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Wall Street termine en baisse

Clôture à la Bourse de New York

Photo : AFP / Mario Tama/Getty Images

Radio-Canada

Alors que le président des États-Unis demande aux Américains de demeurer patients et confiants, les principaux marchés connaissent une autre journée en dents de scie.

À New York, les indices Dow Jones et Nasdaq, qui avaient commencé la séance de vendredi en perdant un peu plus de 2 % avant d'amorcer un mouvement à la hausse, ont finalemennt clôturé en légère baisse. Ils ont respectivement terminé la journée sur des pertes de 1,41 % et de 0,37 %. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a quant à lui enregistré un recul de 0,62%.

À Toronto, le SP/TSX, qui reculait de 2,19 % à l'ouverture, avant d'amorcer une remontée, a clôturé en hausse de 3,15 %.

Ailleurs dans le monde

Dans le monde, l'incertitude a continué de se manifester sur les marchés. Les places boursières de l'Asie-Pacifique et de l'Europe ont pour la majorité entamé la séance de vendredi en dents de scie.

En Europe, les principaux indices se sont toutefois renforcés. En fin de journée, à Londres, le Footsie affichait une progression de plus de 5 % tandis que le CAC 40 français et le Dax allemand oscillaient autour de +3,6 %.

En Asie, les marchés ont affiché des performances inégales, à l'image de l'instabilité qui caractérise les marchés ces derniers jours. Ainsi, à Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la journée en hausse de 2,78 % alors qu'à Hong Kong, le Hang Seng clôturait en baisse de 4,44 %, pendant qu'en Chine, le Shanghai composite terminait la journée en hausse de 1,08 %.

Bush demande du temps

Le président des États-Unis George W. BushAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Susan Walsh

De son côté, le président américain George W. Bush a tenté de redonner confiance dans l'économie américaine lors d'un discours devant la Chambre de commerce des États-Unis, vendredi.

Il a demandé aux Américains d'être patients, car il faudra selon lui du temps pour que les mesures prises par son administration agissent sur la crise financière qui secoue l'économie du pays.

Reconnaissant que les États-Unis font face à « une sérieuse crise financière », George W. Bush s'est aussi dit convaincu de voir bientôt la situation s'améliorer.

Le président est également remonté dans le temps en expliquant à son auditoire la nature et les causes de cette débâcle financière. Les origines remontent, selon lui, à une dizaine d'années, lorsque le crédit est devenu trop accessible.

Tout en se gardant bien de vouloir nationaliser furtivement les banques américaines, George W. Bush a tenu à préciser qu'il était nécessaire et d'intérêt national pour son gouvernement d'intervenir pour sauver les banques américaines et du même coup tout le système financier du pays de la banqueroute.

Nous n'allons pas revenir à Karl Marx, mais nous allons redécouvrir des choses qu'avait découvertes Franklin Roosevelt il y a 75 ans.

Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008 commentant le plan de sauvetage du système financier américain

George Bush n'est par ailleurs pas le seul à exhorter les Américains à garder confiance. Certains voient dans cette crise des occasions uniques d'investissement. Le milliardaire américain Warren Buffet, entre autres, qui a lui-même profité de la crise financière pour engranger des sommes importantes, incite ses concitoyens à « acheter américain » malgré les titres alarmants des journaux et les statistiques à la baisse.

Les conseils de l'oracle d'Omaha

Warren BuffetAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le milliardaire américain Warren Buffet

Photo : La Presse canadienne / Paul White

Dans une chronique qu'il signe dans le New York Times, le milliardaire écrit : « J'achète des actions américaines, c'est ce que je fais [...] Une règle simple dicte mes achats: être craintif quand les autres sont cupides, et cupide quand les autres sont craintifs. Et ce qui est sûr, c'est que la peur est répandue en ce moment et paralyse même les investisseurs aguerris ».

« Ce qui est probable en tout cas, c'est que le marché va monter, peut-être même beaucoup, bien avant que le sentiment général ou l'économie ne repartent à la hausse. Et si vous attendez le rouge-gorge, le printemps sera passé », conclut Warren Buffet qui a investi près de 13 milliards de dollars dans des sociétés américaines.

Des données inquiétantes

Le climat d'extrême méfiance qui s'est emparé des grands marchés boursiers mondiaux depuis quelque temps déjà s'est vu renforcé cette semaine par la publication de données témoignant des difficultés américaines.

Vendredi, le département américain du Commerce a annoncé un recul de 6 % du nombre de mises en chantiers aux États-Unis en septembre dernier, soit la plus importante baisse dans ce secteur depuis 1991.

Jeudi, la Réserve fédérale a annoncé que la production industrielle avait diminué de 2,8 % en septembre aux États-Unis, son plus fort repli depuis la fin 1974, au moment du premier choc pétrolier.

Les parallèles avec cette période particulièrement sombre de l'histoire économique contemporaine commencent d'ailleurs à éclore un peu partout, au fur et à mesure que la déconfiture des bourses se poursuit.

L'économiste américain Andreas Hoefert, de la firme UBS Wealth Management and Business Banking, a prédit, jeudi, que la crise financière risquait de déboucher rapidement sur une récession sans équivalent depuis celle de 1974.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, et Reuters

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