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Querelle chez les souverainistes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pendant que onze ex-députés bloquistes défendent la pertinence du parti à Ottawa, cinq autres anciens députés disent que le parti souverainiste n'a plus sa raison d'être.

La guerre des mots entourant la place du Bloc québécois à Ottawa n'est pas terminée.

Lundi, cinq anciens députés bloquistes affirment à leur tour que le Bloc n'a plus sa place à Ottawa. C'est ce qu'ont déclaré Odina Desrochers, Louise Thibault, Nic Leblanc, Ghislain Lebel et Richard Bélisle à La Presse.

Ces propos font écho à ceux qu'a tenus l'ex-ministre péquiste Jacques Brassard, la semaine dernière.

Selon les ex-députés bloquistes, le parti est devenu principalement « un groupe d'intérêt qui défend surtout les besoins des syndicats ». M. Bélisle se demande même si le parti « n'est pas en fait le Sénat de la CSN à Ottawa ».

Les ex-députés ajoutent que le Bloc est inutile à Ottawa depuis que la souveraineté a été « mise en veilleuse ».

Odina Desrochers, ancien débuté bloquiste dans la circonscription de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, a déclaré au quotidien que son coeur n'était plus « du tout » bloquiste. Il estime que les Québécois veulent maintenant voter pour un parti qui peut prendre le pouvoir à Ottawa.

Pour sa part, Ghislain Lebel affirme que les députés bloquistes qui ne faisaient pas partie de l'extrême gauche ou du milieu syndical dans le parti vivaient « l'enfer ». En entrevue à la télévision de Radio-Canada, M. Lebel en a rajouté et a affirmé que le Bloc « est un échec. On a raté notre coup ».

Mentionnons que M. Lebel et Louise Thibault ont quitté le Bloc québécois en raison de désaccord avec le chef Gilles Duceppe.

Rappelons aussi que Nic Leblanc et Richard Bélisle ont été candidats de l'Alliance canadienne aux élections fédérales de 27 novembre 2000, respectivement à Saint-Lambert et à Brossard-La Prairie.

Le Bloc a toujours sa place

Pendant ce temps, dans Le Devoir, onze anciens députés du Bloc québécois signent une lettre assurant que le parti est toujours pertinent à Ottawa. Les signataires sont: Daniel Turp, Caroline St-Hilaire, Maka Kotto, Raymond Gravel, Osvaldo Nunez, Gilles A. Perron, Madeleine Dalphond-Guiral, Maud Desbiens, Pauline Picard, Stéphane Bergeron et Suzanne Tremblay.

Selon eux, le bloc est le seul parti qui défend les intérêts du Québec, « sans devoir faire des compromissions au nom des intérêts du Canada. »

Ils disent que Gilles Duceppe est un « chef pragmatique qui n'hésite pas à adopter des positions qui correspondent aux intérêts du Québec ».

Les ex-députés disent aussi qu'avant la création du Bloc, les souverainistes devaient voter à l'encontre de leurs convictions. « Sans le Bloc, les Québécois seraient obligés de voter pour des partis qui sont contre la loi 101 par exemple ».

Duceppe s'explique encore

M. Duceppe a dû encore une fois réagir aux propos des ex-bloquistes qui remettent en cause la pertinence du Bloc québécois à Ottawa. Irrité, M. Duceppe a rappelé que Le Devoir publiait une lettre d'anciens bloquistes qui eux défendent la place du parti sur la scène fédérale.

Il mentionne aussi que les critiques proviennent de personnes qui ont quitté le parti.

« On ne parle pas de forces souverainistes, on parle de monde parti depuis longtemps. Et qui ont fait les mêmes commentaires en 2000, 2004 et 2006 », a-t-il déclaré.

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