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L'OPEP resserre sa production

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Photo : La Presse canadienne / Victor R. Caivano

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisation des pays producteurs de pétrole réduit sa production de 1,5 million de barils par jour pour soutenir les prix de l'or noir, une décision que désapprouvent les pays consommateurs.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) réduit sa production de 1,5 million de barils par jour pour soutenir le prix du pétrole secoué par le ralentissement économique mondial.

Cette mesure, qui a été prise dans le cadre d'une réunion d'urgence des ministres de l'OPEP à Vienne, vendredi, sera en vigueur à partir du 1er novembre prochain.

Le prix du brut a perdu plus de 50 % de sa valeur depuis le mois de juillet.

Une décision mal reçue par les pays consommateurs

Ce repli de la production des pays de l'OPEP n'a pas tardé à faire réagir les principaux pays consommateurs de pétrole qui ont pour la plupart exprimé leur désaccord avec cette mesure. Plusieurs d'entre eux craignent en effet que cette mesure de l'OPEP n'entraîne une hausse des prix du pétrole alors que le monde est au bord d'une récession.

À Washington, la Maison-Blanche a qualifié cette décision de « contraire aux règles du marché » en précisant que la valeur des biens de consommation, dont le pétrole, doit être déterminée par des marchés ouverts et concurrentiels.

« Les prix élevés du pétrole ont contribué depuis l'an dernier à un ralentissement de la demande et au déclin économique qui a suivi, et nous demandons à tout le monde de ne pas l'oublier », a rappelé la porte-parole du président George W. Bush, Dana Perino.

Au Royaume-Uni, le premier ministre Gordon Brown s'est pour sa part déclaré déçu de cette intervention de l'OPEP pour maintenir le prix du pétrole élevé en rappelant, par la voix de son porte-parole, que les décisions du cartel ont un rôle crucial à jouer dans la relance économique mondiale ».

Même son de cloche en Allemagne où le ministre allemand de l'Économie, Michael Glos, a rappelé aux pays de l'OPEP leur responsabilité face au risque de hausses des prix que pourrait entraîner cette baisse de leur production.

« J'en appelle à la responsabilité et à la raison des pays producteurs de pétrole de ne pas affecter davantage l'économie mondiale avec une politique tirant les prix vers le haut », a-t-il déclaré vendredi.

L'OPEP aussi divisée sur la question

Ce resserrement de la production pétrolière divisait également les pays membres de l'OPEP réunis depuis jeudi à Vienne.

L'Arabie saoudite et les pays du Golfe s'y opposaient en raison des risques d'augmentation du prix du baril dans un contexte économique difficile et à la veille de l'hiver, où la demande est plus élevée.

De l'autre côté, l'Iran, deuxième producteur de l'OPEP, plaidait pour une baisse importante, d'au moins 2 millions de barils par jour, de la production du cartel afin de freiner la chute des prix sur les marchés internationaux.

Le prix du pétrole poursuit sa chute

Au moment où l'OPEP veut enrayer la chute des prix, la valeur du pétrole poursuit sa chute sur les marchés. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a terminé la journée à 62,05 $US, après être descendu à 61 $US, son prix le plus bas depuis mars 2007. À New York, le prix du Light Sweet Crude a quant à lui terminé à 64,15 $US.

Ces baisses de la valeur du pétrole seront bien accueillies par les automobilistes, les camionneurs et les ménages qui se chauffent au mazout à condition toutefois que ces prix à la baisse se répercutent jusqu'à la pompe.

Avec les informations de Agence France-Presse

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