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Marchés en baisse, pétrole en hausse

Des courtiers à Wall Street

Photo : AFP / Chris Hondros

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le plan de sauvetage de 700 milliards annoncé par Washington pour les institutions financières bouscule les marchés, tandis que le prix du baril de pétrole fait un bond record à New York.

Les marchés financiers ont réagi de façon mitigée lundi à l'annonce du plan de sauvegarde de 700 milliards de dollars proposé par Washington pour résoudre la crise financière.

À New York, le Dow Jones a perdu près de 376 points (3,30 %), le NASDAQ a perdu près de 95 points (4,17 %), tandis que l'indice Standard and Poor's 500 a subi une baisse de près de 48 points (3,82 %). Du côté de Toronto, le TSX a perdu près de 247 points (1,91 %) pour afficher 12 666,20 au compteur.

Les places européennes, en hausse en début de séance, étaient retombées dans le rouge à la fermeture. Londres et Francfort ont perdu plus de 1 %, tandis que Paris a reculé de 2,3 %.

En Asie, les investisseurs étaient plus optimistes. Au Japon, le Nikkei a terminé en hausse de 1,4 % à 12 090 points, et l'indice Hang Seng de Hong Kong a gagné 1,6 % à 19 632 points.

La situation demeure toutefois plus calme que la semaine dernière, où les marchés ont enregistré des baisses dépassant les dizaines de points de pourcentage, avant de remonter dans les derniers jours de la semaine.

Le baril affecté

Le prix du baril de pétrole a été très volatil, puisqu'il a augmenté subitement de 25 $US au cours de la journée, atteignant les 130 $US. Il a clôturé à 120 $US, en hausse de 15,45 $US par rapport à vendredi.

La baisse de plus d'un cent du dollar américain, et le fait qu'il s'agissait de la dernière journée de transactions pour le brut pour livraison en octobre, ont contribué à ces soubresauts importants, selon les analystes. Le plan de sauvetage gouvernemental est aussi vu comme un stimulant pour l'économie américaine, ce qui peut pousser le baril de brut à la hausse.

700 milliards de dollars sur la table

Rappelons que l'administration américaine a annoncé un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars ce week-end, afin que les sociétés financières puissent racheter leurs actifs adossés à des prêts immobiliers à risque. Ces dernières retrouveraient ainsi des activités de prêt normales.

Ce plan de sauvetage sera débattu au Congrès américain cette semaine. Le président George W. Bush a prévenu lundi les parlementaires méfiants au sujet de ce plan que «      l'absence d'action aurait des conséquences importantes      » pour l'économie américaine.

Les ministres des Finances du G7 ont apporté leur soutien à ce plan lundi, tout en se disant prêts à prendre «      toutes les mesures nécessaires      » à la stabilité du système financier international.

Les banques centrales interviennent encore

Lundi, la Banque centrale européenne a annoncé qu'elle allait injecter 40 milliards de dollars supplémentaires dans la journée.

La Banque d'Angleterre lui a emboîté le pas en injectant 40 milliards de dollars. Le ministre britannique des Finances Alistair Darling a aussi annoncé que le gouvernement allait déposer, d'ici 15 jours, un projet de loi visant à réformer le système bancaire britannique.

La semaine dernière, les banques centrales de Grande-Bretagne, du Canada, des États-Unis, du Japon et de la Suisse lançaient une action concertée de 180 milliards de dollars. Cette mesure s'ajoutait aux milliards déjà injectés par les banques centrales de façon individuelle.

Le siège de Morgan Stanley à New YorkAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le siège de Morgan Stanley à New York

Photo : AFP / Mario Tama

Morgan Stanley et Goldmans Sachs sortent du système

Les deux dernières grandes banques d'affaires américaines, Morgan Stanley et Goldman Sachs, pourraient, de leur côté, devenir des holdings. La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé dimanche soir qu'elle acceptait leur demande. Les deux banques ont cinq jours pour prendre leur décision.

Cette nouvelle structure pourrait les aider à mieux surmonter la crise financière. Elles pourraient ainsi obtenir plus facilement des liquidités auprès de la Fed. Un tel changement s'accompagnerait toutefois d'un contrôle plus régulier et plus sévère de la part des autorités.

Dans la foulée, le Financial Times indiquait lundi que Morgan Stanley et la banque Wachovia avaient interrompu leurs négociations «      pour une période indéfinie      ». Cette décision s'expliquerait par le changement de statut accordé par la Fed, changement qui apaiserait les menaces planant sur la banque new-yorkaise.

Il faut dire que le visage de Wall Street a changé en cinq jours: Lehman Brothers s'est placé sous la protection de la loi sur les faillites, Merrill Lynch s'est fait racheter par Bank of America et l'assureur AIG a été nationalisé. Au début du mois de septembre, les géants hypothécaires Fanny Mae et Freddie Mac étaient placés sous tutelle par l'État américain. Bear Streans avait ouvert le bal au mois de mars, en se plaçant sous la houlette de JP Morgan Chase.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et The Financial Times

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