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Les annonces se succèdent

Radio-Canada

Tandis que l'ex-journaliste de TQS Gérard Deltell se joint à l'ADQ et que le libéral Jean-Marc Fournier annonce son retrait, le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Réjean Hébert, se rallie au Parti québécois.

L'ADQ et le PQ placent leurs pions en vue du déclenchement imminent d'élections générales au Québec.

Ainsi, lundi, on apprend que le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, le Dr Réjean Hébert, va se présenter sous les couleurs du PQ dans le fief libéral de Saint-François, en Estrie.

Le Dr Hébert, qui dit avoir reçu de Pauline Marois en personne l'assurance que la santé sera au coeur des préoccupations d'un éventuel gouvernement péquiste, affrontera dans Saint-François l'actuelle ministre libérale des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.

Mme Gagnon-Tremblay a remporté sept campagnes électorales consécutives dans sa circonscription, ce qui a d'ailleurs fait dire au Dr Hébert qu'il ne se « présente pas contre Monique Gagnon-Tremblay; je me présente pour servir mes concitoyens, comme elle l'a fait durant 23 ans », avant d'ajouter qu'« il faut avoir du respect pour cela ».

Lors de la dernière campagne électorale, en 2007, la candidate libérale l'avait emporté avec une avance de 2700 voix sur la péquiste Mariette Fugère.

En septembre dernier, Radio-Canada faisait état de rumeurs voulant que le Dr Hébert puisse endosser les couleurs péquistes dans Saint-François, mais le principal intéressé avait alors nié cette information.

De TQS à l'ADQ

L'ADQ a confirmé dimanche que Gilles Taillon ne sera pas candidat dans la circonscription de Chauveau, dans la région de Québec, lors du prochain scrutin. Ce sera plutôt Gérard Deltell, ancien journaliste du réseau TQS, qui prendra, selon ce qu'a appris Radio-Canada, le relais.

M. Deltell, qui a passé les dernières années de sa carrière comme courriériste parlementaire à Québec et qui a admis avoir été courtisé, au fil des années, par tous les partis, a affirmé lors d'une entrevue à Radio-Canada, lundi matin, qu'il se sent naturellement plus à l'aise avec les idées de l'ADQ.

Gilles Taillon en décembre 2007

Gilles Taillon en décembre 2007

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

M. Taillon devrait quant à lui annoncer cette semaine qu'il se portera de nouveau candidat, mais dans une autre circonscription. Selon La Presse, il se présenterait dans Papineau, en Outaouais, une circonscription actuellement détenue par le whip en chef du gouvernement, Norman MacMillan. Ce dernier, avec 12 500 voix, l'a emporté par plus de 4000 voix sur le péquiste Gilles Hébert, en mars 2007. L'ADQ était arrivé au 3e rang, avec un peu plus de 9300 voix.

M. Taillon choisirait cette circonscription moins sûre pour se rapprocher de son épouse. Celle-ci réside toujours en Outaouais et éprouverait des problèmes de santé.

M. Taillon se représenterait par loyauté pour Mario Dumont, lui évitant une démission en début de campagne.

Le whip de l'ADQ, François Bonnardel, a confirmé samedi à la Presse canadienne que M. Taillon sera de nouveau candidat, mais n'a pas précisé dans quelle circonscription. M. Bonnardel, député de Shefford, a affirmé que les vieux partis faisaient face à une démobilisation de leurs troupes à l'approche d'un scrutin.

Le ministre Fournier se retire

Jean-Marc Fournier confirme qu'il ne briguera pas un nouveau mandat

Jean-Marc Fournier confirme qu'il ne briguera pas un nouveau mandat

C'est maintenant officiel: le leader du gouvernement libéral à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier, ne sollicitera pas un nouveau mandat lors des prochaines élections.

Il en a fait l'annonce dans une conférence de presse à Châteauguay, dimanche, confirmant les informations obtenues par Radio-Canada vendredi.

M. Fournier a précisé qu'il prenait un congé et qu'il ne quittait pas la vie politique. Il entend profiter de cette « pause de ressourcement » pour « vivre d'autres expériences » et « voir d'autres paysages ». Cela dit, il compte apprécier plusieurs paysages au cours de la prochaine campagne électorale à laquelle il prendra tout de même part aux côtés de Jean Charest.

Le député de Châteauguay a dressé un bilan élogieux de son passage à l'Assemblée nationale et au gouvernement, notamment comme ministre de l'Éducation. Il a indiqué que la grève étudiante, en 2005, a été l'un des moments forts de sa carrière politique. « C'était très intense », a-t-il dit.

Jean Marc-Fournier a souligné qu'il avait été « choyé » depuis sa première élection en 1994, en raison des différentes responsabilités qui lui ont été confiées.

Jean-Marc Fournier, 49 ans, a fait son entrée à l'Assemblée nationale en 1994. Il a été réélu dans Châteauguay lors des trois élections suivantes, la dernière fois avec une majorité de plus de 3000 voix sur l'adéquiste Chantal Marin.

En plus d'être le leader du gouvernement à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier est aussi ministre du Revenu et ministre responsable de la Réforme parlementaire. Auparavant, il a aussi été, notamment, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Jean-Marc Fournier laisse ainsi la circonscription de Châteauguay libre pour une candidature de prestige. Selon le quotidien La Presse, c'est Pierre Moreau, chef de cabinet du ministre de la Justice Jacques Dupuis, qui prendra la relève pour le Parti libéral dans cette circonscription.

L'Action démocratique du Québec y déléguera l'une des fondatrices du parti, Geneviève Tousignant.

Pas de retour pour Elsie Lefebvre

Elsie Lefebvre, en juin 2005, en compagnie de l'ex-députée péquiste Diane Lemieux

Elsie Lefebvre en juin 2005

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Au Parti québécois, l'ex-députée Elsie Lefebvre a renoncé à se présenter dans la circonscription d'Hochelaga-Maisonneuve, laissée vacante par le départ annoncé de Louise Harel.

Selon la Presse canadienne, Mme Lefebvre avait d'abord indiqué qu'elle serait candidate à l'investiture, après que Mme Harel eut annoncé son retrait de la vie politique, jeudi dernier. Mais Elsie Lefebvre, mère d'une petite fille depuis quelques mois, a plutôt décidé de se consacrer à son enfant.

L'ancienne députée de Laurier-Dorion avait été élue lors d'une élection partielle en 2004, avant de perdre contre le libéral Gerry Sklavounos, en mars 2007, par un peu plus de 1000 voix.

Deux candidates se feront la lutte lors de l'assemblée d'investiture péquiste du 8 novembre prochain dans Hochelaga-Maisonneuve. L'avocate Nathalie St-Pierre, défaite dans Fabre en 2003 par la ministre libérale Michelle Courchesne, a obtenu l'appui de l'exécutif du Parti québécois samedi. Elle se mesurera à Carole Poirier.

Hochelaga-Maisonneuve est un château fort péquiste sur l'île de Montréal. En mars 2007, Louise Harel y avait remporté plus de la moitié des suffrages, laissant l'Action démocratique du Québec et le PLQ loin derrière, avec 15 et 13 % des voix, respectivement.

Avec les informations de La Presse canadienne