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Legault s'en va

circuit île notre-dame
Le virage en épingle du circuit Gilles-Villeneuve Photo: AFP / Getty Images/Paul Gilham

Les dirigeants du Grand Prix baissent les bras. Ils ne peuvent pas accéder aux dernières demandes de Bernie Ecclestone, et Normand Legault se retire du dossier.

Le Grand Prix du Canada n'est peut-être pas mort, mais Normand Legault ne s'en occupera plus. À d'autres de prendre le relais.

C'est le message qu'il a lancé en point de presse à Montréal, mercredi, par l'entremise de son vice-président marketing Paul Wilson.

« Le modèle d'affaires actuel n'est plus viable, a précisé M. Wilson. Nous refusons de demander toute aide gouvernementale.

« On n'est plus intéressés à gérer cette entité, car c'est non viable. Les gouvernements peuvent-ils créer un OSBL (organisme sans but lucratif) comme le Festival Juste pour rire? Oui. Veulent-ils le faire? À eux de décider. »

M. Wilson ne pouvait donc pas annoncer la disparition des monoplaces sur le circuit Gilles-Villeneuve, mais il a assuré que son patron se retire de l'événement.

« Si le Grand Prix revient, ce n'est pas Normand Legault qui va en assurer la présidence. »

Différend commercial

M. Wilson a aussi indiqué qu'un différend commercial entre l'organisation du Grand Prix du Canada et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) est à l'origine de la décision du retrait de l'étape montréalaise du calendrier.

Rappelons qu'un accord existait entre les deux parties, une entente de cinq ans valable jusqu'en 2011.

Ce que M. Wilson a révélé, c'est que cette entente était en fait une prolongation du contrat précédent (datant de 2002) dans lequel Bernie Ecclestone détenait une option de renouvellement.

Or, Normand Legault a dit à M. Ecclestone en 2006 qu'il voulait renégocier les termes de l'entente, et qu'il ne devrait pas exercer son option selon les termes actuels. Mais le Britannique n'a pas voulu ouvrir la porte à d'autres organisateurs désireux de revoir les termes de leur contrat. Il a exercé son option.

Normand Legault a présenté cinq offres à Bernie Ecclestone au cours des trois derniers mois. M. Wilson a expliqué que pas plus tard que lundi, M. Legault était optimiste d'en arriver à un dénouement heureux.

Paul WilsonPaul Wilson

« J'ai reçu un message de Normand, a précisé Paul Wilson, me disant: "Je pense que la proposition X va fonctionner. Ça semble vers là qu'on s'enligne." » La volte-face d'Ecclestone lui a donc paru plus que surprenante.

M. Wilson a rappelé que son grand prix est le seul qui est géré par un promoteur privé. Les 17 autres épreuves sont organisées par des entreprises gouvernementales, prêtes à payer des sommes nettement plus élevées que l'organisation du Grand Prix du Canada.

Réaction des gouvernements

Si Normand Legault a décidé de laisser tomber, les trois paliers de gouvernement ont décidé de faire front commun.

Michael Fortier, ministre du gouvernement du Canada responsable du commerce international et de la région de Montréal, Raymond Bachand, ministre du gouvernement du Québec, responsable du développement économique, de l'innovation et de l'exportation et du tourisme et Gérald Tremblay, maire de Montréal, présenteront leur stratégie jeudi.