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Embellir la situation

Gilles Taillon

Gilles Taillon

Photo : La Presse canadienne / Clément Allard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tandis que l'ADQ accuse le gouvernement de dépenser plus pour des élections que pour atténuer les effets d'un ralentissement économique, le PQ s'interroge sur la validité des données de la ministre des Finances.

Les réactions n'ont pas tardé mardi après la présentation par la ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, d'une série de mesures pour atténuer les effets de la crise du crédit et du ralentissement économique.

Le porte-parole adéquiste en matière de finances, Gilles Taillon, a accusé le gouvernement de dépenser moins dans ses mesures cette année qu'il en coûtera pour déclencher des élections.

Il constate que le gouvernement libéral prévoit injecter 81 millions de dollars pour contrer les effets du ralentissement économique en 2008-2009, alors que la tenue d'élections au Québec coûtera au moins 85 millions de dollars.

Une question de chiffres

Gilles Taillon a aussi exprimé des doutes à propos de la validité des chiffres présentés par Monique Jérôme-Forget. Il croit que l'impact du ralentissement de l'économie est plus important que ce que le gouvernement avance. Il a même parlé de « maquillage » en ce qui concerne la dette et des réserves « fictives ».

Il cite le vérificateur général qui a déterminé que pendant certaines années, le budget était en déficit. Or, ce déficit a été transféré sur la dette. Gilles Taillon estime ainsi qu'il n'est pas possible d'avoir de surplus parce que les méthodes comptables de l'époque n'étaient pas les bonnes. C'est pourquoi il conteste le surplus de 2,3 milliards de dollars avancé par Monique Jérôme-Forget.

« Il y a quelque chose de rose dans la présentation de la situation et cette situation rose là nous réserve des mauvaises nouvelles pour l'avenir. Et le déficit croît l'année prochaine, on n'est pas vraiment au déficit zéro, on est dans une situation problématique au Québec. Le travail n'a pas été fait. »

— Une citation de  Gilles Taillon

Le montant du déficit qui a été constaté par le vérificateur général dans son rapport publié mardi est de 5,8 milliards.

Réaction du Parti québécois

Le porte-parole du Parti québécois en matière de finances, François Legault, exige que la ministre dépose au plus vite les états financiers du Québec en date du 31 mars dernier. Le deuxième parti d'opposition à l'Assemblée nationale remet ainsi en question la vraisemblance du surplus qui viendrait éponger le déficit pendant deux ans.

Selon lui, le gouvernement présentait un déficit de 5,7 milliards de dollars au 31 mars 2007, en incluant notamment l'éducation et la santé dans le périmètre comptable. Il s'étonne donc que la ministre parle maintenant d'un surplus de 2,3 milliards.

Selon les données avancées par François Legault, le Québec était plutôt en déficit de 3 milliards de dollars au 31 mars dernier.

« Je demande à la ministre des Finances de déposer rapidement, étant donné qu'il y a une campagne électorale qui va être lancée demain, les états financiers au 31 mars 2008 pour voir si oui ou non il y a une réserve de 2,3 milliards de dollars, parce que selon nos calculs, la réserve au 31 mars 2008 s'élève à environ moins 3 milliards de dollars. »

— Une citation de  François Legault
Avec les informations de La Presse canadienne

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