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Votre corps influencerait votre vote

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des scientifiques américains affirment que des réactions physiologiques aident à prévoir les convictions politiques d'une personne.

Pourquoi tant de personnes ont-elle a priori une préférence politique qu'elles tentent ensuite de justifier par leur argumentation, parfois sans égard à l'épreuve des faits?

Des chercheurs de l'Université du Nebraska affirment que des réactions physiologiques aident à prédire les variations des convictions politiques d'une personne.

Les scientifiques en viennent à cette conclusion après avoir surveillé les réactions physiques d'individus à différents stimulus négatifs, comme des bruits soudains et des images menaçantes.

Les résultats indiquent que les gens sensibles à la peur et aux menaces sont plus susceptibles de soutenir les politiques de droite, c'est-à-dire d'être en faveur de la peine de mort et de l'augmentation des dépenses militaires, et d'être contre l'avortement.

Toutefois, ceux qui perçoivent moins de dangers dans la même série de sons et d'images sont plus enclins à appuyer des politiques de gauche, comme le soutien aux pays pauvres, les politiques libérales d'immigration et le contrôle des armes.

Les auteurs pensent que leurs travaux expliquent pourquoi l'opinion des électeurs est si difficile à changer.

L'étude

Une cinquantaine d'Américains ont répondu à un questionnaire d'opinion sur des sujets divers, notamment la guerre en Irak, la peine de mort et le patriotisme.

Ceux qui présentaient les opinions les plus tranchées ont été invités à participer à la seconde partie de l'étude, qui impliquait le recours à l'enregistrement des réactions physiologiques aux images et sons.

Les scientifiques ont mesuré la conductivité électrique de leur peau et le clignement de leurs yeux afin d'établir leur degré de peur.

Ce que nos résultats apportent, c'est une nouvelle perception des convictions politiques, puisque, jusqu'à maintenant, nous pensions que l'opinion politique était uniquement le résultat de nos expériences et de notre environnement.

John Hibbing, Université du Nebraska

Les résultats complets sont publiés dans le magazine Science.

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