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  • Exclusif
  • Omar Khadr torturé?

    De nouveaux témoignages corroborent la version des faits du jeune Canadien et pourraient même le disculper.

    Le Canadien Omar Khadr, emprisonné à la prison de Guantanamo et accusé d'avoir tué un militaire américain, en Afghanistan, a-t-il été torturé?

    Le réseau anglais de Radio-Canada a retrouvé Damien Corcetti, le premier soldat américain qui a interrogé le jeune homme, en Afghanistan. « Avec le recul, je peux maintenant dire que c'était vraiment de la torture », admet M. Corcetti, qui a quitté l'armée américaine depuis.

    Il vient ainsi corroborer les propos d'Omar Kahdr, qui a déclaré avoir eu les bras et les jambes menottés à un lit et d'avoir été forcé de s'asseoir sur une civière pour augmenter la douleur de ses plaies. Selon le jeune Canadien, ses interrogateurs le traitaient ainsi pour obtenir les réponses qu'ils voulaient entendre.

    Le procureur en chef de l'armée américaine, le colonel Lawrence Morris, ne croit pas qu'il s'agissait de torture. « Nous n'utiliserons jamais une preuve obtenue sous la torture », dit-il.

    Or, la définition même de la torture a été revue par Washington et a maintenant une portée plus limitée. Le tout permet la présentation en cour d'une preuve obtenue de manière musclée.

    La journaliste américaine Jane Mayer, correspondante à la revue New Yorker, a épluché les documents du département américain de la Justice. « Pour qu'il y ait torture, il faut causer une douleur qui entraîne soit la défaillance d'un organe ou une mort appréhendée. Tout le reste n'était pas de la torture », explique-t-elle.

    Un autre fait troublant est mis en lumière par le reportage de la CBC, diffusé à l'émission Enquête . Selon la version de Washington, Omar Khadr était le seul survivant dans l'édifice bombardé par l'aviation américaine et dans lequel il a été retrouvé. Il fallait donc que ce soit lui qui ait lancé la grenade qui a tué le militaire américain.

    Or, en février dernier, des journalistes américains ont obtenu une déclaration d'un soldat, identifié sous l'abréviation OC-1, qui affirme avoir abattu, dans les ruines du bâtiment en question, un autre homme qui bougeait encore. Le tout laisse entendre que ce pourrait être cet autre individu qui a tiré la grenade.

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