ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La campagne au jour le jour

Radio-Canada

Voici un bref aperçu quotidien d'événements, de déclarations et de données qui jettent un éclairage intéressant sur la course à la Maison-Blanche.
N'hésitez pas à m'écrire (francois.messier-NM@radio-canada.ca (Nouvelle fenêtre)) pour commenter ces nouvelles ou pour attirer mon attention sur des sujets. Suivez-nous aussi sur Twitter (Nouvelle fenêtre), en vous abonnant à RC_Elections08.

Gymnastique électorale

4 novembre, 7 h 40 : À quelques heures d'une soirée électorale qui s'annonce passionnante, je vous propose un petit exercice qui vous permettra de comprendre la situation extrêmement délicate dans laquelle se trouve John McCain. Il vous suffit de vous rendre sur le site de CNN pour voir la carte (Nouvelle fenêtre) des résultats projetés et de sélectionner, dans la colonne de gauche, la carte des résultats de 2004.

De là, amusez-vous à modifier les résultats dans certains États pour voir en quoi cela change le nombre de grands électeurs de l'un ou l'autre des candidats. Gardez toujours en tête que le grand gagnant de la soirée sera celui qui aura récolté l'appui de 270 des 538 grands électeurs.

Voici un scénario réaliste. La plupart des experts concèdent l'Iowa à Obama. Le candidat démocrate est aussi considéré en avance au Colorado, au Nevada et au Nouveau-Mexique. Trois autres États ont voté Bush en 2004. Accordez-lui-en un, deux ou trois, à votre convenance. Regardez le résultat obtenu et dites-vous que ce scénario continue d'attribuer cinq grands États-clés - la Virginie, la Caroline du Nord, l'Ohio, le Missouri et l'Indiana - au clan McCain. S'il en perd un seul, l'élection est pratiquement terminée pour lui.

À moins qu'il n'arrive à arracher la Pennsylvanie aux démocrates (ce qui explique pourquoi il y a fait campagne de façon acharnée ces dernières semaines). Ou qu'il n'arrive à préserver le Colorado ou le Nouveau-Mexique dans le giron républicain (ce qui explique pourquoi il a décidé d'y faire campagne aujourd'hui, jour du vote).

Vous comprenez maintenant pourquoi McCain peut toujours remporter l'élection ce soir... et pourquoi tous les analystes estiment que ses chances sont minces. En fait, une opinion répandue veut que si la Virginie ou l'Indiana (deux des premiers États dont les résultats pourraient être connus) vote Obama, McCain est cuit.

Le retour du révérend Wright

3 novembre, 10 h 01: Dans la dernière ligne droite de la campagne, le Parti républicain revient à la charge avec une publicité qui met en vedette l'ex-pasteur de Barack Obama, Jeremiah Wright (Nouvelle fenêtre). C'est notamment le cas en Pennsylvanie, l'un des deux derniers États à avoir voté pour John Kerry en 2004, qu'espère toujours remporter John McCain.

« Si vous considérez voter pour Barack Obama, considérez ceci: il a choisi comme conseiller spirituel cet homme », peut-on entendre dans la publicité, avant d'entendre le pasteur crier: « Que Dieu ne bénisse pas l'Amérique; que Dieu damne l'Amérique! »

On entend ensuite le révérend Wright parler des « United States of KKK-A », en faisant référence au groupe suprémaciste blanc Ku Klux Klan. Le Grand Old Party rappelle en outre que l'ex-pasteur d'Obama a attribué une part de responsabilité aux États-Unis pour les attentats du 11 septembre 2001.

La publicité, qui présente Obama comme un homme radical, et dont le jugement est mauvais, est l'oeuvre du parti républicain, et non pas du clan McCain.

L'équipe s'en est toujours tenue à l'ordre de John McCain, qui a décidé de ne pas utiliser ces propos du révérend Wright le printemps dernier. Il a tenu parole à ce sujet, au grand dam de Sarah Palin, d'ailleurs. Elle a récemment déclaré qu'elle trouvait que l'utilisation de ces propos était justifiée.

Le recours aux propos du pasteur Wright dans le cadre de la campagne est source de controverse dans les rangs républicains. D'aucuns croient que le parti et le clan McCain auraient dû utiliser cet argument à fond dans le cadre de la campagne, et qu'ils ont commis une grave erreur stratégique en ne le faisant pas. Politico se penche sur le sujet lundi matin (Nouvelle fenêtre).

Si le clan McCain devait perdre l'élection, cette question et celle de la nomination de Sarah Palin seraient vraisemblablement au coeur du postmortem.


Obama ravi que Cheney appuie McCain

3 novembre, 9 h 10: À quelques heures du scrutin de mardi, Barack Obama s'est trouvé un allié improbable en fin de semaine en la personne de Dick Cheney. Le vice-président américain, qui n'a pas dit un traître mot de la campagne, a déclaré en fin de semaine qu'il était « ravi » de soutenir John McCain dans la course à la Maison-Blanche.

Voilà un appui que le candidat démocrate s'est fait fort de rappeler à ses partisans en fin de semaine, sur un ton on ne peut plus moqueur. « J'aimerais féliciter le sénateur McCain pour cet appui. Cet appui n'a pas été facile à obtenir. Le sénateur McCain a du voter 90 % du temps avec George Bush et Dick Cheney pour l'obtenir. »

« Mais voici ma question pour vous, de l'Ohio: pensez-vous que Dick Cheney est ravi de soutenir John McCain parce qu'il pense que John McCain va amener du changement? Pensez-vous que John McCain et Dick Cheney parlent de la manière de changer les choses, de se débarrasser des lobbyistes et du club des vieux amis (old boys club) de Washington? »

Difficile de croire que cet argument entraînera les quelques indécis qui restent à voter Obama. N'empêche, à ce stade-ci de la campagne, on se demande ce que Dick Cheney, dont la popularité est au plus bas, pensait apporter à John McCain en lui offrant son appui.


McCain en mode autodérision

2 novembre, 15 h: À trois jours du scrutin présidentiel, le candidat républicain John McCain a interrompu son sprint dans les États-clés pour participer à la célèbre émission humoristique Saturday Night Live, que regardent des millions d'Américains. Il a participé à deux saynètes plutôt réussies.

En ouverture d'émission (Nouvelle fenêtre), McCain s'est présenté aux côtés de la populaire imitatrice de Sarah Palin, Tina Fey. Le tandem annonçait que, n'ayant pu se payer une publicité de 30 minutes comme l'a fait le candidat démocrate Barack Obama, il s'était rabattu sur une infopublicité.

McCain a offert 10 assiettes commémoratives des assemblées publiques qu'il voulait organiser avec Obama. Ce dernier ayant refusé, les assiettes étaient blanches. Il a aussi offert des bijoux en or, présentés sous le nom de McCain Fine Gold, une habile allusion à la loi dite McCain-Feingold (du nom du cocommanditaire), qui visait à mieux encadrer le financement des campagnes électorales. La course à la présidentielle de cette année est marquée par l'extraordinaire somme d'argent amassée par Barack Obama, soit plus de 600 millions de dollars.

Les scripteurs de l'émission se sont aussi payé la tête de Sarah Palin une fois de plus. La fausse gouverneure de l'Alaska n'a pas manqué de remarquer que les campagnes coûtaient cher, en caressant ses beaux vêtements. Elle s'est aussi retirée un bref instant de l'infopublicité pour offrir son chandail Palin en 2012. À ne porter qu'après mardi, a-t-elle prévenu.

En fin d'émission (Nouvelle fenêtre), McCain s'est surpassé dans l'autodérision, évoquant différentes stratégies qu'il pourrait encore mettre en oeuvre. Celui qui se définit comme franc-tireur (maverick) a proposé la stratégie du « franc-tireur inversé », qui fait tout ce qu'on lui demande sans poser de questions, celle du « double franc-tireur », qui devient un guerrier incontrôlable, celle du « grand-papa triste », où il plaide que l'élection est sa dernière chance, contrairement à Barack Obama, et aussi la stratégie « Forrest Gump », où il traverserait le pays à la course et où tout finirait par s'arranger.

Le dernier segment est particulièrement croustillant dans la mesure où il raille ce qui a vraisemblablement été la principale faiblesse de McCain dans cette course: l'incapacité à adopter et à respecter une stratégie de campagne.

McCain termine la course avec des discours qui mettent de l'avant « Joe le plombier » et les sympathies socialistes alléguées de Barack Obama, mais il s'agit là des derniers d'une longue série de messages.

Pour une étude plus sérieuse de ces nombreux revirements de situation, je vous conseille la lecture de l'article de fond publié par le New York Times à ce sujet (Nouvelle fenêtre).


Twitter pour les non-initiés

31 octobre, 14 h 16: Nous vous avons prévenus jeudi que vous pouvez maintenant recevoir nos nouvelles sur Twitter. Pour ceux qui méconnaissent cet outil de communication, voici la procédure pour vous abonner:

  • 1. Vous vous rendez sur www.twitter.com  (Nouvelle fenêtre)et vous vous créez un compte, comme vous le feriez pour Hotmail par exemple.
  • 2. Ensuite, copiez-collez l'adresse suivante dans la barre de navigation: twitter.com/RC_Elections08 et appuyez sur le retour de chariot.
  • 3. À cet endroit, vous verrez une icône de la présidentielle américaine, sous lequel apparaît un bouton « Follow ». Cliquez sur ce bouton.
  • 4. Vous êtes maintenant abonnés. Lorsque vous accéderez de nouveau à votre compte, vous recevrez nos plus récentes informations (nouvelles, carnets, brèves, etc.).

Biden muselé

Le vice-président américain Dick Cheney à KievAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le vice-président américain Dick Cheney à Kiev

Photo : AFP / Alexander Prokopenko

31 octobre, 8 h 26: Qu'est-il arrivé à Joe Biden? Le colistier de Barack Obama, réputé pour ses envolées lyriques, s'en tient maintenant à des discours brefs et refuse de s'adresser aux journalistes des médias nationaux qui voyagent avec lui. N'est-ce pas là exactement ce qu'on reprochait à Sarah Palin?

« Bien que ses paroles grandiloquentes et souvent hors de propos en ai fait une figure légendaire au sein de ses collègues du Sénat, Biden est maintenant confiné à un télésouffleur, même lorsqu'il parle dans un gymnase d'école secondaire aux trois quarts vides », observait cette semaine Karen Tumulty, dans un article du magazine Time (Nouvelle fenêtre).

Son collègue John M. Broder du New York Times note  (Nouvelle fenêtre)en outre que Biden n'a pas répondu à une seule question du public depuis le 10 septembre. Ce jour-là, il a soutenu que Hillary Clinton aurait été un meilleur choix  (Nouvelle fenêtre)que lui pour le poste de vice-président...

Devant la crainte que Joe Biden ne commette des gaffes, le clan Obama lui a en fait demandé de se faire discret. Contrairement à Sarah Palin, dont la sélection par John McCain était un réel coup d'éclat, le choix de Biden était plutôt sage de la part d'Obama. Son objectif: s'adjoindre un homme qui peut parler aux cols bleus de certains États-clés (une clientèle qui appuyait davantage Hillary Clinton lors des primaires) et dont les connaissances en matière étrangère sont réputées solides.

Le sénateur du Delaware a toujours été réputé pour sa tendance à l'enflure verbale. C'est d'ailleurs ce qu'Obama lui-même lui a reproché, récemment, après que son colistier eut déclaré que le monde ne tarderait pas à tester le candidat démocrate  (Nouvelle fenêtre)s'il devait être élu. Cette déclaration est encore utilisée dans la dernière ligne droite de la campagne par John McCain, qui assure que les ennemis des États-Unis n'oseront pas le tester, lui.

Chose certaine, les républicains avaient vu juste lorsqu'ils ont créé sur leur site web le Joe Biden Gaffe Clock (Nouvelle fenêtre), un chronomètre qui mesure le temps qui s'est écoulé entre deux bourdes du colistier d'Obama. Son slogan: « Revenez souvent. Ce gars-là nous tient occupés ».


Les Texans et la religion d'Obama

Joe Biden était en Pennsylvanie jeudi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joe Biden était en Pennsylvanie jeudi.

Photo : AP/Rich Schultz

30 octobre, 12 h 53: Un sondage de l'Université du Texas  (Nouvelle fenêtre)en dit long sur l'ignorance des gens au sujet de la religion de Barack Obama. Le candidat démocrate est protestant, bien qu'il a quitté l'Église Trinité unie du Christ en juin en raison de propos controversés tenus par le pasteur de la congrégation, Jeremiah Wright.

Malgré l'ampleur de cette controverse, de nombreux Texans ne connaissent toujours pas l'affiliation religieuse du sénateur de l'Illinois. Les rumeurs voulant qu'il soit musulman sont fréquentes, parce que son deuxième nom est Hussein.

L'Université du Texas a donc demandé à 613 adultes qu'elle était la religion de Barack Obama. Seuls 45,3 % des répondants ont eu la bonne réponse. Pas moins de 28,2 % ne savaient pas quoi répondre et 22,8 % croyaient qu'il était musulman. Les répondants disent que la religion est assez ou très importante dans leur vie dans une proportion de 85,5 %.

Selon le sondage, les Texans appuient John McCain dans une proportion de 51 %, Barack Obama récoltant 40 % des suffrages. La marge d'erreur est de 4,2 %.


Suivez-nous sur Twitter

30 octobre, 12 h 27: Vous pouvez maintenant suivre nos informations sur les élections américaines en utilisant Twitter. Rendez-vous à http://twitter.com/RC_Elections08  (Nouvelle fenêtre)et appuyez sur le bouton Follow pour vous abonner (si vous n'avez pas de compte Twitter, vous devrez d'abord en créez un).

Pendant que j'y suis, je vous invite également à vous rendre sur notre section Archives pour vous rappeler de bons et moins bons souvenirs de précédentes élections américaines, et notamment celle de 2000, qui avait donné lieu à un bras de fer juridique entre le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore. Cliquez ici  (Nouvelle fenêtre)pour vous y rendre directement.


Des appels automatisés en Arizona

30 octobre, 8 h 28: À 5 jours du vote, John McCain et le parti républicain ont maintenant recours à des appels automatisés en Arizona, l'État que représente le candidat républicain au Congrès depuis 26 ans.

La publicité, que vous pouvez entendre sur le site progressiste Talking Points Memo (Nouvelle fenêtre), soutient que le candidat démocrate est « dangereusement inexpérimenté » et qu'il attirera une « crise internationale ».

« Si les démocrates obtiennent le contrôle total du gouvernement, ils voudront donner des droits civiques aux terroristes et parler inconditionnellement aux dictateurs et aux États qui font la promotion du terrorisme », peut-on entendre.

De tels appels sont utilisés depuis quelques semaines déjà dans plusieurs États, mais le cas de l'Arizona est particulièrement troublant. Il n'a jamais été question que l'État puisse voter Obama le 4 novembre, et le fait que le clan McCain y dépense de l'argent qui se fait rare à ce stade-ci de la campagne est très surprenant.

Un sondage NBC/Mason Dixon publié jeudi matin indique que John McCain obtient 48 % des suffrages, contre 44 % pour Barack Obama. Environ 6 % des électeurs se disent toujours indécis. La marge d'erreur du sondage est de 4 %.


Pas socialiste, seulement d'extrême gauche

30 octobre, 7 h 46: À défaut de pouvoir concurrencer Barack Obama avec des publicités de 30 minutes diffusées sur les grands réseaux de télévision à heure de grande écoute, le candidat républicain John McCain a accordé une longue entrevue mercredi soir à Larry King du réseau CNN (Nouvelle fenêtre).

Une femme vote à Paris, au Texas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une femme vote à Paris, au Texas.

Photo : AP/The Paris News/Sam Craft

La question la plus intéressante de la soirée est survenue lorsque King a demandé à McCain: « Vous ne croyez pas vraiment que Barack Obama est un socialiste, n'est-ce pas? »

McCain a répondu. « Non. Mais je crois qu'il a été à l'extrême gauche de la politique américaine et a répété encore et encore qu'il croit à la redistribution de la richesse. Il a parlé de tribunaux qui redistribuent la richesse. »

Le sénateur de l'Illinois a aussi admis qu'il n'avait pas prévu que sa colistière, Sarah Palin, allait soulever autant de controverse. Il a toutefois réitéré sa pleine confiance envers la gouverneure de l'Alaska parce que, dit-il, elle a « un bon instinct ».

John McCain, qui a 72 ans, en a profité pour dire, sourire en coin, qu'il n'aimait pas beaucoup toutes ses discussions entourant la possibilité que la vice-présidente soit appelée à le remplacer... King, qui a lui-même 74 ans, s'est montré compréhensif.


Et si Obama perdait?

John McCainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Stephan Savoia

30 octobre, 7 h 30: Dans une entrevue accordée jeudi à Charles Gibson du réseau ABC (Nouvelle fenêtre), le candidat démocrate Barack Obama a candidement admis qu'il reprendrait vraisemblablement ses fonctions de sénateur de l'Illinois s'il devait être défait mardi prochain.

« Je suis relativement jeune. Vous savez, on dit qu'il n'y a pas de deuxième acte en politique, mais, vous savez, assez d'exceptions existent pour que je puisse penser envisager un retour au Sénat, et faire des choses formidables avec le prochain président et le prochain Congrès. »


12,8 millions de votes

28 octobre, 14 h 17: Plus de 12,8 millions d'Américains ont déjà voté par anticipation ou par correspondance en vue de la présidentielle du 4 novembre, selon les données compilées par l'un des experts les plus respectés en la matière aux États-Unis, le professeur Michael MacDonald, de l'Université George Mason.

Son site (Nouvelle fenêtre), qui est mis à jour avec régularité, recense notamment le nombre de votes enregistrés par État (et parfois par district électoral) et calcule la proportion que ces votes représentent par rapport au nombre total de votes déposés dans les urnes en 2004.

Barack ObamaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Paul Sancya

Les plus récents chiffres révèlent que plus de 2 millions de personnes ont déjà voté en Californie et en Floride. Le vote par anticipation ou par correspondance est aussi très populaire au Texas (1,7 million), en Caroline du Nord (1,4 million) et en Georgie (1 million).

En Caroline du Nord et au Tennessee, le nombre de votes enregistrés équivaut à 40 % du total de 2004. À l'échelle nationale, les 12,8 millions de votes enregistrés équivalent à 10,4 % des 123 535 Américains qui ont voté à la présidentielle de 2004.


La crainte du marxisme

28 octobre, 8 h 39: Le clan McCain accuse régulièrement les grands médias d'être complètement vendus à la cause de Barack Obama. Ce n'est certainement pas le cas toutefois de Barbara West, une animatrice de WFTV, une station floridienne affiliée à ABC.

Dans une entrevue réalisée la semaine dernière  (Nouvelle fenêtre)avec le colistier de M. Obama, Joe Biden, l'animatrice en question cite Marx dans le texte et demande au sénateur du Delaware: « Comment le sénateur Obama peut-il prétendre ne pas être un marxiste s'il compte redistribuer la richesse? »

« Vous blaguez. Est-ce que c'est une blague? C'est une vraie question? », répond Biden, avant de rire et d'y répondre malgré tout. M. Obama veut redonner à la classe moyenne ce qui lui revient, explique-t-il en somme, avant de lancer « avec tout le respect que je vous dois, c'est une comparaison ridicule ».

Plus tard dans l'entrevue, l'animatrice se demande s'il faut craindre qu'une présidence Obama n'entraîne la fin de la superpuissance américaine. Biden rétorque, éberlué: « Je ne sais pas qui écrit vos questions », avant de nier, évidemment.

Une entrevue à voir, pour les réponses que Biden livre avec une certaine candeur, mais peut-être davantage encore pour l'air inquiet de l'animatrice, qui semble vraiment craindre qu'une présidence Obama n'entraîne le déclin de l'empire américain...


Un quotidien de l'Alaska appuie... Obama

27 octobre, 10 h 13: Malgré le fait que la gouverneure de l'Alaska soit en lice pour devenir vice-présidente, le principal quotidien de l'État appuie formellement Barack Obama dans la course à la présidentielle. Dans un éditorial publié samedi (Nouvelle fenêtre), le Anchorage Daily News conclut que John McCain n'a pas ce qu'il faut pour occuper les fonctions de chef d'État en cette période de graves difficultés économiques.

Décrire sa campagne comme « erratique » est un euphémisme, estime l'équipe éditoriale du quotidien, qui en tient pour preuve le fait que John McCain a réussi à dire, dans la même journée, que les bases de l'économie étaient solides, avant de se dédire pour parler plutôt d'une « économie en crise ».

Le sénateur Obama, peut-on lire dans un éditorial, « est beaucoup plus prometteur ». « En cette période de grave crise économique, il offre des analyses réfléchies, sollicite de sages conseils et tient le volant d'une main assurée. On ne peut pas dire la même chose de John McCain ».

La gouverneure Palin, poursuit l'éditorial, a démontré qu'elle était « passionnée, charismatique, infatigable ». Mais « malgré ces dons formidables, peu de gens qui ont travaillé avec elle soutiendraient qu'elle est vraiment prête à diriger le plus important et le plus puissant pays du monde ».

Palin en liberté?

27 octobre, 8 h 45: Sarah Palin poursuit-elle son propre ordre du jour? L'affaire soulève les passions aux États-Unis, après qu'une série d'articles et d'entrevues eurent clairement démontré que la gouverneure de l'Alaska en a assez d'être contrôlée par les membres du clan McCain qui l'entourent et la couvent jalousement depuis sa nomination.

Un électeur de l'Oregon dépose son bulletin de vote.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un électeur de l'Oregon dépose son bulletin de vote.

Photo : La Presse canadienne / AP/Rick Bowmer

Les médias américains sont remplis d'articles qui avancent différentes hypothèses à ce sujet. La gouverneure de l'Alaska en a-t-elle assez d'être maintenue dans un carcan? Veut-elle régler des comptes, en anticipant qu'elle sera blâmée pour une éventuelle débâcle électorale? Prépare-t-elle une éventuelle course à la présidence pour 2012?

Les articles qui se penchent sur l'affaire sont en tout cas truffés de citations provenant de conseillers du clan McCain qui requièrent l'anonymat. Un signe non équivoque que les affaires vont mal dans le camp républicain, à tout juste une semaine du jour du scrutin.

Politico citait dimanche une proche de Mme Palin - quelqu'un qui lui parle régulièrement, mais qui ne fait pas partie du clan McCain - qui offrait cette version des faits: « Sa stratégie était d'être fiable et d'être une joueuse d'équipe pendant la convention et par la suite, mais elle a été totalement mal utilisée et mal conseillée. Récemment, elle a cessé de se fier aux conseillers que McCain lui a assignés pour se fier davantage à son propre instinct. »

Le New York Times raconte que le 19 octobre dernier, Mme Palin, dont les interventions dans les médias ont été étroitement contrôlées, s'est mise à discuter de façon impromptue avec une journaliste de la télévision sur le tarmac de l'aéroport de Colorado Springs. « Allez chercher Tracey », s'est écriée une personne de son entourage, en faisant référence à l'omniprésente porte-parole de Mme Palin, Tracey Schmitt. Mme Schmitt, rapporte le quotidien, s'est rapidement pointée, lançant à tout vent des « Merci! » destinés à clore le débat, mais en vain. Mme Palin, à l'évidence, n'en avait cure.

Au début du mois d'octobre, la gouverneure de l'Alaska a déclaré, deux fois plutôt qu'une, qu'elle désapprouvait la décision du clan McCain de retirer toutes ses ressources du Michigan. La semaine dernière, elle s'est prononcée contre l'utilisation d'appels automatisés. Elle a aussi défendu l'idée de ramener sur le tapis les propos controversés de l'ex-pasteur d'Obama, Jeremiah Wright, bien que John McCain lui-même l'eut défendu à son personnel de campagne il y a de cela plusieurs mois déjà.

Pour lire ce qui s'écrit sur le sujet, je vous recommande les articles de Politico (Nouvelle fenêtre), de CNN (Nouvelle fenêtre), du Christian Science Monitor  (Nouvelle fenêtre)et du blogue du Chicago Tribune, The Swamp (Nouvelle fenêtre). Le Washington Post a aussi publié en fin de semaine les résultats d'un sondage  (Nouvelle fenêtre)qui indique que la popularité de Mme Palin continue de baisser fortement.


Palin parle des enfants handicapés et de sa garde-robe

Sarah Palin, lors d'un discours en Floride, dimanche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin, lors d'un discours en Floride, dimanche.

Photo : Matt Stroshane/Getty Images

24 octobre, 13 h 56: À 11 jours du scrutin présidentiel, la colistière républicaine Sarah Palin a prononcé un premier discours détaillant une proposition politique, vendredi, à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Elle s'est appliquée à faire valoir comment un gouvernement McCain viendrait en aide aux enfants qui ont des besoins médicaux particuliers.

La gouverneure de l'Alaska a présenté un plan destiné à accroître le financement des programmes destinés à ces enfants, à donner plus de choix aux parents, et à améliorer la qualité des services offerts aux parents, aux professionnels de la santé et aux écoles.

Mme Palin, dont le plus jeune des cinq enfants est atteint du syndrome de Down, a souvent fait référence à ce sujet, mais jamais de façon aussi détaillée. Ses discours sont habituellement un mélange d'attaques envers Barack Obama et d'éloges pour John McCain.

La candidate républicaine à la vice-présidence est par ailleurs revenue jeudi sur l'histoire de ses dépenses somptuaires. Selon ce qu'a révélé Politico mercredi, Mme Palin a reçu environ 150 000 $ du Comité national républicain pour s'acheter des vêtements. Les achats ont notamment été effectués dans des boutiques luxueuses.

Dans une entrevue accordée au Chicago Tribune  (Nouvelle fenêtre)en compagnie de son mari, Todd, elle a affirmé que cette histoire « ne reflète pas qui nous sommes ». « Toute cette affaire est tellement mauvaise. Si seulement les gens savaient à quel point nous sommes économes », s'est-elle indignée.

« C'est douloureux d'être critiqué pour quelque chose quand tous les faits ne sont pas connus ou ne sont pas rapportés », a-t-elle ajouté, sans pour autant démentir les informations qui ont été révélées par Politico.


Obama amasse moins d'argent en octobre

Sarah Palin, lors de son discours à PittsburghAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin, lors de son discours à Pittsburgh

Photo : La Presse canadienne / AP/Keith Srakocic

24 octobre, 12 h 59: Le candidat démocrate Barack Obama a amassé 36 millions de dollars pour sa campagne lors des deux premières semaines d'octobre, rapporte Associated Press.

À ce rythme, il amassera deux fois moins d'argent en octobre qu'en septembre, mois où il a battu tous les records en récoltant 150 millions pour sa campagne.

M. Obama n'est pas en difficulté pour autant: malgré le fait qu'il ait dépensé 105 millions lors de ces deux premières semaines d'octobre, il avait toujours 66 millions dans ses coffres.

John McCain est dans une situation différente. Ayant accepté le financement public de 84 millions de dollars, il doit s'en tenir à cette somme jusqu'au jour du vote, le 4 novembre. M. Obama a pour sa part refusé d'accepter cette somme, de sorte qu'il peut amasser et dépenser autant d'argent qu'il le souhaite.

En date du 15 octobre, le candidat républicain n'avait plus que 25 millions à dépenser. Heureusement pour lui, le parti républicain, qui peut effectuer ses propres défenses, avait un trésor de guerre de 59 millions. Le Parti démocrate n'avait que 31 millions à sa disposition.

AP estime que M. McCain dépense actuellement environ 1,5 million par jour. À ce rythme, il ne lui reste vraisemblablement plus que 12 millions de dollars à 11 jours de l'élection.


McCain a-t-il abandonné le Colorado?

23 octobre, 14 h 59: Associated Press rapporte que des données fournies par les trois principaux réseaux de télévision révèlent que le clan McCain a réduit ses dépenses publicitaires de 46 % cette semaine par rapport à la semaine dernière.

La nouvelle est révélée à quelques heures d'une visite du candidat républicain dans cet État, que George W. Bush a remporté en 2004. Sarah Palin s'est aussi rendue au Colorado cette semaine.

Plus tôt cette semaine, John King de CNN a rapporté que des stratèges du clan McCain avaient pratiquement abandonné tout espoir de remporter les 9 grands électeurs du Colorado. La nouvelle avait été démentie.


S'éloigner de George W. Bush

23 octobre, 14 h 21: À 12 jours du vote, le candidat républicain John McCain tente plus que jamais de se distancer de celui à qui il tente de succéder, George W. Bush.

Lorsque le Washington Times lui a demandé quelles étaient ses principales critiques envers l'homme auquel il veut succéder, M. McCain s'est laissé aller: « Les dépenses. La gestion de la guerre en Irak pour des années. La croissance de la taille du gouvernement, devenu plus imposant qu'à n'importe quelle époque depuis la Great Society [des programmes sociaux créés par Lyndon B. Johnson]. Laisser une dette de 10 000 milliards de dollars aux prochaines générations. Devoir 500 milliards de dollars à la Chine. L'échec de la mise en oeuvre et de la modernisation des agences de réglementation [financières] qui ont été créées pour les années 30 et certainement pas le 21e siècle. Son échec à répondre sérieusement à l'enjeu des changements climatiques. » Il a ajouté : « Ce n'en sont que quelques-unes », a-t-il ajouté. L'entrevue a été publiée jeudi (Nouvelle fenêtre).

La porte-parole du président Bush est restée inébranlable lorsque les journalistes l'ont interrogé à ce sujet. « Le président n'a pas changé d'idée sur ses politiques. Le président croit que le Congrès républicain [avant les élections de mi-mandat, en novembre 2006] en a fait beaucoup plus que l'actuel Congrès démocrate. Il appuie John McCain, et il continue de croire qu'il peut et qu'il devrait gagner », a-t-elle fait valoir.

Depuis le début de la campagne présidentielle, le démocrate Barack tente de dépeindre John McCain comme un clone de George W. Bush, particulièrement en matière de politique fiscale. McCain a tardé à répondre avec force à ces attaques. Lors du troisième débat, la semaine dernière, il a toutefois répliqué avec force, en lançant à Barack Obama : « Je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez vous présenter contre le président Bush, il aurait fallu le faire il y a quatre ans ». Le taux d'approbation de George W. Bush dépasse à peine la barre des 20 %.

Pour un portrait de la campagne de John McCain, je vous recommande par ailleurs le long papier qui sera publié dans le magazine dominical du New York Times (Nouvelle fenêtre), mais qui est déjà disponible dans Internet.


D'autres sondages favorables à Obama

23 octobre, 13 h 33: Les plus récents sondages effectués par différentes firmes dans de nombreux États-pivots révèlent, une fois de plus, que le démocrate Barack Obama détient une forte avance sur son adversaire républicain John McCain.

Un sondage de l'Université du Wisconsin (Nouvelle fenêtre) dans les États du Big Ten (10 États du centre-nord) observe les écarts suivants :

  • Illinois : 61 %-32 %, en faveur d'Obama
  • Indiana : 51 %-41 %, en faveur d'Obama
  • Iowa : 52 %-39 %, en faveur d'Obama
  • Ohio: 53 %-41 % en faveur d'Obama
  • Michigan : 58 %-36 %, en faveur d'Obama
  • Minnesota : 57 %-38 %, en faveur d'Obama
  • Pennsylvanie : 52 %-41 %, en faveur d'Obama
  • Wisconsin : 53 %-40 %, en faveur d'Obama

Ces sondages, effectués du 19 au 22 octobre, auprès d'échantillons variant de 562 à 586 électeurs probables, ont des marges d'erreur de 4,2 %.

La maison de sondage de l'Université Quinnipiac  (Nouvelle fenêtre)a obtenu des résultats similaires en Ohio et en Pennsylvanie. L'institut a aussi sondé des électeurs de la Floride:

  • Ohio : 52 %-38 % en faveur d'Obama
  • Pennsylvanie : 53 %-40 %, en faveur d'Obama
  • Floride : 49 %-44 %, en faveur d'Obama

Ces sondages ont été effectués du 16 au 21 octobre, dans des échantillons variant entre 1360 et 1433 électeurs. Leur marge d'erreur est de 2,6 % pour l'Ohio et la Pennsylvanie, et 2,7 % pour la Floride.

À l'échelle nationale, la moyenne des sondages compilés par Real Clear Politics (Nouvelle fenêtre) accorde une avance de 7,4 % à Barack Obama, malgré le fait qu'il inclut les résultats d'un sondage Associated Press/GfK qui n'accorde qu'un point de pourcentage à Barack Obama sur John McCain (44 %-43 %).

Ce dernier sondage détonne d'ailleurs fortement. Tous les sondages des grands médias accordent plutôt une avance de près de 10 % à Obama. C'est notamment le cas de Reuters (+12 %), Fox (+9 %), ABC/Washington Post (+11 %), NBC/Wall Street Journal (+10 %).


Obama sur sa grand-mère

23 octobre, 11 h 30: Barack Obama, qui cesse de faire campagne jusqu'à samedi afin de se rendre à Honolulu au chevet de sa grand-mère, Madelyn Dunham, a expliqué sa décision lors d'une entrevue accordée au réseau CBS (Nouvelle fenêtre).

« Je veux m'assurer de ne pas commettre la même erreur deux fois », a dit le candidat démocrate dans une allusion à sa mère, décédée d'un cancer à l'âge de 53 ans. « Nous savions qu'elle n'allait pas bien, mais le diagnostic était tel que nous pensions que nous avions encore un peu de temps... mais nous n'en avions pas », a rappelé M. Obama.

« Ma mère m'a élevé seule avec l'aide de mes grands-parents. Et ma grand-mère, mon grand-père et ma maman sont les personnes qui ont pris soin de moi durant mon enfance. Ma grand-mère est la seule qui reste. Elle est vraiment le socle de la famille [...] La force et la discipline que je possède proviennent d'elle. ».

Interrogé sur l'impact de cette décision et le risque qu'elle représente, Barack Obama a répondu: « Je crois que beaucoup de gens comprennent que si vous ne prenez pas soin de votre famille, alors vous n'êtes certainement pas le genre de personne qui prendra soin des autres gens ».

M. Obama a dû annuler des évènements en Iowa et au Wisconsin pour se rendre à Hawaï. Il reprendra le collier samedi, au Nevada. Sa femme, Michelle, et son colistier, Joe Biden, continueront de faire campagne entre-temps.


Palin s'excuse

22 octobre, 9 h 54: La candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, a profité de la première entrevue qu'elle a accordée à CNN, mercredi, pour s'excuser de propos tenus la semaine dernière. Lors d'une collecte de fonds tenue en Caroline du Nord, la gouverneure de l'Alaska a lancé à une foule de quelques centaines de personnes: « Être ici, avec vous, des gens qui travaillent fort, patriotes, dans des régions pro-États-Unis de ce grand pays. C'est ici que l'on trouve la gentillesse, la bonté et le courage des Américains ».

« Quelle partie du pays n'est pas pro-États-Unis? », a demandé par la suite le clan Obama. À défaut d'obtenir une réponse, le candidat démocrate a lui-même sauté sur l'occasion, cette semaine, pour dire qu'il avait parcouru les États-Unis et qu'il n'avait pas rencontré de régions qui n'étaient pas pro-États-Unis.

Sur les ondes de CNN, mercredi, Mme Palin, s'est expliquée: « Quand je vais dans ces rassemblements et que je vois le patriotisme lumineux, le visage de ces gens, les vétérans du Vietnam qui portent leur chapeau si fièrement, et qui ont les larmes aux yeux quand nous chantons l'hymne national, c'est si inspirant. Je dis que ce sont les vrais États-Unis. [...] Je ne veux certainement pas qu'on interprète cela comme si une région était plus patriote ou plus américaine qu'une autre. Si c'est la façon dont ça a été compris, je m'en excuse ».


Des appels controversés

22 octobre, 8 h 50: La décision du clan McCain de recourir à des appels automatisés pour miner la crédibilité de Barack Obama fait couler beaucoup d'encre aux États-Unis.

Depuis plusieurs jours déjà, les citoyens de certains États bien ciblés reçoivent de tels messages, dont le plus populaire est celui qui associe Barack Obama au radical Bill Ayers.

Si vous voulez savoir ce qu'entendent les citoyens qui répondent à ces appels, rendez-vous sur le site de Talking Points Memo (Nouvelle fenêtre). Ce blogue progressiste vous permet d'entendre les différents appels automatisés effectués dans ces États ou de lire le verbatim du message.

Le colistier de Barack Obama, Joe Biden, a déjà demandé au sénateur McCain de mettre un terme à ces appels. La colistière de M. McCain, Sarah Palin, a elle-même émis des doutes sur cette stratégie en fin de semaine.

Le clan Obama répond à ces attaques en diffusant son propre appel automatisé, notamment au Wisconsin. La personne qui appelle soutient avoir décidé d'appuyer Obama après avoir reçu des appels automatisés du clan McCain. TPM offre également cette publicité  (Nouvelle fenêtre)aux internautes.


Parmi les partisans de McCain

Barack Obama quitte Green Bay après un discours, lundi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama quitte Green Bay après un discours, lundi.

Photo : La Presse canadienne / AP/Chris Carlson

22 octobre, 8 h 09: Avez-vous déjà rêvé d'avoir une bonne discussion avec des partisans du candidat républicain John McCain? Le journaliste David Corn, du magazine américain Mother Jones, en a eu récemment l'occasion.

Lors d'un rassemblement politique organisé par le clan McCain la semaine dernière à Woodbine, en Virginie, Corn a été entouré par des partisans qui s'en sont pris à la couverture de presse dont bénéficie leur favori.

Plus tôt dans la journée, un journaliste de CNN avait été pris à partie par la foule, qui scandait « CNN sucks », et qui rebaptisait le réseau « Communist National Network ». D'autres se sont mis à chanter « We want Fox ».

Au milieu de ces républicains « fâchés et frustrés », selon la description qu'en fait Corn, se trouvait celui qu'il a amicalement baptisé Tito le constructeur, un partisan de McCain particulièrement remonté contre la presse dite « libérale ».

À voir sur le site de Mother Jones (Nouvelle fenêtre).


Fier d'associer Obama aux terroristes

21 octobre, 14 h 45: Interrogé sur la campagne négative que son clan et ses alliés mènent à l'endroit de Barack Obama, John McCain a souvent répondu qu'il a lui-même répudié des propos qui ont dépassé les bornes.

Lors du débat de la semaine dernière, il a notamment évoqué cet argument, après s'être dit indigné d'avoir été comparé à l'ex-gouverneur ségrégationniste de l'Alabama, George Wallace.

Au Missouri, un journaliste de la station de télévision KSDK a demandé à M. McCain son avis au sujet d'une publicité du parti républicain qui associe M. Obama à des terroristes. Le dépliant ne donne pas dans la subtilité: on y voit des gens dans un aéroport qui font face à un avion.

« Les terroristes ne se préoccupent pas de leurs victimes », avance la publicité. À l'intérieur, le Grand Old Party dit que Barack Obama « croit qu'il suffit de parler aux terroristes ». La publicité s'en prend aussi au fait que Barack Obama s'est dit prêt à discuter avec des États qui, selon les États-Unis, soutiennent le terrorisme, comme l'Iran et la Syrie.

« Êtes-vous fier de ça? » demande le journaliste à M. McCain. « Absolument », répond le candidat républicain du tac au tac.

La publicité est disponible sur un des blogues de Politico (Nouvelle fenêtre). L'entrevue peut être vue sur le site de la station DKSD (Nouvelle fenêtre).


Obama change l'horaire de la Série mondiale

21 octobre, 14 h 38: Nous vous avons parlé il y a quelques jours du fait que Barack Obama va diffuser des publicités de 30 minutes sur les ondes de CBS et NBC, le 29 octobre, jour qui marquera le 79e anniversaire du krach de 1929. Il appert maintenant que le réseau Fox diffusera aussi la publicité... grâce à la complicité de la ligue de baseball majeur.

Fox est en effet le diffuseur officiel de la Série mondiale de baseball, dont le 6e match doit avoir lieu, si nécessaire, le 29 octobre. Obama avait approché le réseau en même temps que CBS et NBC, mais Fox avait un problème de taille sur les bras: le premier lancer du match devait avoir lieu à 20 h 20. Or, Barack Obama veut diffuser sa publicité à 20 h.

Major League Baseball a finalement donné son accord pour reporter le début du match à 20 h 35, ce qui permettra à Fox de diffuser la publicité du candidat démocrate.


Républicains contre républicains

21 octobre, 8 h 28: On a beaucoup parlé ces dernières semaines des attaques négatives lancées contre Barack Obama par le clan McCain, ses alliés et ses partisans. Lors de rassemblements politiques républicains, la semaine dernière, des partisans ont par exemple crié « terroriste » lorsque McCain se demandait « qui est Barack Obama? ». Ces invectives ont été largement rapportées par la presse, qui est tombée à bras raccourcis sur le clan McCain.

Mais tous les partisans du Grand Old Party ne sont pas des bigots. Un participant à l'American News Project, une organisation qui fait la promotion du journalisme vidéo en ligne, a mis en ligne au cours des dernières heures une vidéo dans laquelle on peut assister à une prise de bec entre républicains.

On y voit des gens qui s'attaquent à un partisan républicain qui affirme haut et fort que Barack Obama est à la fois musulman et communiste, deux accusations parfaitement mensongères, mais qui ont néanmoins réussi à faire du chemin dans cette campagne.

C'est à voir sur le site d'American News Project (Nouvelle fenêtre).


Joe le vidéaste

20 octobre, 15 h 07: Le clan McCain veut trouver de nouveaux Joe le plombier. Le site web du candidat républicain sollicite  (Nouvelle fenêtre)maintenant des vidéos amateurs de la part de partisans. Ces derniers sont invités à expliquer leur vision du rêve américain et l'impact qu'auront les politiques de Barack Obama sur leur travail ou leur entreprise. À gagner: l'utilisation de la vidéo comme publicité électorale.

À qui la chance?


Les journaux appuient majoritairement Obama

20 octobre, 14 h 11: Une publication américaine spécialisée dans la presse écrite, Editor & Publisher, recense maintenant 115 quotidiens américains qui ont officiellement accordé leur appui au démocrate Barack Obama, contre 38 seulement qui se rangent du côté du républicain John McCain.

Après avoir reçu l'appui du prestigieux Washington Post la semaine dernière, le sénateur Obama a obtenu ceux d'environ 70 autres journaux au cours des trois derniers jours, dont le Detroit Free Press, le Cleveland's Plain Dealer, le Palm Beach Post, le New York's Daily News, le Miami Herald, le Philadelphia Inquirer, le Denver Post, l'Atlanta Journal-Constitution et le Chicago Sun-Times.

L'appui qu'il a reçu du Chicago Tribune a particulièrement capté l'attention. C'est la première fois de son histoire que le quotidien opte pour un candidat démocrate. Lundi, le Houston Chronicle, que l'Editor & Publisher considère comme très favorable à George W. Bush, a également annoncé qu'il appuyait Barack Obama.

M. Obama avait précédemment obtenu le soutien du Los Angeles Times, du San Francisco Chronicle, du San Jose Mercury News, du Boston Globe, du St. Louis Dispatch, du Pittsburgh Post-Gazette, du Tennessean et du Seattle Times.

Parmi les plus importants quotidiens qui appuient John McCain notons le Dallas Morning News, le New York Post, le Boston Herald, le San Francisco Examiner, le Tampa Tribune et le Columbus Dispatch.

Au total, les quotidiens qui appuient M. Obama sont diffusés à 10 millions d'exemplaires; ceux qui appuient McCain le sont à 2,5 millions.


Obama le socialiste

20 octobre, 13 h 14: La candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, poursuit inlassablement ses attaques à l'endroit de Barack Obama. De passage au Colorado, lundi, elle l'a à nouveau accusé d'avoir des visées « socialistes », un véritable crime de lèse-majesté au pays phare du capitalisme mondial.

Les politiques fiscales du candidat démocrate, a-t-elle dit, « puniront le dur labeur et la productivité » et entraîneront l'avènement d'un gouvernement encore plus intrusif. « John et moi pensons que c'est le problème, pas la solution », a-t-elle fait valoir.

Reste à voir si cette attaque portera. Barack Obama y a répliqué en fin de semaine en rappelant qu'il avait l'appui de l'un des investisseurs les plus réputés au monde, le milliardaire Warren Buffett...

Joe Klein du magazine Time a par ailleurs noté une situation particulièrement bizarre, lundi avant-midi: CNN et MSNBC, rapporte-t-il, ont tous deux interrompu la diffusion du discours de campagne de John McCain, au Missouri, pour présenter en lieu et place le discours de... Sarah Palin! « Je ne crois pas avoir déjà vu quelque chose du genre », soutient le reporter vétéran.

Mme Palin, réputée pour sa propension à ignorer les journalistes en début de campagne, répond maintenant de plus en plus souvent à leurs questions. Elle l'a fait vendredi, par exemple, avant de remettre ça à deux autres occasions, dimanche. Samedi, sa présence à Saturday Night Live a permis à l'émission humoristique d'obtenir ses meilleures cotes d'écoute en 14 ans.


La popularité de Palin

20 octobre, 08 h 42: Même si les sondages montrent que les Américains se méfient de plus en plus d'elle, Sarah Palin demeure un phénomène médiatique. Son passage à la populaire émission humoristique Saturday Night Live, samedi, à NBC, a été regardé par environ 17 millions de téléspectateurs. Il s'agit des meilleures cotes d'écoute de l'émission en 14 ans!

La gouverneure de l'Alaska a participé à deux saynètes. L'une reproduisait le genre de conférence de presse à laquelle elle refuse de participer. La scène mettait surtout en vedette Tina Fey, dont les imitations de Mme Palin ont fait fureur depuis un mois. Mme Palin est venue remplacer Mme Fey vers la fin. La gouverneure a aussi fait de la figuration sur un rap désopilant.

Pour voir ces extraits, rendez-vous sur le site de SNL (Nouvelle fenêtre).


Un peu d'autodérision

17 octobre, 9 h 12: John McCain et Barack Obama ont tous deux participé jeudi soir au 63e souper-bénéfice de la Fondation Alfred Smith, organisé par l'archidiocèse de New York au profit des enfants dans le besoin. Ils en ont profité pour rire d'eux-mêmes et se moquer quelque peu de leur adversaire.

Sarah Palin lors d'un discours à Colorado Springs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin lors d'un discours à Colorado Springs.

Photo : La Presse canadienne / AP/David Zalubowski

John McCain est notamment revenu sur le fait qu'il avait utilisé le terme « celui-là », en faisant référence à Barack Obama lors du deuxième débat présidentiel. « Ça ne le dérange pas. Il a lui aussi un petit nom d'animal pour moi: George Bush. »

Obama a aussi déridé la foule. Il a dit que son prénom signifiait « celui-là » en swahili et que son deuxième nom, Hussein, lui avait été donné par « quelqu'un qui ne savait pas qu'il briguerait un jour la présidence ».

Faisant allusion à la volonté du maire de New York de changer la loi municipale pour briguer un troisième mandat, il a déclaré que Bill Clinton avait réagi en disant: « On peut faire ça? »

CNN offre des extraits des discours de Barack Obama  (Nouvelle fenêtre)et John McCain (Nouvelle fenêtre).

Le souper-bénéfice a permis d'amasser environ 4 millions de dollars.


On ne badine pas avec Letterman

Sarah Palin regarde Tina Fey l'imiter.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin regarde Tina Fey l'imiter.

Photo : La Presse canadienne / AP/APTN

Mise à jour le 17 octobre, 08 h 19: La dernière fois que John McCain a été invité à la populaire émission de fin de soirée de David Letterman, le 24 septembre, l'affaire s'est terminée par un fiasco. Le candidat républicain avait annoncé qu'il suspendait sa campagne quelques heures plus tôt et il avait fait l'impasse sur l'émission.

Letterman s'était payé sa tête sans pitié. Il avait notamment pris le mors aux dents après s'être rendu compte que McCain, qui lui avait dit qu'il retournait à Washington pour les négociations sur le plan de sauvetage, se trouvait en fait non loin de ses studios, en train d'accorder une entrevue à Katie Couric. Des extraits de l'émission sont disponibles sur You Tube (Nouvelle fenêtre).

John McCain et Barack Obama étaient assis de part et d'autre du cardinal new-yorkais Edward Egan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain et Barack Obama étaient assis de part et d'autre du cardinal new-yorkais Edward Egan.

Photo : La Presse canadienne / AP/Andrew Theodorakis

John McCain a tout de même été réinvité, jeudi soir, et il s'est présenté, non sans peine. Au moment où son appareil s'apprêtait à décoller de l'aéroport de Philadelphie, jeudi, il a été informé que son atterrissage allait être retardé de deux heures à l'aéroport de Newark, à New York, un retard qui lui aurait fait manquer l'enregistrement. Ne faisant ni une ni deux, le clan McCain a réussi à trouver un hélicoptère qui a amené le candidat républicain à New York à temps pour l'enregistrement.

D'entrée de jeu, Letterman lui a demandé s'il pouvait rester, avant de l'interroger de but en blanc sur ce qui s'était produit la dernière fois. « Je me suis planté », a admis McCain à plus d'une reprise, arguant que son désistement avait donné de la matière à Letterman.

Outre les rires habituels déclenchés par les blagues de Letterman, l'entrevue a aussi permis d'apprendre que McCain pense que sa colistière, Sarah Palin, fera une apparition à la populaire émission humoristique Saturday Night Live.

Pour voir l'entrevue, consultez le site web du Late Show with David Letterman (Nouvelle fenêtre).


L'erreur d'Obama et la partisanerie de Fox

16 octobre, 13 h 44: Dans un long portrait du candidat démocrate qui sera publié dans le magazine dominical du New York Times, mais qui est déjà disponible dans Internet (Nouvelle fenêtre), Barack Obama fait le point sur certains évènements qui ont marqué la campagne jusqu'ici.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain était l'invité de David Letterman jeudi.

Il revient notamment sur le fait qu'il a déclaré, le printemps dernier, que les électeurs de petites communautés de Pennsylvanie, rendus « amers » par la conjoncture économique, « s'accrochaient aux fusils, à la religion ou [éprouvaient] de l'antipathie à l'égard des gens qui ne sont pas comme eux ».

« Ce fut mon geste le plus stupide », admet candidement M. Obama. « La presse a interprété ça comme si je parlais à des libéraux de San Francisco qui sirotent du vin en discutant de leur vision anthropologique des électeurs blancs de la classe moyenne. »

« Je plaidais en fait l'argument contraire, maladroitement. C'est-à-dire que ces électeurs ont le droit d'être frustrés parce qu'ils ont été ignorés. Et parce que les démocrates ne sont pas allés à leur rencontre pour parler d'enjeux culturels, nous n'avons pas réussi à leur vendre efficacement notre ordre du jour économique, ce qui nous aurait permis d'élargir notre coalition ».

L'autre commentaire intéressant de Barack Obama concerne le réseau de télévision Fox, dont les sympathies républicaines crèvent les yeux. Le candidat démocrate soutient que la couverture électorale du réseau le prive encore aujourd'hui de deux à trois points de pourcentage dans les sondages.

« Si je regardais Fox News, je ne voterais pas pour moi, n'est-ce pas? Parce qu'ils me dépeignent 24 heures par jour, 7 jours par semaine, comme un cinglé (freak). Je suis le gars qui boit des cafés au lait, lit le New York Times, conduit une Volvo, ne possède pas de fusil, amorphe, politiquement correct, arrogant libéral. Qui veut de ça? »

« Ce que je veux soulever, c'est qu'il existe toute une industrie maintenant, un appareil complet, destiné à perpétuer le schisme culturel, et c'est puissant », ajoute Obama.


Obama, roi des ondes

15 octobre, 18 h 36: Le blog du Washington Post, The Fix, nous apprend (Nouvelle fenêtre) que le clan Obama a dépensé 32 millions de dollars en publicités dans 17 États la semaine dernière, soit deux fois plus que ce John McCain et les républicains ont pu acheter, ensemble, dans 14 États.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain se prépare à monter à bord de l'hélicoptère.

Photo : La Presse canadienne / AP/Carolyn Kaster

Les deux candidats dépensent de plus en plus à l'approche du jour du vote, mais les chiffres révèlent qu'Obama est plus que jamais à l'attaque, tandis que McCain est en mode défensif.

Il appert en effet que John McCain se contente d'augmenter ses placements publicitaires dans des États que George W. Bush a remportés en 2004, tandis qu'Obama ne se prive pas d'acheter de la publicité dans des États considérés comme favorables aux républicains, comme la Floride, le Missouri et la Virginie.

Cette situation trouve son origine dans le fait qu'Obama peut amasser et dépenser autant d'argent qu'il le souhaite, puisqu'il a refusé de recevoir du financement public. McCain a pour sa part accepté l'enveloppe de 84 millions de dollars, mais il ne peut dépenser davantage. Le parti républicain peut diffuser ses propres publicités, mais cet appui n'arrive pas à compenser le net avantage dont dispose Obama.


Question de perspective

15 octobre, 17 h 37: À quelques heures du troisième débat présidentiel entre Barack Obama et John McCain, le site Internet du magazine Slate publie un article qui porte sur les liens  (Nouvelle fenêtre)qu'entretiennent des proches du candidat républicain, dont le sénateur Joe Lieberman, avec les anticastristes de la Floride.

L'article soulève notamment le fait qu'il y a tout juste quelques semaines, Lieberman se proposait encore d'intercéder auprès du président Bush pour obtenir un pardon présidentiel pour Eduardo Arocena, reconnu coupable d'avoir assassiné un ambassadeur cubain en 1980. Arocena a aussi été impliqué dans des dizaines d'attentats à la bombe commis en sol américain.

L'article soulève aussi les liens entre le conseiller de McCain sur les questions latino-américaines, le représentant Lincoln Diaz-Balart, et d'autres activistes anticastristes dont les activités ont fait plusieurs victimes dans les années 1970 et 1980.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama

Photo : La Presse canadienne / AP/Jae C. Hong

« S'agit-il des Bill Ayers des républicains? », se demande le magazine, en faisant référence à l'ancien cofondateur du groupe radical Weathermen, qu'Obama connaît. Le clan McCain qualifie Ayers de « terroriste » et accuse Barack Obama d'avoir « copiné » avec lui, une attaque destinée à remettre en cause le bon jugement et le patriotisme du candidat démocrate.

M. McCain s'est pratiquement engagé à soulever la question des liens entre les deux hommes lors du débat de ce soir, après qu'Obama eut déclaré être surpris que McCain n'ait pas évoqué le sujet devant lui.

L'article qualifie Arocena de « terroriste », mais rappelle avec justesse qu'aux yeux des républicains, les anticastristes sont plutôt des « combattants de la liberté »... L'article a le mérite de remettre les attaques de McCain en perspective.

Pour ceux qui veulent se faire une idée sur la nature des liens entre Obama et Ayers, consultez le récent article du New York Times sur le sujet (Nouvelle fenêtre). Le journaliste conclut que les deux hommes se connaissent, mais ne semblent pas entretenir d'étroites relations.


Obama cible les adeptes de jeux vidéos

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama s'est payé une publicité de 2 minutes le mois dernier.

14 octobre, 12 h 50: Voilà une autre preuve que Barack Obama nage dans l'argent. Le géant des jeux électroniques Electronic Arts a confirmé au site Gigaom  (Nouvelle fenêtre)que le candidat démocrate a acheté des publicités diffusées dans le cadre du jeu Burnout Paradise, conçu pour les consoles XBox 360.

« Comme toutes les télévisions, les radios et la presse écrite, nous acceptons les publicités de candidats crédibles », a expliqué un porte-parole de EA, Holly Rockwood.

Politico recense pour sa part d'autres jeux  (Nouvelle fenêtre)qui ont fait l'objet de tels placements publicitaires, dont plusieurs jeux issus du monde du sport professionnel.


Obama en avance dans 4 États-clés

14 octobre, 10 h 44: De nouveaux sondages de l'Université Quinnipiac  (Nouvelle fenêtre)dont les résultats ont été publiés mardi révèlent que Barack Obama détient maintenant une solide avance dans les intentions de vote dans quatre États-clés, soit le Colorado (9 grands électeurs), le Michigan (17), le Minnesota (10) et le Wisconsin (10).

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bill Ayers (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Chicago Tribune/Chris Walker

Ces coups de sonde ont été réalisés en collaboration avec le Wall Street Journal et le Washington Post entre le 8 et le 12 octobre, soit après le deuxième débat des candidats, auprès de plus de 1000 électeurs (marge d'erreur d'environ 3 %). Ils indiquent qu'Obama recueille maintenant l'appui de plus d'un électeur sur deux dans les quatre États:

  • Colorado: 52 % pour Obama - 43 % pour McCain;
  • Michigan: 54 % pour Obama - 38 % pour McCain;
  • Minnesota: 51 % pour Obama - 40 % pour McCain;
  • Wisconsin: 54 % pour Obama - 37 % pour McCain.

« Ces marges sont insurmontables, à moins d'un revirement qui n'a jamais été observé dans l'histoire moderne », a commenté le directeur adjoint de l'institut de sondage de l'Université Quinnipiac, Peter Brown. « Toute chance réaliste pour McCain de revenir de l'arrière repose sur sa capacité à gagner le débat de mercredi par mise hors de combat. »

Une analyse des résultats révèle que les électeurs interrogés jugent très majoritairement que Barack Obama comprend mieux les enjeux économiques que son adversaire républicain John McCain. Les électeurs indépendants, notamment, appuient maintenant le candidat démocrate par des marges variant entre 11 et 17 points de pourcentage.

Dans les quatre États, l'ensemble des électeurs jugent que la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, n'est pas suffisamment qualifiée pour occuper la fonction qu'elle brigue. Cette opinion est encore plus répandue parmi les femmes.

Des quatre États qui ont fait l'objet du sondage, seul le Colorado a voté en faveur de George W. Bush en 2004. Dans les trois autres États, la course avait été très serrée, de sorte que John McCain considère avoir des chances de l'emporter.

Le 1er octobre, des sondages de l'Université Quinnipiac avaient aussi donné une importante avance à Barack Obama dans trois autres États-clés, soit la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie.

À la lumière des résultats de ces sondages, il semble que la barre soit particulièrement haute pour le candidat républicain.


Palin mise en échec

12 octobre, 15 h 13: La candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, faisait campagne en Pennsylvanie samedi. La gouverneure de l'Alaska a été invitée à faire la mise au jeu protocolaire lors d'une partie de hockey opposant les Flyers de Philadelphie aux Rangers de New York.

L'affaire n'a pas été un succès. Présentée comme la « maman partisane de hockey la plus connue aux États-Unis », Mme Palin s'est aventurée sur la glace en compagnie de deux de ses filles, sous les huées nourries de la foule.

Mme Palin ne s'est pas démontée, pas plus que ses enfants d'ailleurs. Elle a salué la foule, conservant toujours le sourire. Quand même: on imagine que les quelque 90 secondes ont semblé bien longues...

Moins de 24 heures plus tard, la vidéo a été vue par près de 500 000 internautes sur YouTube (Nouvelle fenêtre).


Obama l'ambitieux

10 octobre, 15 h 25: Barack Obama n'est qu'un ambitieux. Voilà la dernière des attaques personnelles dirigées par le clan McCain à l'endroit du candidat démocrate. L'épithète est apparue vendredi matin dans une nouvelle publicité du clan républicain, qui continue d'utiliser les liens qu'il a entretenus au cours des dernières années avec le radical Bill Ayers.

Ayers est l'un des cofondateurs du groupe Weather Underground, qui a placé des bombes près d'édifices publics dans les années 60-70. Obama et Ayers se connaissent parce qu'ils habitent le même quartier à Chicago. Ayers a déjà organisé une collecte de fonds pour Obama, mais il n'y a pas de preuve que les deux entretiennent d'étroits contacts aujourd'hui.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image extraite du jeu vidéo Burnout Paradise.

Photo : Electronic Arts

« L'ambition aveugle d'Obama », peut-on entendre au début de la publicité. « Lorsque ça lui convenait, il travaillait avec le terroriste Bill Ayers. Lorsque ça a été découvert, il a menti. Obama. Ambition aveugle », poursuit le narrateur.

En après-midi, le qualificatif a été récupéré par la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, lors d'un discours prononcé à Indian Hill, une banlieue de Cincinnati. Elle l'a utilisé en faisant référence à un article du Washington Times (Nouvelle fenêtre), vendredi, qui soutient qu'Obama a tenté de convaincre les Irakiens, lors de conversations privées, que le président Bush ne devrait pas pouvoir signer une entente sur la statut des forces étrangères en Irak sans avoir obtenu l'approbation du Congrès.

Le clan Obama a indiqué au quotidien que le candidat démocrate négociait en sa capacité de sénateur et qu'il croit toujours que le Congrès devrait participer à ces négociations. Sarah Palin l'a toutefois accusé de s'être mêlé des dossiers du président aux dépens des troupes américaines.

« Obama a apparemment tenté de nuire aux efforts officiels de notre gouvernement pour réduire le nombre de troupes en Irak. Si c'est vrai, c'est un exemple saisissant de quelqu'un qui met ses ambitions avant celles de son pays. Mettre ses ambitions politiques avant la volonté de faire ce qui est bien pour nos troupes coupe le souffle et est inacceptable », a lancé Mme Palin.


Des publicités de 30 minutes pour Obama

10 octobre, 10 h 28: Si vous avez besoin d'une preuve supplémentaire que le clan Obama nage dans l'argent, la voici: le candidat démocrate diffusera des publicités de 30 minutes sur deux des trois grands réseaux de télévision américains, CBS et NBC. Les publicités seront diffusées à 20 h, le 29 octobre, soit six jours avant le scrutin du 4 novembre.

Ce genre de placement média est inhabituel, mais il ne constitue pas une première non plus. Le milliardaire Ross Perot avait tenté le coup en 1992, et sa publicité avait été regardée par 16,5 millions de personnes, selon Associated Press.

Au cours des dernières semaines, Barack Obama s'est déjà éloigné des formats publicitaires classiques de 30 secondes, en diffusant des publicités de 1 ou 2 minutes.

Les publicités de 30 minutes seront diffusées le jour du 79e anniversaire du krach boursier de 1929, autre preuve que M. Obama cultive un certain sens de l'histoire. Le jour où il a accepté la nomination de son parti coïncidait avec le 45e anniversaire du fameux discours de Martin Luther King, dans lequel il avait traduit son espoir d'une société plus égalitaire dans le slogan I Have a Dream (j'ai un rêve).


Républicains en colère

10 octobre, 8 h 47: Beaucoup a déjà été écrit sur la campagne très négative que mène le clan McCain. Peut-être moins sur son effet. Vendredi, des journaux, magazines et sites web américains se penchent sur l'impact que les attaques du clan McCain envers Barack Obama ont sur les militants républicains.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama

Photo : La Presse canadienne / AP/Jae C. Hong

Le Washington Post raconte l'ambiance qui régnait jeudi (Nouvelle fenêtre), lors d'un rassemblement politique auquel participait le tandem McCain-Palin à Waukesha, au Wisconsin. Lors d'attaques contre le candidat démocrate (ses liens avec Bill Ayers, son bilan ultralibéral aux yeux des républicains, sa position en faveur de l'avortement, etc.) des partisans du Grand Old Party y vont de doigts d'honneur, de huées et de slogans comme « Nobama » ou « Socialiste ».

John Dickenson du magazine Slate, qui couvrait le même évènement (Nouvelle fenêtre), soutient sur un ton sarcastique qu'il est tenté de décrire la foule comme étant « assoiffée de sang ». Relatant sur un ton sarcastique, la haine des républicains pour les médias, il raconte qu'il est parti lui aussi en contemplant un doigt d'honneur, vraisemblablement destiné à l'ensemble de la presse, autre objet de la colère des républicains.

Politico aborde également le même sujet (Nouvelle fenêtre), mais en revenant sur des évènements survenus plus tôt cette semaine. Lorsque McCain a demandé, « Qui est le vrai Barack Obama? », lundi, au Nouveau-Mexique, un républicain dans la foule avait une réponse toute prête: « Terroriste! ». Le surlendemain, à la même question, une femme s'est exclamée: « Maudit menteur! »

Lors de ce même évènement, le Wall Street Journal raconte avoir entendu (Nouvelle fenêtre) quelqu'un lancer: « Qu'on lui coupe la tête ». Un homme tenait une pancarte « Obama, Osama ».

Bonjour l'ambiance.


10 millions de plus pour le 2e débat Obama-McCain

9 octobre, 10 h 15: Le deuxième débat entre les deux candidats à la présidentielle, mardi, a été regardé par 63,2 millions d'Américains. Le premier affrontement entre le démocrate Barack Obama et le républicain John MCain, le 26 septembre, avait attiré 52,4 millions de téléspectateurs.

À titre de comparaison, le débat entre les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Sarah Palin, le 2 octobre, avait été suivi par près de 70 millions de personnes, ce qui en a fait le débat politique le plus populaire de l'histoire américaine, après l'affrontement entre Ronald Reagan et Jimmy Carter en 1980.

Le troisième et dernier débat entre MM. Obama et McCain aura lieu le 15 octobre à l'Université Hofstra, à Hempstead, dans l'État de New York.


Cindy McCain critique Barack Obama

9 octobre, 9 h 09: La femme de John McCain est-elle en train de sauter dans l'arène politique, à moins d'un mois du scrutin présidentiel? Cindy McCain s'est permise d'attaquer Barack Obama avec force à deux reprises depuis le début de la semaine, une attitude non conventionnelle pour la femme d'un candidat.

Mardi, elle a déclaré à un journal du Tennessee que Barack Obama menait la « campagne la plus sale de l'histoire américaine », une accusation plutôt dirigée contre le clan McCain par de nombreux commentateurs et même dans un éditorial du New York Times.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin et John McCain au Wisconsin.

Photo : La Presse canadienne / AOP/Gerald Herbert

Mercredi, lors d'un discours en Pennsylvanie, Mme McCain a accusé le candidat démocrate d'avoir voté contre un projet de loi visant à financer l'effort de guerre américain en Irak. M. Obama a effectivement voté contre le projet de loi parce qu'il ne prévoyait aucun calendrier de retrait, mais il avait appuyé une première version qui en contenait un.

« Le jour où le sénateur Obama a voté pour ne pas financer mon fils alors qu'il était en service, [cela] m'a donné froid dans le dos », a-t-elle lancé à une foule partisane. « Je suggère au sénateur Obama de se glisser dans mes chaussures pour une seule journée. Je lui suggère de prendre une journée pour assister au déploiement de nos hommes et de nos femmes. »

Michelle Obama est également présente dans les médias américains. Mercredi, elle a accordé une entrevue à Larry King de CNN, ainsi qu'à Jon Stewart, animateur d'une populaire émission de variétés de fin de soirée. Elle a refusé d'entrer dans la danse en évitant de répondre aux critiques des républicains, qu'elle a assimilées à du « théâtre ».

Un verbatim de l'entrevue avec King et des extraits de celle accordée à Stewart sont disponibles sur le site du journaliste Mark Halperin (Nouvelle fenêtre), du magazine Time.


Le clan McCain pris à partie

8 octobre, 14 h 33: Le clan McCain s'est souvent souvent attaqué aux médias au cours des dernières semaines, et particulièrement au New York Times. Un éditorial assassin publié mercredi dans le grand quotidien (Nouvelle fenêtre) ne fera vraisemblablement rien pour rétablir les ponts.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain répond à une question, sous le regard attentatif de Barack Obama.

Photo : La Presse canadienne / AP/Gerald Herbert

« Le sénateur McCain et la gouverneure Palin mènent l'une des campagnes les plus épouvantables dont nous pouvons nous souvenir. Ils sont allés beaucoup plus loin dans le régime habituel de citations prises hors contexte et des distorsions du bilan de l'adversaire - jusque dans le sombre territoire des leurres de nature raciale et de la xénophobie. Le sénateur Obama a donné des coups bas à M. McCain, mais il n'y a pas de comparaison ».

Le quotidien s'en prend aux attaques de Sarah Palin, qui utilise d'ailleurs un article du Times pour soutenir qu'Obama s'est associé à des terroristes. « Sa démagogie a engendré des réponses effrayantes et intolérables. Un article du Washington Post rapportait que, lors d'un rassemblement en Floride, cette semaine, un homme a crié: "Tuons-le", lorsque Mme Palin a attaqué Obama et d'autres ont crié des épithètes à un Afro-Américains qui travaillait pour un réseau de télévision. »

Le quotidien ne cache pas sa déception envers le candidat républicain. « Nous nous attendions à mieux de M. McCain, qui a déjà démontré du mépris pour la politique de la victoire à tout prix. Il s'est fait éjecter de la course à la présidentielle de 2000 par ce même genre de calomnies, orchestrées par des gens qui gèrent maintenant sa campagne ».

« D'une certaine manière, nous ne devrions pas être surpris que McCain descende si bas, puisque le débat a montré une fois de plus qu'il y a peu d'autres sujets dont il peut parler », peut-on lire dans l'éditorial, qui conclut en soulignant que le clan McCain peut certainement faire mieux que de stimuler « la division, la colère et la haine ».


Palin victime d'un pirate informatique: un homme est accusé

8 octobre, 13 h 45: Un jeune homme de 20 ans, David Kernell, a été formellement accusé mercredi d'avoir piraté la boîte de courriels de la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin. Le jeune homme de Knoxville, au Tennessee, a plaidé non coupable et reviendra en cour pour l'ouverture de son procès, le 16 décembre.

Il appert que Kernell, un étudiant en économie à l'Université du Tennessee, est le fils d'un représentant démocrate à la législature de l'État, Mike Kernell. Ce dernier assure qu'il n'a rien à voir dans cette histoire.

Selon l'acte d'accusation, David Kernell aurait accédé sans autorisation au compte personnel de Mme Palin en changeant son mot de passe. Il aurait ensuite pris des photos, qu'il aurait envoyées sur le site WikiLeaks.org. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à 5 ans de prison et à une amende de 250 000 $.


Les candidats et les taux d'intérêt

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cindy et John McCain, mercredi, en Pennsylvanie.

Photo : AFP / William Thomas Cain/Getty Images

8 octobre, 13 h 00: Les deux candidats à la présidentielle américaine ont réagi mercredi à la baisse de taux d'intérêt annoncée par la Réserve fédérale américaine. John McCain « applaudit » le geste de la Fed, tandis que Barack Obama, plus circonspect, dit le « soutenir ». Voici quelques extraits de leur réponse:

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain et Sarah Palin en Pennsylvanie, lundi

Photo : La Presse canadienne / AP/Joseph Kaczmarek

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une maison à vendre aux États-Unis

Photo : AFP / Saul Loeb


Nouveaux électeurs: avantage démocrate

7 octobre, 20 h 25: Le Washington Post a publié des données (Nouvelle fenêtre), encore partielles mais néanmoins très révélatrices, concernant le nombre de nouveaux électeurs qui se sont dûment enregistrés en vue de la présidentielle du 4 novembre. Contrairement au Canada, il faut s'inscrire pour voter aux États-Unis.

La conclusion: pas moins de 4 millions de nouvelles inscriptions ont été recensées dans une douzaine d'États-clés, dont 11 ont été remportés par George W. Bush en 2004: Ohio, Floride, Georgie, Caroline du Nord, Virginie, Indiana, Missouri, Colorado, Iowa, Nevada et Nouveau-Mexique.

Ces nouveaux électeurs sont majoritairement démocrates et, dans plusieurs États, le nombre d'électeurs qui s'inscrivent en tant qu'indépendants surpasse le nombre de nouveaux électeurs républicains. Voici quelques exemples:

  • Floride: 316 000 démocrates, 155 000 indépendants, 129 000 républicains;
  • Pennsylvanie: 474 000 démocrates, 38 000 républicains.
  • Caroline du Nord: 208 000 démocrates, 148 000 indépendants, 34 000 républicains;
  • Nevada: 91 000 démocrates, 26 000 indépendants, 22 000 républicains;
  • Colorado: 80 000 démocrates, 28 000 indépendants, 21 000 républicains.

Ces chiffres sont le résultat de plusieurs facteurs, notamment l'énorme réseau de contacts que s'est bâti le clan Obama au fil des mois, notamment grâce aux nouvelles technologies. La course à l'investiture démocrate a aussi donné lieu à du recrutement à grande échelle.

Ces nouveaux électeurs n'iront vraisemblablement pas tous voter: le clan Obama lui-même calcule que 80 % de ces nouveaux électeurs se présenteront aux urnes, et que 75 % d'entre eux voteront démocrates. Si cela s'avérait, chaque tranche de 100 000 nouveaux électeurs lui conférerait un gain net de 45 000 votes.

Dans certains États, cela pourrait s'avérer fatal pour John McCain. En 2004, Bush a remporté le Nevada par 21 000 votes et le Colorado par 6000 votes.

Le clan McCain n'est d'ailleurs pas dupe. Politico rapporte (Nouvelle fenêtre) qu'il est maintenant inquiet de perdre la Caroline du Nord. Le clan Obama y mène campagne tambour battant, malgré le fait que l'État vote républicain lors des présidentielles depuis 1976. Obama s'est rendu 5 fois dans l'État depuis la fin de la convention démocrate, et son clan y diffuse actuellement trois fois plus de publicités que celui de McCain.

Le candidat républicain, sentant le terrain sûr, n'a pas mis les pieds en Caroline du Nord depuis juin. Mais devant la tournure des événements, il y a dépêché Sarah Palin cette semaine. L'enjeu n'est pas trivial: le vainqueur en Caroline du Nord recevra l'appui de 15 grands électeurs.


Obama a la cote auprès des jeunes adultes

John McCain: Il est impératif en ce moment que le gouvernement soit sensible aux besoins des Américains, qu'il rétablisse la confiance dans notre système financier, qu'il fournisse de l'assistance aux propriétaires en difficulté et qu'il implante des politiques qui favoriseront la croissance, créeront des emplois et constitueront les fondements d'un avenir plus prospère. C'est pourquoi hier soir [lors du débat] j'ai proposé la création d'un plan de soutien aux propriétaires américains - un plan qui utilisera les fonds publics non seulement pour renflouer Wall Street, mais pour permettre aux familles de conserver leur maison et pour stabiliser les marchés financiers.

6 octobre, 15 h 16: L'élection du 4 novembre mettra en évidence un important fossé générationnel aux États-Unis, si l'on en croit un nouveau sondage USA Today/MTV/Gallup effectué auprès de plus de 900 électeurs de 18 à 29 ans (marge d'erreur de 4 %, 19 fois sur 20). Il appert que ces derniers s'apprêtent à voter pour Obama dans une proportion de 61 % contre 32 % pour McCain.

Le candidat démocrate est jugé:

  • plus à même de comprendre les problèmes des gens de cet âge (71 % contre 12 % pour McCain);
  • plus inspirant (67 % - 18 %);
  • doté d'un meilleur sens de l'humour ( 58 % - 17 %);
  • plus indépendant dans ses idées et ses actions (55 % - 28 %);
  • plus à même d'unir le pays que de le diviser (55 % - 25 %);
  • doté d'un meilleur jugement (54 % - 29 %);
  • plus susceptible de mettre les intérêts du pays avant les siens (53 % - 29 %);
  • plus fort et décisif comme chef (46 % - 36 %).

Les jeunes adultes estiment en outre qu'Obama a assez d'expérience pour être président (57 % - 36 %), que Joe Biden est assez qualifié pour être chef d'État (58 % contre 19 % pour Sarah Palin). La gouverneure de l'Alaska ne trouve d'ailleurs pas grâce à leurs yeux: 55 % des répondants la jugent insuffisamment qualifiée pour devenir présidente.

Pas moins de 64 % des personnes sondées estiment avoir beaucoup réfléchi à l'élection présidentielle et plus de trois sur quatre sont d'avis que le résultat aura un impact important ou modéré sur leur vie.

Deuxième attaque de la NRA

6 octobre, 13 h 37: Depuis le début de la campagne présidentielle, on a peu parlé de l'influence de la National Rifle Association (NRA), le principal lobby des propriétaires d'armes à feu américains et l'un des plus puissants groupes de pression aux États-Unis.

Barack Obama: Il est clair que d'autres actions urgentes et vigoureuses seront nécessaires pour endiguer cette crise, qui empêche les petites et grandes entreprises d'obtenir des prêts et qui a possiblement déjà entraîné des pertes de 2000 milliards dans leurs régimes de retraite. Le département du Trésor doit agir prestement pour élaborer un plan s'appuyant sur le plan de sauvetage et utiliser l'autorité dont ils disposent déjà pour acheter les actifs en difficulté, incluant les hypothèques. Il est crucial que le Trésor, en coordination avec d'autres agences gouvernementales, intervienne aussi vigoureusement que possible pour aider les propriétaires à demeurer dans leur maison.

Le groupe n'est pas silencieux pour autant. Il appuie bien entendu le républicain John McCain, qui se pose en défenseur inébranlable de leurs droits constitutionnels (le deuxième amendement à la Constitution américaine reconnaît le droit de porter des armes).

La NRA lance aujourd'hui sa deuxième publicité  (Nouvelle fenêtre)destinée à persuader les électeurs de voter contre Obama. Elle met en vedette en ex-policier qui défend le droit des Américains de porter des armes pour se protéger de tous les malfrats. Son slogan: Defend Freedom, Defeat Obama (Défendons la liberté, défaisons Obama).

La première publicité (Nouvelle fenêtre), lancée il y a deux semaines, mettait plutôt en scène un chasseur qui craignait que des politiques implantées par Obama ne viennent mettre un terme à son passe-temps favori. Le site factcheck.org avait jugé  (Nouvelle fenêtre)que cette publicité « déformait la position de Barack Obama sur le contrôle des armes à feu au-delà de toute reconnaissance ».

Barack Obama ne se compte probablement pas d'histoire au sujet de ses chances d'attirer des membres actifs de la NRA dans son camp. Le sénateur promet de défendre le droit de porter des armes, mais a effectivement défendu dans le passé le droit des États d'effectuer une meilleure surveillance des armes à feu. Il s'est déjà prononcé en faveur d'un registre des armes à feu et prône un meilleur contrôle dans les villes où de nombreux crimes violents sont recensés. Il publie tout de même sur son site une série de réponses aux principales accusations dont il fait l'objet  (Nouvelle fenêtre)au sujet du port d'armes.

Politico a dévoilé en juin que la NRA prévoit dépenser 40 millions de dollars américains  (Nouvelle fenêtre)lors de la course à la présidence, dont 15 millions pour dépeindre Barack Obama comme une menace pour le droit de porter des armes. Il s'agit d'une comme négligeable. Entre la convention républicaine et le jour du vote, le 4 novembre, les dépenses directes de John McCain, incluant celles engagées pour la diffusion de publicités, sont plafonnées à 84,1 millions de dollars.


Colère au Michigan

6 octobre, 9 h 37: Le moins que l'on puisse dire, c'est que la décision de la campagne de John McCain de se retirer du Michigan ne passe comme une lettre à la poste, tant auprès des républicains de l'État que de sa propre colistière, Sarah Palin.

Politico rapportait par exemple en fin de semaine  (Nouvelle fenêtre)qu'un responsable du parti au Michigan, Jack Waldvogel, s'est emporté après avoir reçu le courriel du directeur du clan McCain, Al Ribeiro, expliquant cette décision.

M. Ribeiro expliquait que McCain devait utiliser les ressources à sa disposition du mieux qu'il peut pour remporter l'élection du 4 novembre, mais M. Waldvogel n'avait toutefois que faire de ces explications.

Il a donc répondu au courriel dans les termes suivants: « Si vous voulez mettre un terme aux visites de McCain et Palin dans l'État, faites-le. Mais n'annoncez pas formellement que vous vous retirez du Michigan pour revenir deux jours plus tard dire aux militants de continuer de travailler. Quelle claque au visage pour les milliers de personnes qui ont été revigorées par l'inclusion de Sarah Palin sur le ticket. Je suis engagé dans la politique et l'organisation politique dans le comté depuis 40 ans, et c'est le coup d'éclat le plus débile auquel j'ai assisté ».

Mme Palin a aussi commenté la nouvelle deux fois plutôt qu'une. Elle n'avait pas caché son désaccord une première fois, la semaine dernière, après qu'un journaliste lui eut apparemment appris la nouvelle. Samedi, elle est revenue sur le sujet sans que quiconque lui tende une perche. « J'aimerais certainement me rendre au Michigan et m'assurer que le Michigan sait que nous n'avons pas abandonné là-bas », a déclaré la candidate républicaine à la vice-présidence.

La décision de McCain de se retirer du Michigan est particulièrement significative dans la mesure où il s'agit là d'un rare État à avoir voté démocrate en 2004 qui faisait l'objet d'une offensive républicaine. Le retrait du clan McCain à un mois du scrutin donne l'impression que les républicains songent maintenant davantage à protéger leurs acquis, et qu'ils sont donc sur la défensive sur le plan stratégique.


Biden sur la touche

6 octobre, 8 h 43 : Le candidat démocrate à la vice-présidence des États-Unis, Joe Biden, a annulé sa participation à tous les évènements qu'il avait à l'horaire, lundi et mardi, après que sa belle-mère eut rendu l'âme en fin de semaine. Bonny Jean Jacobs, 78 ans, est morte dimanche après-midi d'une longue maladie dans une maison de retraite de la Pennsylvanie.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la semaine n'aura pas été de tout repos pour le sénateur du Delaware. Vendredi, il a vécu une autre expérience assurément difficile en assistant au départ de son fils, le capitaine Beau Biden, pour l'Irak.

Jeudi, Joe Biden avait affronté Sarah Palin dans ce qui est devenu le débat des candidats à la vice-présidence le plus écouté de l'histoire du pays. Il s'était fait très discret dans les jours précédents, se préparant pour cette joute oratoire depuis sa résidence du Delaware. Depuis une semaine, le colistier de Barack Obama a donc très peu fait campagne.


Un duel Biden-Palin très suivi

4 octobre, 19 h 05: Le débat de jeudi dernier entre les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Sarah Palin, a attiré 70 millions de téléspectateurs, un sommet pour une joute oratoire entre deux colistiers. Il semble même qu'il s'agisse du débat politique le plus écouté depuis le choc Jimmy Carter-Ronald Reagan en 1980, qui avait rivé plus de 80 millions d'Américains à leur téléviseur.

Selon Nielsen (Nouvelle fenêtre), qui établit les cotes d'écoute dans les plus importants marchés télévisuels du pays, le débat a été notamment très suivi dans des villes situées dans des États-clés (Nouvelle fenêtre).

À titre de comparaison, le premier duel entre John McCain et Barack Obama avait été suivi par 52,4 millions de personnes. Ce débat a toutefois eu lieu un vendredi soir, période où les cotes d'écoute sont habituellement plus faibles qu'ailleurs en semaine. N'empêche, Sarah Palin demeure un phénomène médiatique et les Américains ont voulu voir comment elle allait se tirer d'affaire.

La bonne nouvelle pour le clan McCain, c'est qu'elle a bien fait. La moins bonne, c'est que Joe Biden a aussi offert une performance sans tache. Les sondages éclairs effectués après le débat par de grands réseaux américains le donnent d'ailleurs gagnant.


Palin dévoile son revenu familial

3 octobre, 17 h 14: Aux États-Unis, le dévoilement des plus récentes déclarations de revenus est un passage obligé pour les candidats qui briguent la présidence et la vice-présidence. La seule qui ne l'avait pas fait jusqu'ici était la colistière de John McCain, Sarah Palin. Elle s'est finalement prêtée à l'exercice vendredi.

Alors sachez-le: Mme Palin et son mari, Todd, ont payé des impôts totalisant 11 944 $ sur des revenus de 127 869 $ en 2006. En 2007, ils ont remis au fisc 24 738 $, après avoir engrangé 166 080 $. Au cours de ces deux années, ils ont versé un total de 8205 $ à des oeuvres de charité.

Le candidat démocrate à la vice-présidence, Joe Biden, a pour sa part déclaré un revenu total de 2,4 millions de dollars au cours des 10 dernières années.


Un héraut du conservatisme jette l'éponge

3 octobre, 11 h 58: Dans un article publié ce matin dans le Washington Post (Nouvelle fenêtre), l'une des principales voix conservatrices des États-Unis, Charles Krauthammer, concède à peu de choses près la victoire au démocrate Barack Obama à la présidentielle du 4 novembre.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des partisans démocrates dans le Wisconsin, le 1er octobre 2008

Photo : AFP / Stan Honda

Filant une métaphore empruntée au monde du football, Krauthammer explique qu'à son avis McCain a tenté une passe désespérée de trop, la semaine dernière, en suspendant sa campagne pour se rendre participer aux négociations sur le plan de sauvetage en cours à Washington. Il a finalement dû se résoudre à participer au débat, contrairement à ce qu'il souhaitait, et la crise politique ne s'est pas réglée pour autant.

Krauthammer dit qu'il ne blâme pas McCain. La situation actuelle, conclut-il, favorise les démocrates, et McCain ne fait que tenter de provoquer les choses. Néanmoins, dit-il, son « improvisation frénétique » a eu l'effet pervers de présenter son adversaire comme étant calme et solide. Tout ce qu'Obama doit faire, dit-il, est de convaincre l'électorat qu'il n'est « pas trop exotique, trop inexpérimenté ou mal préparé ».

Le héraut du conservatisme n'est pas tendre pour autant avec Obama, qui s'est élevé au-dessus de la mêlée, selon lui, grâce à « une rhétorique époustouflante, un charisme naturel et un tour de tapis magique sur la transcendance et l'espoir. [...] Les démocrates ont cru à ce non-sens », lance-t-il.

Krauthammer concède tout de même qu'Obama a une intelligence et un tempérament de première classe, deux qualités qui lui seront « vraisemblablement suffisantes pour qu'il devienne président ».


Buffett, secrétaire au Trésor?

2 octobre, 18 h 25: Lors d'une entrevue accordée à l'agence de presse Reuters, le candidat républicain John McCain a fait savoir que le célèbre homme d'affaires Warren Buffett était sur sa liste de candidats potentiels pour le poste de secrétaire au Trésor.

Les autres noms qu'il a avancés: celui de l'ancienne présidente-directrice générale du site Internet eBay, Meg Whitman, et l'actuel chef de la direction et président du conseil d'administration de Cisco, John Chambers. Ces gens pourraient également être affectés à d'autres fonctions au sein d'un gouvernement qu'il formerait, a précisé M. McCain.

Le sénateur de l'Arizona a refusé de dire s'il considérerait réembaucher l'actuel secrétaire au Trésor du président Bush, Henry Paulson, qui pilote les difficiles négociations entourant le plan de sauvetage de l'économie de 700 milliards qui a été adopté au Sénat mercredi soir.

M. McCain ne s'est pas plus engagé envers le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.


Obama parle baseball

2 octobre, 18 h 04: S'agit-il d'un signe que Barack Obama se sent bien en selle à un mois de l'élection présidentielle? Le candidat démocrate a parlé sport et politique, jeudi, sur les ondes de la radio du réseau sportif ESPN, une entrevue pour le moins inhabituelle en plein coeur de la course à la Maison-Blanche.

Détendu, le sénateur de l'Illinois n'a pas parlé de la crise financière, mais plutôt des audiences du Congrès sur le dopage au baseball et du fait que les deux équipes de baseball de son État, les White Sox et les Cubs, participent cette année aux séries de championnat.

Partisans des White Sox, le sénateur Obama s'est assuré de mentionner, en bon politicien, qu'il n'est pas un de ses « Cubs haters » (les partisans des Sox qui haïssent les Cubs).

Un animateur lui a demandé s'il allait écouter ce soir le débat des vice-présidents ou la partie des Cubs qui sera diffusée au même moment. Après une hésitation, il a évité la question en lançant: « Joe Biden pourrait écouter. »

Évoquant une possible Série mondiale entre les deux clubs de la Ville des vents, il en a remis en déclarant qu'il pourrait devoir suspendre sa campagne pour la dernière semaine: « Je vais dire: désolé, les États-Unis. J'ai mes priorités à la bonne place. »

L'entrevue est disponible sur le site d'ESPN (Nouvelle fenêtre).


Controverse entourant le débat des candidats à la vice-présidence

1er octobre, 15 h 20: À quelques heures du débat des candidats à la vice-présidence, une controverse issue de la blogosphère commence à faire boule de neige: la modératrice du débat, Gwen Ifill, peut-elle être considérée comme impartiale?

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joe Biden, lors d'un discours, lundi, à Baltimore

Photo : La Presse canadienne / AP/Steve Ruark

Le problème est que la journaliste et animatrice du réseau PBS rédige actuellement un livre sur la nouvelle génération de politiciens afro-américains, dont Barack Obama. Le livre doit être publié le 20 janvier, jour de l'assermentation du prochain président.

L'affaire a pris de l'ampleur mercredi lorsque Fox News a rapporté que le clan McCain n'était pas au courant de la publication de ce livre. « Ce n'est tout simplement pas juste. En droit, cela provoquerait l'avortement du procès », s'indigne Greta Van Susteren sur son blog (Nouvelle fenêtre).

Michael Calderone, de Politico, concède sur son blogue  (Nouvelle fenêtre)que Mme Ifill semble être en conflit d'intérêts. Après tout, il est vraisemblable que son livre se vendra mieux si Barack Obama est assermenté. Le cas échéant, Mme Ifill en retirera un avantage financier.

Il appert toutefois que la rédaction de ce livre n'est pas du tout un secret. Mme Ifill en avait parlé lors d'une entrevue accordée au Washington Post le 4 septembre (Nouvelle fenêtre) dernier.

Cette entrevue a été publiée près d'un mois après que le nom des modérateurs a été annoncé par la Commission sur les débats présidentiels, mais l'affaire ne fait pourtant surface qu'aujourd'hui. Pourquoi? « Tester un modérateur avant le débat est une tactique politique bien connue », avance Julie Bosman sur The Caucus, le blogue du New York Times. « Ça fait partie d'une stratégie visant à diminuer les attentes envers un candidat. »

Interrogé par Fox, John McCain n'a pas voulu mettre de l'huile sur le feu: « Je pense que Gwen Ifill est une professionnelle, et je pense qu'elle fera un travail tout à fait objectif parce que c'est une professionnelle hautement respectée ».

Mme Ifill, qui animera le débat malgré le fait qu'elle s'est fracturé la cheville lundi, parle de son livre dans une vidéo promotionnelle diffusée sur You Tube (Nouvelle fenêtre).


Clinton fait campagne pour Obama

1er octobre, 12 h 40: Depuis quelques semaines, l'ex-président Bill Clinton a été l'invité de nombreuses émissions politiques américaines. Aujourd'hui, il tient le premier d'une série de discours publics d'appui au candidat démocrate Barack Obama à Fort Pierce, en Floride. Il sera intéressant de voir comment il s'y prendra.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain, lors de son discours à Scranton

Photo : AFP / Mandel Ngan

Lors des entrevues télévisées, le mari d'Hillary Clinton, candidate malheureuse à l'investiture démocrate, répète bien qu'il appuie le sénateur Obama, qu'il l'admire et qu'il pense qu'il va gagner. L'ennui, notent les analystes, c'est qu'il encense aussi régulièrement John McCain.

Dimanche, à l'émission Meet the Press (Nouvelle fenêtre), diffusée à NBC, Clinton s'est par exemple fait rappeler qu'il a déjà déclaré que John McCain est un « grand homme ».

Quand l'animateur Tom Brokaw lui a demandé s'il utiliserait les mêmes termes pour décrire Barack Obama, Clinton s'est lancé dans un long monologue dans lequel il a encensé l'ex-adversaire de sa femme, soulignant sa capacité à apprendre, son intelligence, ses habiletés politiques, son instinct, etc.

Mais point de « grand homme » pour Obama, du moins, pas encore.


Palin, toujours scrutée à la loupe

1er octobre, 12 h: Il ne se passe pas une journée sans que les médias américains ne se penchent sur les plus récentes déclarations de la colistière de John McCain, Sarah Palin. Une situation attribuable au fait qu'elle était peu connue du grand public lors de sa désignation (contrairement à Joe Biden, le colistier de Barack Obama), mais aussi au fait qu'elle parle si peu aux journalistes.

Dans une entrevue diffusée mardi soir  (Nouvelle fenêtre)sur les ondes de CBS, Katie Couric, a demandé à trois reprises à la gouverneure de l'Alaska à quelle source d'informations écrite elle s'abreuvait. Les réponses, en vrac: « Je lis tous les journaux et apprécie le travail des journalistes », puis « Je les lis tous, n'importe lequel qui me tombe sous la main », et enfin « L'Alaska n'est pas un pays étranger [...] L'Alaska est un microcosme de l'Amérique ».

Lors de la même entrevue, celle qui est diplômée en journalisme a dit croire qu'elle était victime d'une politique de deux poids, deux mesures de la part des médias, non pas parce qu'elle est une femme, mais parce qu'elle ne fait pas partie du petit cercle des élites de Washington.

Elle a aussi admis qu'elle n'était pas contre l'enseignement du créationnisme dans les écoles. La gouverneure qualifie cette croyance selon laquelle Dieu a créé l'Univers de « théorie », bien qu'elle n'ait aucun fondement scientifique.

Au sujet de l'homosexualité, Mme Palin a dit qu'elle ne voulait pas juger quiconque à ce sujet, mais a laissé entendre qu'il s'agissait là d'un choix. Racontant qu'une de ses amies depuis 30 ans était lesbienne, elle a déclaré: « Ce n'est pas mon "amie gaie", c'est une de mes meilleures amies, et il se trouve qu'elle a fait un choix que je n'aurais pas fait ».

Dans d'autres segments de l'entrevue diffusés la veille, Mme Palin s'était défendu d'avoir fait preuve d'âgisme, en parlant de Joe Biden, qu'elle affrontera lors d'un débat télévisé, jeudi soir. Lors d'un discours en Ohio, lundi, elle avait lancé: « J'ai hâte de le rencontrer. Je ne l'ai jamais rencontré, mais j'entends ces discours au Sénat depuis l'époque où j'étais peut-être en deuxième année ».

Interrogé sur cette réponse, qui passe sous silence le fait que John McCain pourrait devenir l'homme le plus âgé à être élu président, Mme Palin a assuré qu'il ne s'agissait pas d'une attaque: « Non, ce n'est pas négatif du tout. Il a beaucoup d'expérience et je ne faisais qu'établir un fait, celui que nous entendons ses discours depuis des années ».


Une fenêtre sur l'état d'esprit des Américains

30 septembre, 13 h 50: Les républicains sont considérés comme les principaux responsables de l'échec du plan de sauvetage du gouvernement Bush, selon un sondage ABC News/Washington Post (Nouvelle fenêtre) effectué après que le projet de loi eut été battu à la Chambre des représentants.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama, à Lansing, au Michigan.

Photo : AFP / Stan Honda

Les 424 électeurs dûment enregistrés interrogés dans le cadre de l'enquête sont en fait deux fois plus nombreux à montrer du doigt les républicains (44 %) que les démocrates (21 %).

Et qui donc est responsable de cette crise financière, a-t-on demandé à ces mêmes électeurs? Le président Bush (25 %), les institutions financières (18 %), l'ensemble du gouvernement fédéral (8 %) et le Congrès (8 %).

Le sondage révèle aussi que 88 % des électeurs sont inquiets de la situation actuelle; 51 % se disent même « très inquiets ». Pas moins de 52 % des répondants jugent que la situation actuelle est bel et bien une crise, contre 43 % qui la qualifient de « problème sérieux ». Les femmes et les démocrates sont plus enclins à employer le mot crise.

Par ailleurs, les électeurs interrogés s'opposent majoritairement au plan de sauvetage: 47 % sont contre contre 45 % qui sont pour. Les électeurs républicains sont plus enclins à l'appuyer (55 %) que les démocrates (42 %).

Un certain optimisme reste toutefois de mise. Plus de la moitié des électeurs (51 %) croient que le gouvernement réussira à empêcher que la situation ne se détériore, contre 47 % qui n'y croient pas. Aussi, 61 % des répondent demeurent optimistes au sujet de la situation financière de leur famille.

Le sondage téléphonique a une marge d'erreur de 5 %.


Messages contradictoires côté républicain

30 septembre, 13 h: Pendant que la classe politique américaine se demande comment relancer les négociations entourant le plan de sauvetage de l'économie du gouvernement Bush, le Parti républicain a diffusé, mardi, un clip publicitaire dans lequel il critique cette approche (Nouvelle fenêtre).

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gwen Ifill

Photo : La Presse canadienne / AP/NewsHour with Jim Lehrer

« Wall Street dépense notre argent inconsidérément et Washington doit les renflouer avec - vous avez deviné - notre argent. Est-ce que ça peut-être pire? », peut-on y entendre. La réponse: oui, bien sûr, puisque Barack Obama envisage de dépenser 10 000 milliards de dollars.

Politico, qui explique que la publicité doit être diffusée dans au moins six États-clés (Wisconsin, Ohio, Michigan, Pennsylvanie, Virginie et Indiana), note que le message a en fait été envoyé aux stations de télévision par le Grand Old Party avant que le projet de loi ne soit battu au Congrès.

Le problème, note le journaliste Ben Smith sur son blogue (Nouvelle fenêtre), est que McCain a dit l'inverse ce matin, sur les ondes de CNN. Interrogé sur l'échec du plan de sauvetage que les Américains « n'avaient pas encore tout à fait compris que [le plan] n'était pas dans l'intérêt de Wall Street ».

La réponse d'un porte-parole du clan Obama: « Que le parti de John McCain fasse de la démagogie au sujet du plan de sauvetage que son candidat soutient afin de marquer des points bon marché sur le plan politique est non seulement malhonnête et déshonorant, c'est le summum de l'irresponsabilité. »


McCain au secours de Palin

30 septembre, 00 h 14: John McCain n'a pas suspendu sa campagne pour voler au secours du pays ce soir, mais il s'est présenté à l'émission de Katie Couric, sur les ondes de CBS, pour prendre la défense de sa colistière, Sarah Palin, également présente sur le plateau de l'émission.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bill Clinton

Photo : La Presse canadienne / AP/John Raoux

L'entrevue (Nouvelle fenêtre) est toutefois devenue particulièrement intéressante lorsque Mme Couric a soulevé l'impair commis par la gouverneure de l'Alaska en fin de semaine.

Vendredi, McCain avait attaqué Barack Obama lors du débat en lui reprochant d'avoir dit à voix haute que l'armée américaine devrait pouvoir frapper des islamistes radicaux en sol pakistanais. Or, le lendemain, Mme Palin est allée dire exactement cela en répondant à une question d'un électeur. « Si c'est ce que nous devons faire pour empêcher les terroristes de s'approcher, absolument, nous devrions le faire ».

McCain ne s'est pas dédit lorsque Katie Couric lui a rappelé cette réponse de Sarah Palin en lui demandant s'il fallait dire de telles choses tout haut: « Bien sûr que non », a-t-il admis avant de prendre la défense de sa colistière. La gouverneure Palin, dit-il, a été victime d'une forme de journalisme qui ne vise plus qu'à coincer les gens (gotcha journalism).

La gouverneure Palin abonde dans le même sens, mais n'a pas le temps de répondre lorsque Mme Couric lui demande si elle est désolée d'avoir dit une telle chose: McCain intervient promptement pour s'en prendre à nouveau au messager, avant de se remémorer des pièges semblables tendus à Ronald Reagan et à Bill Clinton.

L'entrevue vaut la peine d'être vue pour le langage non verbal de McCain, dont les mains semblent trahir une forme de nervosité ou d'agacement. Mme Palin, qui doit entreprendre une retraite fermée en prévision du débat des candidats à la vice-présidence, jeudi, apparaît aussi plus crispée que d'habitude.


La CBC fait son mea culpa

29 septembre, 9 h 05: Vous vous souvenez peut-être des commentaires controversés formulés par la chroniqueuse canadienne Heather Mallick sur le site de CBC.ca au début du mois de septembre.

Elle s'y moquait des républicains et de leur candidate à la vice-

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Palin

Photo : La Presse canadienne / AP/Gerald Herbert

présidence, Sarah Palin. Elle écrivait par exemple que la gouverneure de l'Alaska avait une « image atténuée d'actrice porno » et que les hommes républicains étaient « sexuellement inadéquats ».

L'affaire a soulevé un tollé sur les ondes du réseau américain Fox et dans les pages du National Post.

CBC a reçu quelque 300 plaintes, ce qui a forcé son ombudsman, Vince Carlin, à se pencher sur le sujet. Sa conclusion (Nouvelle fenêtre): sa chronique ne répond pas aux critères du réseau public en ce qui concerne les points de vue qu'elle diffuse puisque certains « faits » ne peuvent être soutenus. De son côté, CBC doit exercer un meilleur contrôle éditorial et s'assurer qu'elle a les ressources appropriées pour assurer une diversité d'opinions et d'analyses.

L'éditeur de CBC News a aussi fait son mea culpa  (Nouvelle fenêtre)en fin de semaine. Dans un texte mis en ligne samedi, l'éditeur John Cruickshank admet que la chronique n'aurait jamais dû être publiée sur le site de CBC.ca parce qu'elle est « vicieusement personnelle, grossièrement hyperbolique et intensément partisane ».

« Nous vous avons laissé tomber dans ce cas », écrit M. Cruickshank, qui dit avoir conséquemment mis en place de nouvelles procédures éditoriales. « Nous sommes disposés à des arguments controversés et réfléchis, mais pas à des attaques partisanes. La ligne est mince ». Il ajoute que CBC diffusera bientôt une plus grande diversité d'opinions afin de mieux refléter le large éventail des points de vue dans le pays.

« Nous avons erré dans notre jugement éditorial. Vous nous l'avez dit de manière non équivoque. Et nous retenons la leçon », conclut l'éditeur. Ne cherchez plus la chronique controversée de Mallick sur le site de CBC, elle n'y est plus.


Scepticisme concernant la manoeuvre de McCain

26 septembre, 19 h 40: La présence de John McCain à Washington dans le cadre des négociations sur le plan de sauvetage a-t-elle été utile? Pas facile de trouver des commentateurs qui l'affirment haut et fort, en tout cas.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Près de Wall Street, à New York, mardi matin.

Photo : La Presse canadienne / AP/Mark Lennihan

Il semble que les républicains de la Chambre des représentants étaient contre le plan du gouvernement avant que McCain n'arrive dans la capitale, et leur opposition explique pourquoi il n'y a toujours pas d'entente.

« En bref, la dynamique serait vraisemblablement celle qu'elle est maintenant, que McCain ait été à Washington ou non », résume Jake Tapper, une blogueuse d'ABC News. Devant l'impasse, et confronté au fait que Barack Obama a continué de réclamer un débat, le candidat républicain n'a eu d'autre choix que de revenir sur sa décision et participer au débat.

Dans un message annonçant sa participation, McCain a déclaré avoir « écouté toutes les parties afin d'amener le débat vers la recherche d'une solution bipartisane qui soit dans l'intérêt des contribuables et des propriétaires de maisons ».

Il a tenté de servir aux démocrates la médecine que ces derniers lui ont servi en affirmant que « la priorité de Barack Obama a été de faire de la gesticulation politique dans son monologue d'ouverture défendant le plan de sauvetage tel quel ».

À l'instar de nombreux démocrates au Congrès, le clan Obama ne s'est pas gêné pour critiquer McCain, comme en fait foi cette réplique reprise sur le blogue de Ben Smith (Nouvelle fenêtre), de Politico.

Mais il n'y pas que des journalistes et des démocrates qui s'en prennent à McCain. Un de ses anciens adversaires, Mike Huckabee, a déclaré que le sénateur de l'Arizona avait fait une « énorme erreur » en laissant planer la possibilité qu'il ne participe pas au débat. « Vous ne pouvez pas dire: "Monde, arrête-toi un instant, je vais tout annuler" », a-t-il dit.

Au fait, un conseiller de McCain, Mark Slater, a déclaré aux journalistes voyageant avec le candidat républicain que celui-ci s'est entraîné en vue du débat, jeudi soir, à sa maison de Virginie. Le principal stratège de McCain, Steve Schmidt, avait dit hier que le sénateur était au téléphone ("he was working the phone") afin de parvenir à une entente.


Le débat aura-t-il lieu?

25 septembre, 18 h 20: Le débat présidentiel qui doit avoir lieu vendredi, à 21 h, à l'Université du Mississippi, aura-t-il lieu? Le républicain John McCain a demandé jeudi à ce qu'il soit repoussé à une date ultérieure, mais son adversaire démocrate Barack Obama n'a pas mordu à l'hameçon. Personne ne sait exactement ce qui se passera d'ici demain soir.

À l'Université du Mississippi, tous retiennent leur souffle. Un assistant du recteur de l'Université a déclaré au réseau ABC  (Nouvelle fenêtre)que l'institution avait investi environ 5,5 millions de dollars américains dans l'organisation de l'évènement.

Le recteur dit ne pas avoir été prévenu lui-même que le débat était annulé. Dans un communiqué (Nouvelle fenêtre), la Commission sur les débats présidentiels, qui supervise le tout, soutient que les plans vont de l'avant. L'organisation du débat est en cours depuis un an et demi, rappelle-t-elle.

Le directeur du Parti républicain au Mississippi a aussi déclaré à un quotidien local qu'il n'a pas été prévenu de quoi que ce soit. « Je n'ai rien entendu. Nous allons de l'avant comme si ça devait avoir lieu », a-t-il dit au Daily Mississipian (Nouvelle fenêtre). Jeudi, le gouverneur de l'État, Haley Barbour, a lancé: « Je m'attends à ce qu'il y ait un débat demain et j'ai hâte d'y assister ».

Barack Obama n'a pas changé d'idée non plus. Lors d'une allocution faite par téléconférence dans le cadre d'un sommet de l'organisme Global Initiative, jeudi matin, il a précisé à nouveau qu'après son passage à Washington, jeudi après-midi, il s'en ira au Mississippi vendredi matin pour participer au débat présidentiel.

« Notre économie est en crise, notre nation livre deux guerres à l'étranger. Le peuple américain mérite d'entendre le sénateur McCain et moi-même au sujet de la façon dont nous entendons diriger le pays. La situation est trop grave pour que nous suspendions notre campagne ou pour ignorer toute la variété de dossiers que le prochain président devra affronter ».

La balle est donc dans le camp de John McCain. Le sénateur de l'Arizona a dit qu'il ne participerait pas à un débat si une entente au sujet du plan de sauvetage n'a pas été conclue. En fin d'après-midi, jeudi, aucune entente entre la Maison-Blanche et le Congrès n'avait encore été annoncée. Toujours jeudi après-midi, l'équipe de campagne de John McCain a indiqué que celui-ci n'avait pas encore décidé s'il allait participer ou non au débat.

À suivre.


Palin coincée par Katie Couric

25 septembre, 11 h 50: Pas plus tard qu'en mars dernier, John McCain s'autoproclamait champion de la déréglementation dans une entrevue accordée au Wall Street Journal. Dans la foulée de la crise financière actuelle, il se montre davantage favorable à une intervention de l'État dans l'économie américaine.

Jeudi, dans une entrevue accordée à Katie Couric, Sarah Palin a eu beaucoup de mal à exposer le bilan de John McCain en la matière. Mme Couric lui a demandé à trois reprises des exemples de gestes effectués en faveur d'une plus grande réglementation lors de ses 26 années passées au Congrès, mis à part un appel à une plus grande réglementation pour les prêteurs hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac.

À la première fois, Mme Palin a répondu que ce dossier était le plus important. À la seconde, Mme Couric a insisté en rappelant que M. McCain a déjà été président de la commission sénatoriale sur le Commerce et qu'il s'est toujours rangé du côté de ceux qui veulent moins de réglementation. Mme Palin a alors mis l'accent sur le fait que McCain est non conformiste, et qu'il s'est attiré des critiques de son propre parti pour cette raison.

« Je vais vous le demander une fois de plus, sans vouloir insister: des exemples spécifiques où il a été en faveur d'une plus grande réglementation? », a renchéri Couric.

Mme Palin a rendu les armes: « Je vais tenter d'en trouver et de vous les présenter ».

Letterman s'en prend à McCain

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain a défendu Sarah Palin.

Photo : CBS

25 septembre, 11 h 20: Le populaire animateur de talk-show David Letterman s'est joyeusement payé la tête de John McCain mercredi soir. Le candidat républicain devait être de passage à l'émission, diffusée sur CBS, mais il a finalement annulé sa participation après avoir annoncé qu'il suspendait sa campagne pour se rendre à Washington. Letterman raconte que McCain l'a appelé pour lui expliquer la situation et s'excuser.

Or, McCain se préparait à accorder une entrevue à Katie Couric dans un autre local de CBS... Semblant apprendre le tout alors qu'il enregistrait son émission, Letterman a choisi de diffuser des images du canal interne du réseau montrant McCain se faisant maquiller en prévision de son entrevue. « Il n'a pas l'air de se dépêcher pour se rendre à l'aéroport, n'est-ce pas? », a-t-il raillé.

L'entrevue est disponible sur You Tube (Nouvelle fenêtre).


24 septembre, 13 h 10: Depuis sa désignation comme colistière de John McCain, Sarah Palin a été prise à partie pour ses déclarations selon lesquelles elle avait tué le projet du Pont vers nulle part (Bridge to Nowhere), un projet devenu un symbole de gaspillage des fonds publics, en disant « Non, merci » au Congrès.

Il est maintenant bien connu que Mme Palin a longtemps appuyé le projet de plus de 300 millions de dollars avant de changer son fusil d'épaule.

Seulement, une partie de la somme prévue à cet effet par le gouvernement fédéral a bel et bien été versée à l'Alaska, et elle a notamment servi à payer ce que CNN a baptisé la Route vers nulle part. Le réseau de télévision américaine a diffusé un reportage sur le sujet (Nouvelle fenêtre) mardi.

Le pont dont la construction avait été prévue devait lier la ville de Ketchikan à l'île Gravina, où se trouve un aéroport. Or la route d'environ 5 kilomètres liant l'aéroport à ce pont projeté a bel et bien été construite, grâce à une partie de 233 millions de dollars que le Congrès a versés à l'État. Selon le maire de Ketchikan, elle a coûté 26 millions, soit environ 5 millions le kilomètre.

La route ferait assurément pâlir d'envie les Québécois qui pestent contre la piètre qualité de leurs routes. Mais le problème, c'est que personne ne l'utilise, cette route construite à coups de millions! Des résidents disent qu'ils tenteront de lui trouver une utilité, qu'ils y feront de la course à pied ou du vélo.

Une porte-parole de Mme Palin soutient que la gouverneure n'avait pas le choix, puisque le contrat avait été signé avant qu'elle n'entre en fonction. Mais le maire de Ketchikan, qui arbore son chandail sur lequel on peut lire « Nulle part, Alaska », n'en démord pas: la gouverneure, dit-il, aurait pu tuer le projet et procéder en lieu et place à la réfection des routes de son village.


McCain pris en défaut

24 septembre, 9 h 15: Dimanche dernier, John McCain affirmait sans ambages sur les ondes de CNBC  (Nouvelle fenêtre)que le grand manitou de sa campagne, Rick Davis, n'avait plus aucun lien avec les deux géants du prêt hypothécaire que le gouvernement Bush vient de nationaliser, Fannie Mae et Freddie Mac, depuis qu'il avait rejoint son équipe de campagne.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John McCain, lors d'un discours à New York, jeudi.

Photo : La Presse canadienne / AP/Gerald Herbert

Or c'est faux, selon ce que révèle le New York Times (Nouvelle fenêtre). S'appuyant sur des sources anonymes, le quotidien révèle que Freddie Mac a versé 15 000 $US par mois à la firme fondée par Rick Davis, Davis Manafort, et ce, de la fin 2005 jusqu'à ce que le gouvernement nationalise le prêteur hypothécaire, il y a deux semaines.

Plus tôt cette semaine, le Times avait révélé  (Nouvelle fenêtre)que Davis avait reçu environ 2 millions de dollars entre 2000 et 2005 à titre de président d'un groupe de pression, Homeownership Alliance, un groupe de pression financé par Fannie Mae et Freddie Mac afin d'éviter que le gouvernement resserre ses contrôles sur eux. L'affaire avait fait bondir le principal stratège de McCain, Steve Schmidt, qui y est allé d'une virulente sortie contre Times (voir commentaire du 22 septembre ci-bas).

Une porte-parole de Freddie Mac a refusé de commenter cette nouvelle révélation. Une porte-parole de McCain n'a pas contredit l'histoire des paiements, mais a noté que Davis a cessé de recevoir un salaire depuis qu'il s'est joint à l'équipe de McCain. Davis demeure toutefois partenaire dans Davis Manafort et peut donc en tirer donc profit.

Le Times n'a pu trouver qu'une seule preuve d'un travail effectué par M. Davis depuis que la firme a commencé à recevoir des paiements de Freddie Mac, soit un discours devant un « comité d'action politique » de l'organisation en octobre 2006. Selon les sources du quotidien, Davis Manafort a continué de recevoir de l'argent en raison de ses liens très proches avec McCain, dont l'intérêt pour l'investiture républicaine était déjà connu.

L'affaire est délicate pour McCain, qui tente lui-même de faire des liens entre des membres du clan Obama et les deux prêteurs hypothécaires. Chaque clan tente d'associer l'autre à l'une des deux firmes nationalisées et de le dépeindre comme étant à la solde d'intérêts particuliers. Par les temps qui courent, quiconque est associé de trop près à Fannie Mae ou à Freddie Mac est considéré, pratiquement, comme un pestiféré.


Biden gaffe encore

23 septembre, 15 h 52: Décidément, ce n'est pas la semaine de Joe Biden. Le colistier de Barack Obama a encore mis les pieds dans le plat lors d'un récent passage en Ohio en déclarant que le tandem démocrate est contre l'implantation de technologies qui permettraient de brûler du charbon proprement. Or Barack Obama est pour.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les préparatifs vont bon train.

Photo : La Presse canadienne / AP/Oxford Eagle/Bruce Newman

La vidéo prouvant la déclaration de Joe Biden  (Nouvelle fenêtre)circule depuis peu sur YouTube. On y voit le sénateur du Delaware qui serre des mains en Ohio avant d'être intercepté par une femme qui l'interroge sur sa position concernant le « charbon propre » (clean coal).

Biden s'arrête, met ses mains sur les épaules de la femme et entreprend un petit laïus en disant clairement: « Nous ne soutenons pas le charbon propre ». Il affirme ensuite que la Chine ouvre deux nouvelles centrales au charbon polluantes par semaine et que les Américains en font les frais. Il conclut en disant: « Pas de charbon propre aux États-Unis. Il faut les construire [les centrales "propres"] là-bas. »

John McCain ne s'est pas fait prier pour attaquer le camp républicain, qui soutient lui aussi ces technologies. De passage en Ohio, mardi, il s'est notamment appuyé sur ces déclarations pour attaquer Obama: « Mon adversaire est contre les centrales nucléaires. Son colistier a récemment dit, ici, en Ohio, qu'il ne soutenait pas le "charbon propre". Et le fait est que les milliards de dollars en hausse d'impôt qu'ils planifient élimineraient des emplois en Ohio. Ce n'est pas ce dont l'Ohio a besoin ». [NDLR: Obama n'est pas contre le nucléaire; il veut en étudier les conséquences avant de s'avancer sur le sujet].

Le clan démocrate a réagi en déclarant qu'Obama et Biden sont en faveur du « charbon propre ». Le communiqué ajoute: « Le point du sénateur Biden est que la Chine construit tous les jours des centrales au charbon avec une technologie dépassée et que les États-Unis doivent montrer le chemin en matière de développement des technologies pour le charbon propre ».

En fait, il semble que Biden soit tout simplement revenu, l'espace d'un instant, à la position qu'il défendait bel et bien lors des primaires. En fin de semaine, il se disait volontaire pour investir dans ces technologies lors d'une rencontre avec des travailleurs miniers de la Virginie.

L'intérêt de cette déclaration pour le clan McCain est que les mines de charbon américaines sont nombreuses dans les États-clés qui feront la différence le 4 novembre, et notamment, en Ohio, en Indiana, en Pennsylvanie, en Virginie, au Colorado et au Nouveau-Mexique.

Au fait, si vous croyez que l'expression « charbon propre » a toutes les apparences d'un oxymoron, vous n'êtes pas seuls. En mai dernier, Greenpeace soutenait encore dans un rapport (Nouvelle fenêtre) que ces technologies n'avaient encore rien prouvé et qu'elles ne seraient jamais prêtes à temps pour contribuer à la lutte contre le réchauffement planétaire.


Biden s'enfarge, deux fois plutôt qu'une

23 septembre, 9 h 55: Joe Biden, le colistier du candidat démocrate Barack Obama, n'a pas fait mentir sa réputation de gaffeur cette semaine, au grand plaisir du clan républicain. L'affaire a commencé lundi, lorsque le sénateur du Delaware a été interrogé sur une publicité démocrate qui raille le côté « vieux jeu » de John McCain (Nouvelle fenêtre).

« Je pense qu'elle était horrible. Je ne savais pas que nous avions fait ça. Si j'avais été consulté, nous ne l'aurions pas fait. Et je ne pense pas que Barack... vous savez... je veux dire... je pense seulement qu'il n'y avait rien d'intentionnel là dedans », a répondu Biden lors de cette entrevue avec Katie Couric sur les ondes de CBS (Nouvelle fenêtre). Les républicains ont rapidement publié un communiqué soutenant que le sénateur Obama embarrassait même son colistier.

Le clan démocrate a donc contre-attaqué en publiant un autre communiqué au nom de Joe Biden. Mais en voulant remettre les pendules à l'heure, les démocrates ont admis que Biden a répondu à la question sans jamais avoir vu la publicité en question! « J'ai été interrogé à propos d'une publicité que je n'ai jamais vue, réagissant uniquement à des articles de presse [...] », peut-on lire dans le communiqué, qui s'en prend par la suite à John McCain. Selon CNN, la publicité n'a été diffusée que 6 fois...

Plus dans la journée, Obama était revenu sur le fait que Biden s'était prononcé contre le plan de sauvetage du gouvernement. Il a dit qu'il aurait préféré que BIden ne saute pas aux conclusions de la sorte.


Bill Clinton sur le plateau de The View

22 septembre, 20 h 58: Lors d'un passage à l'émission The View, lundi, l'ex-président Bill Clinton a déclaré que sa femme Hillary ne voulait pas être la colistière d'Obama, mais qu'elle aurait néanmoins accepté l'offre parce qu'elle aurait considéré cela comme son devoir.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La route construite ne mène nulle part, montre CNN.

Photo : CNN

Selon le dernier démocrate à avoir habité la Maison-Blanche, Hillary Clinton aurait été, « politiquement parlant », le meilleur choix de Barack Obama, « du moins à court terme », en raison du soutien populaire dont elle jouit.

Joe Biden, précise-t-il toutefois, est « un bon choix ».

L'ex-président Clinton a réitéré son appui à Barack Obama - « Je crois qu'Obama va gagner et je serais surpris si ce n'était pas le cas », a-t-il dit - mais il a aussi eu de bons mots pour John McCain. « N'eût été de John McCain, je ne suis pas sûr que j'aurais pu normaliser les relations avec le Vietnam ».

Interrogé sur l'expérience de Barack Obama, Bill Clinton a rappelé qu'il avait le même âge lorsqu'il a accédé à la Maison-Blanche. « Je crois qu'il est prêt à être président et je pense que McCain est prêt à être président. Je pense que vous devez décider quel président vous voulez. »


Le New York Times à nouveau ciblé par les républicains

22 septembre, 13 h 22: C'est bien connu, les républicains n'aiment guère le New York Times, considéré comme un repaire de gauchistes. Les accrochages entre les deux camps ont été fréquents au cours des derniers mois et les républicains ne semblent guère enclins à lâcher le morceau.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rick Davis et John McCain

Photo : La Presse canadienne / AP/Charles Dharapak

Lundi, le principal stratège du clan McCain, Steve Schmidt, s'est livré à une nouvelle attaque virulente à l'endroit du quotidien new-yorkais, après que celui-ci eut révélé les liens qu'entretenait le grand manitou de la campagne républicaine avec Fannie Mae et Freddie Mac (Nouvelle fenêtre).

Le New York Times soutient que Davis a été payé 30 000 $ par mois, pendant 5 ans, à titre de président de Homeownership Alliance, un groupe de pression mis sur pied par les deux géants américains du prêt hypothécaire que le gouvernement a récemment nationalisés. L'objectif du groupe était d'empêcher que le gouvernement ne resserre son contrôle sur eux.

John McCain se posant maintenant comme un partisan d'un plus grand contrôle des marchés financiers, l'affaire n'a guère plu à Schmidt, un disciple de Karl Rove, considéré comme l'architecte des victoires de Georges W. Bush en 2000 et 2004. Dans une téléconférence, lundi matin, il a lancé que le New York Times « est un groupe de pression pro-Obama qui, tous les jours, attaque l'équipe républicaine, le sénateur McCain et la gouverneure Palin, et excuse le sénateur Obama ».

Schmidt, qui a pris le contrôle des opérations de l'équipe de John McCain au début du mois de juillet, s'est notamment attaqué au Times pour son refus de couvrir le fait que le fils du candidat démocrate à la vice-présidence, Joe Biden, effectue du lobbying. Il appert toutefois, comme le note Marc Ambinder, de l'hebdomadaire Atlantic Monthly, que le Times a couvert l'histoire deux fois plutôt qu'une, soit le 24 août  (Nouvelle fenêtre)et le 13 septembre (Nouvelle fenêtre).


Le micro-blogging et la course à la Maison Blanche

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La vidéo montrant Biden est disponible sur You Tube.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.