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La FAO rappelle la faim dans le monde

Récolte dans une rizière

Photo : AFP / Khin Maung Win

Radio-Canada

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, appelle les pays développés à ne pas réduire leur aide internationale ou à recourir à des mesures protectionnistes pour faire face à la crise financière mondiale.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) exhorte les pays développés à honorer leurs engagements pour lutter contre la crise alimentaire en dépit de l'effondrement des marchés financiers.

Selon le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, les gouvernements ne doivent pas réduire leur aide aux pays en développement ni recourir à des mesures commerciales protectionnistes pour faire face à la crise financière qui secoue l'économie mondiale.

« Le climat de grande incertitude qui règne désormais sur les marchés internationaux et la menace d'une récession mondiale pourraient inciter les pays au protectionnisme et à la révision de leurs engagements en matière d'aide internationale au développement », a déclaré mercredi Jacques Diouf pour qui crise alimentaire et crise financière sont étroitement liées.

« La crise financière, suivant de très près la flambée des prix alimentaires qui a jeté 75 autres millions de personnes dans la faim et la pauvreté en 2007, pourrait bien exacerber les difficultés des populations pauvres des pays en développement », a plaidé le directeur général de la FAO.

Jacques Diouf en compagnie d'enfants du Swaziland.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacques Diouf observe des enfants cultiver un potager au Swaziland.

Photo : AFP / Giulio Napolitano

Dans son dernier rapport, présenté mercredi, la FAO note une progression de 4,9 % de la production céréalière mondiale en 2008, pour une production totale record de 2232 millions de tonnes de grain.

La FAO observe également un mouvement à la baisse du prix des denrées de base en raison des perspectives favorables de récolte, mais aussi du ralentissement de l'économie mondiale.


Une trentaine de pays toujours dans le besoin

En dépit de meilleures perspectives de récoltes, Jacques Diouf souligne qu'au moins 36 pays dans le monde doivent actuellement recourir à de l'aide extérieure pour nourrir leur population, en raison notamment des facteurs climatiques ou des prix très élevés des aliments de base ou de l'énergie.

Plus de 923 millions de personnes souffrent actuellement de la faim dans le monde, selon les plus récentes données de la FAO.

À titre d'exemple, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural de l'Éthiopie, Mitiku Kassa, a réclamé d'urgence mercredi plus de 265 millions de dollars d'aide internationale pour nourrir plus de 6 millions d'habitants menacés par la famine en raison d'importantes sécheresses dans le pays.

Appel au nouveau gouvernement canadien

Par ailleurs, en ce lendemain d'élections, le groupe canadien Action contre la Faim demande au nouveau gouvernement du Canada de s'impliquer davantage dans la lutte contre la faim dans le monde et d'en faire l'une de ses priorités.

L'organisme exhorte le gouvernement du Canada à « faire preuve de leadership » et à prendre part activement au projet de création d'un fonds mondial de lutte contre la faim proposé par l'organisme en mai dernier.

Action contre la Faim souligne par ailleurs la contribution additionnelle de 50 millions de dollars du gouvernement canadien au Programme alimentaire mondial pour lutter contre les effets de la crise alimentaire.

L'organisme salue également la décision d'Ottawa de délier l'aide internationale canadienne de l'obligation pour les bénéficiaires d'acheter leurs denrées au Canada. Mais il est possible de faire encore davantage selon Action contre la faim.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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