•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les indices se multiplient

Le premier ministre Jean Charest à la période de questions
Radio-Canada

D'autres informations indiquent que le Québec pourrait être en élections en décembre. Le ministre Bachand annule sa mission en Chine et la ministre Jérôme-Forget reporte son énoncé économique.

De plus en plus de décisions semblent se prendre en fonction d'un déclenchement d'élections générales la semaine prochaine au Québec.

Le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, vient d'emboîter le pas au premier ministre, Jean Charest, et annule sa participation à la mission économique québécoise en Chine. De toute évidence, le premier ministre tient à ce que ses ténors économiques ne s'éloignent pas trop.

Jean Charest a désigné l'ancien premier ministre péquiste Pierre Marc Johnson pour diriger la délégation québécoise de la mission des leaders canadiens en Chine.

De son côté, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a annoncé qu'elle remettait la présentation de son énoncé économique au mardi 4 novembre prochain. Les réunions des comités sur les finances se multiplient à Québec et on apprend qu'il y aura une rencontre des grands argentiers des provinces, à laquelle participera Mme Jérôme-Forget, lundi prochain à Toronto.

Elle devrait donc livrer son énoncé économique le lendemain ou le surlendemain. Selon plusieurs spécialistes, les élections pourraient être annoncées tout de suite après.

Les possibilités d'élections sont fortement soutenues par deux sondages publiés dans des quotidiens, mardi, confirmant que le parti de Jean Charest avait la faveur des électeurs québécois.

Les deux partis d'opposition prennent d'ailleurs la chose au sérieux, et ne semblent pas vouloir d'élections hâtives. Tous deux disent qu'en situation de crise économique, le gouvernement doit être bien présent. Autant le Parti québécois que l'Action démocratique se disent prêts à collaborer avec le gouvernement Charest pour adopter un plan d'action efficace pour faire face au ralentissement économique.

Le Parti québécois prend la chose tellement au sérieux que sa machine est déjà pied d'oeuvre. L'autobus de campagne de la chef, Pauline Marois, est presque prêt et les organisateurs d'élections du Bloc québécois sont plus prêts que jamais, au lendemain d'une élection fédérale.