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Des sanctions légales

Viande de boeuf

Viande de boeuf (archives)

Photo : AFP / Emmanuel Pain

Radio-Canada

L'Organisation mondiale du commerce approuve les sanctions nord-américaines imposées à l'Europe en réaction à l'interdiction d'importation en Europe de boeuf canadien et américain contenant des hormones de croissance.

La longue querelle juridique entre l'Union européenne et l'Amérique du Nord au sujet des controversées hormones de croissance bovines a connu un autre chapitre, vendredi, au siège de l'Organisation mondiale du commerce.

L'organe d'appel de l'OMC a en effet statué que les mesures de rétorsion prises par Washington et Ottawa en réaction à l'embargo européen du boeuf nord-américain aux hormones sont tout à fait légales.

Selon l'OMC, les hormones de croissance bovines utilisées par les éleveurs du Canada et des États-Unis ne présentent pas de risque prouvé pour la santé. Conséquemment, l'interdiction par l'Union européenne, en 2003, de l'importation de boeuf aux hormones sur son territoire contrevient aux règles du commerce international et autorise les membres lésés à imposer des sanctions.

L'Europe et l'Amérique du Nord se querellent à l'OMC à propos du boeuf aux hormones depuis de nombreuses années.

Les responsables européens de la sécurité alimentaire craignent que la viande issue de boeuf gonflé artificiellement grâce à des hormones de synthèse soit cancérigène. Cette hypothèse est réfutée par les États-Unis, qui affirment, études scientifiques à l'appui, que la viande d'animaux engraissés aux hormones ne présente aucun danger pour les consommateurs.

Depuis, les États-Unis et le Canada imposent à l'Union européenne des droits de douane de 100 % sur des produits d'importation européens comme certains fromages et de la moutarde. Ces droits, bon an mal an, coûtent plus de 125 millions de dollars aux importateurs européens.

L'Union européenne persiste malgré tout à interdire, sur la base d'autres études, la consommation de viande aux hormones.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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