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L'AMA dans l'embarras

Erik Wijmeersch

Erik Wijmeersch

Photo : AFP / Aude Vanlathem

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ancien athlète belge accuse un membre actuel de l'instance mondiale antidopage de l'avoir incité à pécher.

Un squelette pourrait hanter le placard de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

L'ancien athlète belge Eric Wijmeersch a accusé jeudi son compatriote Renno Roelandt, membre actuel de l'AMA, de l'avoir poussé à se doper en 1998.

« C'était après les Championnats d'Europe de 1998, a expliqué Wijmeersch dans une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé sa retraite. Renno, alors président de la commission antidopage de la Communauté flamande, m'a conseillé de prendre des hormones de croissance.

« Il m'a dit: "Si j'étais toi, j'essaierais. C'est indécelable et tu seras plus rapide." »

L'ancien spécialiste du 100 m a suivi le conseil et il a reconnu s'être dopé de 1998 à 2001. Il n'a toutefois jamais été pris en défaut.

Le Flamand de 38 ans s'est gardé de parler d'un règlement de compte ou d'une vendetta personnelle contre Roelandt. Il a plutôt voulu « dénoncer l'hypocrisie qui règne dans le sport belge ».

Roelandt, vice-président du Comité olympique belge et membre de l'AMA, a réagi aux accusations. Il a admis avoir « parlé d'hormones de croissance » avec Wijmeersch en 1998, mais se dit innocent de toute offense.

« Je n'ai jamais injecté, administré ou fourni d'hormones de croissance ou n'importe quel autre produit interdit à des athlètes, ni prescrit de produits interdits. »

« Ça s'est passé à une époque et dans un contexte où beaucoup de choses étranges se produisaient et où l'athlétisme belge ne jouait aucun rôle au niveau mondial. », a poursuivi Roelandt, dans un communiqué.

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