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Aux urnes le 8 décembre

Radio-Canada

Le premier ministre Charest déclenche des élections générales. Il dit vouloir un mandat fort pour gouverner en cette période de « tempête économique ».

Jean Charest et Michelle Dionne Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

C'est confirmé, les Québécois et Québécoises sont conviés aux urnes le 8 décembre. Le premier ministre Jean Charest s'est rendu mercredi matin chez le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne pour lui demander de dissoudre le Parlement et de déclencher des élections générales.

Le scrutin aura lieu le 8 décembre.

En point de presse sur la promenade Samuel-de-Champlain à Québec, M. Charest a justifié le déclenchement des élections en disant que le Québec avait besoin d'un gouvernement stable et fort pour faire face à « la tempête économique ».

M. Charest demande ainsi à la population de lui donner un mandat clair, soit majoritaire, pour traverser la crise qui s'annonce. Selon lui, un gouvernement minoritaire n'est pas l'idéal pour le Québec en ces temps incertains.

Les Québécois savent très bien qu'un gouvernement minoritaire est un gouvernement instable. Les Québécois savent aussi que pendant une tempête, il ne devrait pas y avoir trois paires de mains sur le gouvernail. Je suis profondément convaincu que ça prend de la stabilité politique pour avoir de la prospérité économique.

Jean Charest

L'économie sera donc au coeur de la campagne libérale, d'où le slogan « l'économie d'abord, oui ».

Le chef libéral estime que les Québécois ne devront répondre qu'à une seule question au cours de la campagne , soit: « à quelle équipe font-ils confiance pour diriger le Québec en cette période économique difficile? »

M. Charest a ajouté que si le Québec est bien placé pour affronter la crise, c'est notamment en raison des actions de son gouvernement, notamment les investissements en infrastructures et les baisses d'impôt de un milliard de dollars accordés à la classe moyenne. Il en a profité pour lancer ces premières flèches envers les partis d'opposition pour s'être opposés à ces deux mesures.

Si on avait écouté Pauline Marois et Mario Dumont, aujourd'hui le Québec serait en récession. Si on avait écouté Pauline Marois et Mario Dumont, les familles de la classe moyenne auraient moins d'argent. Si on avait écouté Pauline Marois et Mario Dumont, il y aurait plus de chômeurs aujourd'hui au Québec. On a bien géré l'économie du Québec. La rigueur de notre gestion de l'État fait qu'aujourd'hui on est mieux préparé pour faire face à un ralentissement économique.

Jean Charest

M. Charest affirme avoir compris le message que la population lui a lancé lors des dernières élections en l'élisant à la tête d'un gourvernement minoritaire. Depuis, il dit avoir fait ses devoirs et estime avoir beaucoup écouté les Québécois.

Un blitz de 33 jours

La campagne qui commence durera 33 jours et devrait coûter 83 millions de dollars.

À la dissolution du Parlement, le PLQ détenait 48 sièges, l'ADQ, 39, et le PQ, 36. Il y a aussi deux sièges vacants.

Il faut au moins 63 sièges pour obtenir la majorité.

L'Assemblée nationale sera convoquée le 13 janvier pour une nouvelle session.