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Dénonciation en bloc du raid américain

Des Syriennes pleurent la mort de proches dans un raid héliporté de combattants américains.

Des Syriennes pleurent la mort de proches dans un raid héliporté de combattants américains.

Photo : AFP / RAMZI HAIDAR

Radio-Canada

La Syrie accuse les États-Unis d'agression terroriste pour le raid mené dimanche en territoire syrien. D'autres pays, notamment l'Égypte, le Liban, la Chine et la France, condamnent l'attaque américaine.

Les critiques fusent de toutes parts contre le raid mené par les États-Unis en territoire syrien, dimanche.

La Syrie parle d'agression terroriste de la part des Américains. D'autres pays, par exemple l'Égypte, le Liban, la Chine et la France, qualifient l'incursion américaine de « grave violation de la souveraineté de la Syrie ».

Quatre hélicoptères de combats américains ont participé au raid contre un village syrien, à la frontière avec l'Irak.

Un présumé membre d'Al-Qaïda tué

L'attaque a fait huit morts, dont un homme qui dirigeait un réseau d'infiltration de combattants étrangers en Irak. C'est ce que des responsables américains ont confié à divers médias sous le couvert de l'anonymat.

La BBC, par exemple, rapporte que le « passeur » tué est l'Irakien Abu Ghadiyah. La Maison-Blanche n'a pas confirmé ou nié cette information.

Abu Ghadiyah aurait été un ancien lieutenant d'Abou Moussab Al-Zarqaoui, le leader d'Al-Qaïda en Irak, tué en 2006.

Des Syriens veillent sur les corps de proches tués dans un raid mené par les États-Unis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Syriens veillent sur les corps de proches tués dans un raid mené par les États-Unis.

Photo : AFP / RAMZI HAIDAR

Les responsables américains non identifiés, qui ont parlé aux médias, qualifient le raid de « réussite ».

La Syrie indique que huit civils non armés sont morts dans l'attaque des Américains. Damas promet de défendre son territoire en cas de récidive. La Syrie n'exclut pas la possibilité de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU de cette affaire.

D'autres pays condamnent les États-Unis

L'Égypte a qualifié le raid héliporté américain de « grave violation de la souveraineté » de la Syrie, rapporte l'AFP.

Le Caire, l'un des alliés clés des États-Unis au Moyen-Orient, appelle les parties concernées « à s'abstenir de toute action ou mesure pouvant déstabiliser la région et à respecter les principes de bon voisinage », a conclu un porte-parole du gouvernement.

Pékin condamne aussi l'attaque américaine contre un village syrien, rapporte l'AFP.

« Nous nous opposons à toute action qui porte atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale d'autres pays », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu.

« Les parties concernées devraient gérer correctement cette affaire pour sauvegarder la paix et la stabilité au Proche-Orient », a-t-elle ajouté.

À Bruxelles, le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana s'est dit « préoccupé par le raid aérien qui a eu lieu en Syrie et qui a causé la mort de civils ».

Des Syriens préparent l'inhumation de proches tués dans un raid mené par les États-Unis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Syriens préparent l'inhumation de proches tués dans un raid mené par les États-Unis.

Photo : AFP / RAMZI HAIDAR

« Je viens juste de rentrer de Syrie où j'ai discuté des perspectives d'amélioration de la stabilité et de la sécurité dans la région avec les autorités. J'espère que la situation pourra rapidement revenir à la normale », a-t-il ajouté, sans citer les États-Unis.

La France a aussi exprimé sa « vive préoccupation » et a appelé à la « retenue » lundi, à la suite du raid américain.

« [Lla France] souhaite que toute la lumière soit faite sur cette opération qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des enfants », poursuit le communiqué de l'Élysée.

Le président de la République Nicolas Sarkozy « adresse aux familles des victimes et à leurs proches toutes ses condoléances », conclut le texte.

Pour sa part, le premier ministre libanais Fouad Siniora qualifie le raid héliporté d'une « inacceptable violation de la souveraineté syrienne ».

Dans un communiqué reçu par l'AFP, le premier ministre libanais affirme que « toute agression militaire contre un pays arabe -ou contre un petit État de la part d'un grand - est un acte inacceptable et injustifiable ».

De son côté, le Hezbollah chiite a qualifié le raid de « crime terroriste », dans un communiqué publié lundi soir.

« Si les États-Unis pensent que, grâce à ces crimes, ils poussent la région à accepter leurs politiques terroristes et expansionnistes, ils se font des illusions », ajoute le mouvement chiite.

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