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Une tape sur les doigts pour Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn

Photo : AFP / Franck Fife

Radio-Canada

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international estime que la relation de son directeur général avec une ex-employée était une erreur, mais qu'il n'a pas commis de favoritisme ou d'abus de pouvoir.

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) blanchit le directeur général de l'organisation, Dominique Strauss-Kahn, d'allégations de népotisme qui le visaient.

Le conseil estime que M. Strauss-Kahn n'a pas commis de harcèlement ou d'abus de pouvoir, et n'a pas fait preuve de favoritisme à l'endroit de Piroska Nagy, une ancienne responsable du département Afrique du FMI, avec qui il a reconnu avoir eu une liaison intime. Mme Nagy a démissionné en août dernier.

Tout au plus, l'exécutif du FMI affirme que M. Strauss-Kahn a commis une grave erreur. « Néanmoins, le conseil d'administration a noté que l'incident était regrettable et représentait une grave erreur de jugement de la part du directeur général, comme il l'a reconnu et comme il s'en est excusé », est-il écrit dans un communiqué du FMI publié samedi soir.

L'institution a précisé qu'elle avait accepté les excuses de Dominique Strauss-Kahn et qu'elle allait continuer à travailler avec le directeur général, qui reste donc en poste.

De son côté, M. Strauss-Kahn a dit, dans un communiqué, « beaucoup regretter l'incident et accepter la responsabilité ». Il a de nouveau présenté ses excuses au conseil, au personnel du FMI et à sa famille. Il a promis d'avoir une conduite exemplaire à l'avenir.

Le conseil d'administration, composé de 24 membres, a rendu sa décision à partir des conclusions d'une enquête indépendante. Il s'agissait de déterminer si le départ de Mme Nagy pour la Banque européenne de reconstruction et de développement avait été précipité, et si elle avait reçu un traitement de faveur.

Ancien ministre français des Finances au sein du gouvernement de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn a été nommé à la tête du FMI en septembre 2007 avec le mandat de réformer l'institution. Le FMI, qui regroupe 185 pays membres, est très impliqué dans la résolution de la crise financière mondiale à l'heure actuelle.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press