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Chute du pétrole, le dollar suit

Pompe pour le forage du pétrole

Photo : Larry MacDugal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le krach boursier qui ébranle l'économie mondiale fait dégringoler les cours du pétrole. Le brut américain finit en repli de plus de 10 % à 77,70 $US le baril. Au Canada, le dollar clôture à 84,69 ¢US, en baisse de 2,59 ¢.

Plombés par un krach boursier qui soulève un vent de panique sur les marchés, et qui prélude à une baisse généralisée de la demande mondiale pour l'or noir, les cours du pétrole ont terminé en forte baisse, vendredi.

La fermeté du dollar américain et la nécessité où se trouvent les opérateurs de marché de trouver du comptant a aussi un impact sur les contrats à terme.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le brut pour livraison en novembre a fini en repli de 8,89 $US, ou 10,27 %, à 77,70 $US le baril.

Ces nouveaux creux marquent un recul de près de 50 % des prix du pétrole par rapport aux records historiques du 11 juillet dernier, lorsque le baril de brut atteignait les 147 $US.

La chute des prix inquiète grandement les pays producteurs, qui s'étaient habitués aux confortables revenus que leur procurait un baril surévalué. Une réunion d'urgence a d'ailleurs été convoquée par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) le 18 novembre prochain « pour discuter de la crise financière mondiale » et de son « impact sur le marché pétrolier ».

Vendredi, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a mis en garde l'OPEP contre la tentation de restreindre sa production pour faire à nouveau grimper les prix.

« Je suis inquiet quand j'entends que les pays de l'OPEP se réunissent ou vont se réunir pour discuter d'une baisse de leur production, en d'autres termes, de rendre les prix potentiellement plus élevés qu'ils ne devraient l'être », a expliqué le chef du gouvernement britannique lors d'une entrevue à la BBC.

Le lobby des pays consommateurs, représenté par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), prévoit pour sa part que la demande mondiale en pétrole va reculer en 2008 et 2009, un recul attribuable aux « perspectives économiques en berne et une crise financière risquant de placer en récession les économies de l'OCDE ».

Les temps sont durs pour le huard

Le dollar canadien, durement touché par la chute du pétrole, a vécu l'une des pires journées de son histoire, vendredi, en perdant 4 ¢ par rapport au dollar américain, sa plus grande dégringolade depuis 1971.

Après avoir entamé la journée à 86,52 ¢US, il reculait jusqu'à 83,41 ¢US dans les premières heures d'une séance mouvementée.

En fait, depuis son sommet de novembre dernier, le dollar a perdu près de 25 ¢US.

Il a clôturé en baisse de 2,59 ¢ à 84,69 ¢US, vendredi.

Avec les informations de Agence France-Presse

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