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Des impacts en Europe

Logo de la banque belge Fortis, sur un édifice à Waterloo en Belgique

Photo : AFP / John Thys

Radio-Canada

La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg veulent nationaliser les filiales de la banque belge Fortis, l'une des 20 plus importantes en Europe, tandis que la Britannique Bradford & Bongley passe sous contrôle espagnol.

Tandis que les élus américains s'entendaient finalement sur un plan de sauvetage des institutions, samedi, la valse des prises de contrôle de banques se poursuivait de l'autre côté de l'océan Atlantique.

Les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) ont annoncé qu'ils nationaliseraient leur filiale respective de la banque belge Fortis. Un montant total de 11,2 milliards d'euros (16,8 milliards de dollars) sera ainsi investi par ces gouvernements pour prendre le contrôle de 49 % de ces filiales de Fortis, sous forme d'obligations convertibles en actions.

De plus, Fortis vendra les actifs d'ABN Amro qu'elle avait acquis pour 24 milliards d'euros (36 milliards de dollars), en partenariat avec des banques espagnole et britannique. Le groupe ING pourrait reprendre ces actifs pour moins de la moitié de ce prix.

Le président du conseil d'administration de Fortis, Maurice Lippens, a également annoncé sa démission. La banque belge a perdu plus de 2 milliards d'euros (3 milliards de dollars) en raison de la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis.

Le titre de Fortis a perdu près du tiers de sa valeur la semaine dernière. La banque belge, l'une des 20 plus importantes en Europe, emploie quelque 85 000 personnes.

Bradford & Bingley nationalisée et achetée

Au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a annoncé qu'il nationalisait les 50 milliards de livres (94,7 milliards de dollars) d'actifs de la banque Bradford & Bingley, dont plus de 80 % sont des prêts immobiliers.

Au même moment, la banque espagnole Santander a annoncé qu'elle prenait le contrôle des 200 succursales de Bradford & Bingley pour 400 millions de livres (600 millions de dollars). Elle devrait ainsi obtenir les comptes des 2,5 millions de clients de la banque et leurs 22,2 milliards de livres (42 milliards de dollars) d'épargnes.

Le sort des 3000 employés de Bradford & Bingley semble précaire. Le titre de la banque britannique ne vaut maintenant que 7 % de ce qu'il valait il y a un an. La banque a annoncé des pertes de 26,7 millions de livres (50,5 millions de dollars) après les six premiers mois de 2008.

Wachovia cherche un partenaire

Enfin, aux États-Unis, les médias rapportent que la sixième banque au chapitre des actifs, Wachovia, se cherche un acheteur. Les banques Citigroup et Wells Fargo seraient sur les rangs.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters