous ceux qui ont contribué aux efforts en vue d'obtenir la libération de Mme Fung », particulièrement les représentants des différents médias, qui se sont abstenus d'ébruiter l'affaire, pour éviter de mettre la vie de la journaliste en danger.

L'éditeur de CBC News, John Cruickshank, fait l'annonce de la libération de Mellissa FungAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'éditeur de CBC News, John Cruickshank, fait l'annonce de la libération de Mellissa Fung

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

« Pour ne pas mettre en péril la vie de Mellissa et celle des journalistes travaillant dans la région, nous avons suivi la recommandation des experts en sécurité et demandé à nos collègues des médias de ne rien publier sur son enlèvement  », a de son côté déclaré le directeur du service des nouvelles de CBC, John Cruickshank. « Par conséquent, nous ne pourrons donner que des renseignements généraux sur les événements des trois dernières semaines », a-t-il ajouté.

Mellissa Fung avait elle-même donné l'alerte sur son rapt grâce à son téléphone portable. Elle avait indiqué que ses ravisseurs n'étaient pas des résistants talibans, mais plutôt des brigands.

Pas de rançon

Réagissant à la nouvelle, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s'est réjoui de la libération de Mme Fung. Il a remercié tous ceux qui ont participé à sa libération, particulièrement les responsables afghans. Il a déclaré avoir parlé à Mellissa Fung. Selon lui, elle a tenu à rassurer ses collègues sur son état de santé.

Il a soutenu que, conformément aux politiques d'Ottawa et à celles de Radio-Canada, aucune rançon n'a été versée en échange de la libération de Mme Fung. Il a ajouté que pour des raisons de sécurité, il ne pouvait donner plus de détails.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et La Presse

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