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Des parents contre le nouveau cours

Radio-Canada

Des centaines de manifestants réclament pour leurs enfants le droit d'exemption du cours d'éthique et de culture religieuse imposé par Québec depuis septembre aux niveaux primaire et secondaire.

Manifestants contre l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse au Québec

Le nouveau cours de culture et d'éthique religieuse, imposé depuis septembre aux élèves du primaire et du secondaire au Québec, continue de faire des vagues.

À tel point qu'environ 1500 personnes ont réclamé, samedi dans les rues de Montréal, le droit de choisir que leur enfant soit exempté de ce cours. Les organisateurs, membres de la Coalition pour la liberté à l'école, ont déjà tenté, au printemps dernier, de bloquer l'adoption de ce cours remplaçant l'enseignement moral et religieux.

Ils craignent que le nouveau cours crée de la confusion entre Dieu, Allah ou Bouddha dans la tête des enfants. Ils estiment qu'on tente de leur enseigner des notions trop complexes.

Surtout, ils revendiquent le droit à une éducation dans leur religion et leurs croyances. « Liberté de choix, l'État dépasse son mandat, non à la religion d'État », scandent-ils. Ces parents croient que le gouvernement du Québec contrevient à la Charte québécoise des droits et libertés en décidant de ce qui est moralement bien pour les enfants.

Un père dont la demande d'exemption a été refusée va même chercher sa fille à l'école lorsque c'est l'heure du cours d'éthique et de culture religieuse.

Un préjudice grave, selon la Coalition

L'avocat de la Coalition pour la liberté à l'école, Me Jean-Yves Côté, affirme que le ministère de l'Éducation viole la Loi sur l'instruction publique en refusant systématiquement les demandes des parents. Il invoque l'article 222 de la loi, qui prévoit le droit de retrait d'un cours pour motif humanitaire ou préjudices graves.

Extraits de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique du Québec

« Pour des raisons humanitaires ou pour éviter un préjudice grave à un élève, la commission scolaire peut, sur demande motivée des parents d'un élève, d'un élève majeur ou d'un directeur d'école, l'exempter de l'application d'une disposition du régime pédagogique. » [...]

« Elle peut également, sous réserve des règles de sanction des études prévues au régime pédagogique, permettre une dérogation à une disposition du régime pédagogique pour favoriser la réalisation d'un projet pédagogique particulier applicable à un groupe d'élèves. » [...]

Selon l'avocat, la notion de préjudice grave peut être invoquée pour ces parents qui réclament une liberté confessionnelle. Jusqu'à maintenant, le ministère a refusé les 1100 demandes d'exemption qui lui ont été acheminées.

Un couple de Drummondville poursuit déjà sa commission scolaire et le gouvernement dans cette affaire.

Les responsables au ministère de l'Éducation affirment que le cours a pour but de présenter diverses pratiques et traditions religieuses et de promouvoir l'harmonie entre les élèves de différentes origines.

Dans la sphère politique, un représentant de l'Action démocratique du Québec, l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, a notamment participé à la manifestation de samedi à Montréal.

Avec les informations de La Presse canadienne